Critique
Coco avant Chanel: sobre et épuré
Isabelle Hontebeyrie / 7Jours 2009-09-25 05:30:00
© Alliance VivaFilm
Anne Fontaine livre avec Coco avant Chanel, un long métrage plein de nuances et tout en subtilité. Mais cela suffit-il à faire un grand film? La réponse est malheureusement non, même si le long métrage est très bon.
La réalisatrice, aidée en cela par le regard hautement expressif d’Audrey Tautou nous livre Gabrielle Chanel par petites touches, comme un tableau impressionniste.
De son arrivée dans un orphelinat, à son métier de couturière, à celui de chanteuse dans un cabaret de province, la jeune fille a déjà conscience de ce qu’elle veut devenir. Mais ce ne sera pas simple. Car les alternatives ne sont pas légion pour les femmes au début du XXe siècle.
C’est pourquoi elle deviendra la «Coco» d’Étienne Balsan (Benoît Poelvoorde), un riche héritier qui la fait vivre.
Et patiemment, à force d’entêtement, de volonté, de travail et de chance, elle se hissera peu à peu à la place sociale qu’elle voulait. Et Chanel deviendra donc Mademoiselle Chanel.
La mise en scène, les dialogues et le montage, tout suggère, sans jamais dire. Sobre et épuré – certains plans de caméra sont magnifiques – Coco avant Chanel se veut volontairement minimaliste, pour laisser toute la place à l’émotion. Et cet aspect là est parfaitement maîtrisé.
Malheureusement, il n’y a jamais de «grands» moments, dans lesquels on sent cette espèce de «souffle historique» (à défaut d’un meilleur terme) qu’on sentait dans La vie en rose.
Note cote: 3.5/5





