Lucie Laurier
Maman, célibataire et... heureuse!
Par Samuel Pradier / 7Jours 2006-09-29 14:00:00
Lucie, as-tu été surprise par le succès de Bon Cop Bad Cop?
Non, je savais que ça allait marcher. Il y a, dans ce film, tous les éléments pour que le public aime ça. En plus, ça me fait rire quand j’entends certains critiques dire que c’est un long métrage plein de stéréotypes et de clichés. OK, mais pourquoi ne pas participer à quelque chose qui est aussi hyper drôle? Pour moi, Bon Cop Bad Cop est un film très bien écrit, drôle et pince-sans-rire.
Tu vas bientôt jouer dans Nitro. Est-ce plus difficile
de choisir des rôles en ce moment, vu la crise du
financement du cinéma québécois?
C’est un problème qui ne s’est pas posé pour Nitro, car je voulais prendre part à cette production, quoi qu’il arrive. Mais il peut évidemment survenir pour d’autres projets.
Il faut gagner sa vie en tant qu’acteur et il est toujours
difficile de faire des choix. Normalement, les films qui se font au Québec sont des projets valables et intéressants. J’espère simplement qu’on va investir plus d’argent dans notre cinéma, dans notre culture, et qu’il va y avoir
davantage d’œuvres québécoises sur nos écrans.
Dans les premières ou les galas, tu es souvent
accompagnée de ton fils. Est-ce un signe que tu
n’as pas d’amoureux?
C’est vrai, je n’ai pas d’amoureux. Mais je ne crois pas faire peur aux hommes; j’avais besoin d’une pause. Cette période de célibat est, pour moi, comme une remise en question. Je trouve ça bien. Je n’ai pas envie d’être en
relation uniquement pour être avec quelqu’un. Je ne veux pas répéter les mêmes expériences que j’ai déjà faites.
En plus, ça ne me dérange aucunement d’être célibataire. On dirait que ça gêne plus les gens en face de moi... (rires)
Tu es célibataire, mais tu n’es pas seule...
Ma vie affective est assez comblée avec mon fils. (rires) En ce moment, je suis une fille qui est très bien toute seule. Je n’ai pas besoin d’un homme à tout prix. J’aime que ce soit un plus, qu’un amoureux m’apporte quelque chose...
Est-ce que le fait que les médias s’intéressent à ta vie sentimentale te dérange?
Non, d’autant plus qu’en ce moment je n’ai rien à cacher ni à dire. Par contre, si c’était sérieux avec quelqu’un, je n’hésiterais pas à en parler, même si je n’en ferais pas d’annonce officielle. (rires)
J’ai entendu dire que tu avais envie de retenter ta chance aux États-Unis. Est-ce vrai?
Oui, mais pas de la même façon. Je n’irai pas m’installer
là-bas pour une longue période. J’ai repris un agent et j’irai faire des auditions à l’occasion, si je n’ai pas de projets ici. C’est important de s’ouvrir des portes un peu partout. Lorsque j’étais revenue, j’avais décidé que c’était terminé. Je ne voulais plus rien savoir de Los Angeles. Aujourd’hui, avec la fameuse crise du cinéma québécois, j’ai révisé mon jugement. Avoue que ce serait dommage de s’en priver...
L’hiver dernier, tu m’as dit que tu préparais un album en tant que chanteuse. Où en es-tu dans ce projet?
Je continue à y travailler; je collabore même avec de nouveau musiciens, mais ç’a été repoussé... Le cinéma ne me laisse pas suffisamment de temps. Par exemple, je serai
bientôt sur le plateau de tournage de Nitro, et ce, jusqu’à
la fin de novembre. En fait, je mets souvent ce projet de disque de côté, si bien qu’il a un peu de mal à aboutir. En même temps, c’est positif parce que ça veut dire que je travaille comme comédienne. Je n’ai donc pas à me plaindre.
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