chronique télé de Roxanne Tremblay
La série Montréal-Québec: Le hockey pour les nuls
Roxanne Tremblay / 7Jours 2010-01-24 22:21:38
Loco Locass © Éric Myre
Le simple fait de savoir qui est qui, qui joue avec qui, et qui fait quoi, j’ose espérer qu’après ce b.a.-ba, le hockey n’aura plus de secrets pour moi et que je pourrai finalement, grâce au concept de Stéphane Laporte, suivre un match sans parfois me perdre dans mes pensées, parce qu’incapable de suivre le jeu. Ne riez pas! Imaginez lorsqu’on parle de football...
Je mets cartes sur table. Je suis la honte de la famille, je n’y connais rien au hockey. Pas même les principaux joueurs des Canadiens, ni le nombre de joueurs nécessaires sur la glace. Alors comme téléspectatrice, je suis l’exemple parfait de ceux qui profitent de la présence sur les ondes de La série Montréal-Québec pour s’intéresser au sujet qui, alimente tant les différentes tribunes sportives de la province.
Après un départ où les caméras ont suivi les candidats lors des premières sélections, puis lors de leur camp d’entraînement, nous avons pu être témoins du sérieux de la démarche de ceux qui ont été choisis. Des joueurs de haut calibre et de différents groupes d’âge, qui voient là leur chance d’accéder à ce qu’il y a de plus proche du grand rêve de faire partie de LA ligue nationale...Et devenir la grande fierté de bien des pères, qui n’en reviennent pas que leur progéniture, et peu importe leur âge, se fasse coacher par Guy Carbonneau ou par le légendaire et flamboyant Bergie. 11 000 personnes se sont inscrites, c’est vous dire.
Malgré la sueur et le stress liés à l'urgence de faire sa place, les sourires étaient nombreux, parmi les candidats en lice. Encore trop heureux d’être de la partie, les blagues fusaient, et on s’est bien assuré de faire passer le message: c’est pas parce qu’on est des filles, qu’on est plus moumounes!», dit l’une d’elles. Et voilà, le message est passé.
D’ailleurs, j’ajouterais ceci: «ce n’est pas parce qu’on est des filles qui jouent au hockey, qu’on ne peut pas être coquettes». Une mention pour la gardienne de but Ève Grandmont-Bérubé maquillée sous son masque. On aime! Elle est dans l’équipe de Québec, celle-ci ? Je pense que je sais pour qui je vais prendre. Je blague.
S’en est suivi un passage en direct à l’Auditorium de Verdun, avec un numéro d’ouverture qui n’a pas eu l’effet escompté à la télévision. La chorégraphie des danseurs de gumboot affublés de leurs uniformes de joueurs de hockey était presque risible. L’idée de faire du bruit, de cogner avec les bâtons sur les casques était bonne, mais une fois réalisée et retransmise au petit écran, la résultante sonnait de façon cacophonique.
Question de prendre le pouls, j’ai communiqué, à ce moment-là, avec un collègue et ami qui était sur les lieux, et il semblait dire que l’ambiance était incroyable, que l’engouement de la foule était à son comble. Dommage qu’on n’ait pas pu voir la foule lors de ce numéro, les téléspectateurs auraient eu l’impression de partager un moment avec ceux qui se sont déplacés. Les premières images de la foule étaient, par chance, plus nombreuses après la première heure.
Quoique nécessaire, la présentation des 32 joueurs et joueuses fut un exercice trop long. Difficile de se remémorer les noms des joueurs, de leurs pedigrees, de leurs numéros et de leurs positions. Laissons-nous quelques jours pour nous apprivoiser.
L’animatrice, Marie-Claude Savard, a brisé la glace,dans l’aréna rempli à craquer, avec une voix plus posée qu’à l’habitude et vêtue d’un tailleur élégant, un peu comme dans la tradition des grandes soirées du hockey. Nous pourrons sûrement mieux définir son rôle dans la série au fil des émissions. En fait, nous le souhaitons, car, malgré son aplomb, nous ne savons pas trop pourquoi elle est là, tant il y avait d'éléments à mettre en place lors de cette première.
Le discours de nos maires, avant la présentation des deux hymnes, est un beau clin d’oeil de la vieille rivalité existante entre les deux villes. L’hymne à Québec, de Loco Locass, tape dans le mille: est celui que je préfère. Parions qu’il laissera sa marque, même après la fin de la téléréalité. Après les présentations, heureusement que l’arbitre Ron Fournier est arrivé pour mettre du pep dans cette fin de soirée. Et Guy Lafleur en tant que président d'honneur de cette série qui nous présente la fameuse coupe? La cerise sur le sundae pour plusieurs, si je me fie aux amateurs qui étaient à mes côtés lors de la diffusion.
Que nous soyons fans ou pas de ce sport, nous ne pouvons qu’être enjoués pour ces participants qui accèdent à ce rêve un peu fou qu’est celui de participer à de vraies séries. Ils ont les coéquipiers, ils ont les coachs, les arbitres et la coupe. Go! Go! Go! Mon Doux, on croirait que je connais ça. Une fusillade, c'est quoi ça encore?
Les jeux sont faits. Reste à attendre quelques émissions et le premier match officiel pour se prononcer.
La série Montréal-Québec, les dimanches à 20 h, les lundis à 19 h 30 et les jeudis à 19 h sur les ondes de TVA. Visitez le site de l’émission au Site officiel










