5 questions à
Michael Douglas
Par Noemia Young 2007-11-15 16:18:10
© Getty
Bien qu’il soit issu de la royauté hollywoodienne, le fils de Kirk Douglas aime bien interpréter des marginaux. C’est ce qu’il fait une fois de plus dans le long métrage King of California, où il campe un père instable qui vient de sortir d’un institut psychiatrique.
Michael, qu’est-ce qui vous a attiré dans ce film?
J’avoue qu’il m’en faut pas mal pour me sortir de la maison.
En plus, je me trouvais aux Bermudes... Tout cela pour dire que je crois que c’est un des meilleurs scénarios que j’ai jamais lus. En parcourant le synopsis, j’ai été captivé par l’histoire et par ce drôle de type. J’aime aussi le fait qu’il cherche à se réconcilier avec sa fille.
Et la barbe, ça ne vous déplaisait pas trop?
Cette barbe m’a donné l’impression de me libérer. Pour ce rôle, j’ai vraiment dû faire confiance à mon instinct d’acteur. Ce personnage est complètement obsédé, et j’ai passé de nombreuses heures dans des instituts pour mieux le comprendre. D’une certaine manière, ça m’a rappelé le film
One Flew over the Cuckoo’s Nest (sorti en 1975 et mettant
en vedette Jack Nicholson).
Catherine (Zeta-Jones, sa femme) n’a pas été trop indisposée par cette barbe?
Elle a été très patiente, mais un beau matin, elle m’a dit: «Chéri, as-tu une idée de ce que c’est que de se réveiller chaque matin avec un homme des cavernes à ses côtés?» Heureusement, le tournage se terminait le lendemain, et j’ai pu me raser la barbe.
On dit que vous symbolisez parfaitement l’homme américain. Qu’en pensez-vous?
Je constate qu’aux États-Unis les hommes ont beaucoup de mal à s’entendre avec les femmes. Je vois qu’ils sont très mal à l’aise dans leurs relations, lesquelles sont assez ambiguës et de nature très compétitive. Mais je suis attiré par ce genre de sujet en tant que comédien. J’aime l’idée de montrer une femme qui harcèle un homme. King of California n’est pas un western ou un film d’époque. C’est une œuvre moderne qui parle de problèmes actuels.
Vous venez d’un milieu d’acteurs. Cela vous a-t-il permis d’avoir davantage confiance en vous?
J’ai grandi dans une maison où venaient souvent Frank Sinatra, Tony Curtis et Burt Lancaster. Et cela m’a aidé à les voir dans leur plus grande simplicité, avec toutes les insécurités et toute la vulnérabilité que ça implique. Et comme
ma mère (Diana Douglas) était une comédienne peu connue, cela m’a permis de comprendre qu’on peut faire ce travail par plaisir. Grâce à elle et à ces acteurs, j’ai pu trouver l’équilibre nécessaire pour me lancer dans ce métier.





