Tom Hanks
Sexe, alcool et politique
Par Noemia Young / 7Jours 2007-12-21 18:00:49
© Universal Pictures
Tom Hanks n’est pas un comédien comme les autres. Lui qui était si timide à ses débuts a beaucoup changé. Il est aujourd’hui très à l’aise avec les médias, et il aime exprimer ses opinions et partager sa vision des choses. L’acteur de 51 ans est également producteur, réalisateur et scénariste. Un véritable monument à Hollywood!
Tom, connaissiez-vous cette histoire avant de lire le livre?
Je n’en avais jamais entendu parler.
Je me souviens du président Jimmy Carter et je me rappelle que la Russie avait envahi l’Afghanistan. Mais je ne savais pas que la CIA avait joué un rôle important dans ce conflit. C’était tout nouveau pour moi lorsque je suis tombé sur le livre. Cela m’a fait l’effet d’une bombe.
Admirez-vous Charlie Wilson?
Oui, et je vais vous expliquer pourquoi. C’était un hypocrite, mais il l’admettait ouvertement. Il était fondamentalement honnête et disait souvent: «J’ai beaucoup de défauts, mais au moins, avec moi, les choses se font.»
C’était un bon vivant, et il n’y avait aucun moyen de freiner son appétit vorace. Moi, je cherche autant que possible à bannir l’hypocrisie de ma vie, mais ça ne marche pas toujours lorsque je parle aux journalistes. (rires)
Charlie n’a-t-il pas tenu un rôle important dans les attaques terroristes du 11 septembre 2001?
Personnellement, j’aurais tendance à jeter le blâme sur les écoles d’aviation de Miami: elles ont entraîné les types qui ont foncé dans les tours du World Trade Center. Cela dit, Charlie Wilson a commis de graves erreurs au Pakistan et en Afghanistan. Mais il n’est pas le seul: le monde occidental en a fait beaucoup dans cette région.
Charlie aimait les femmes. Qu’avez-vous appris de la gent féminine en étudiant ce personnage?
Si jamais j’ai appris quelque chose,
il est sans doute trop tard, car je suis
un homme marié et heureux de l’être.
Dans ce film, j’ai décidé d’omettre certaines choses que Charlie faisait. Il avait toujours un harem de très belles femmes dans son bureau. Il disait que c’étaient de bonnes et — en passant — de très jolies employées. Il aimait beaucoup la compagnie des femmes.
Vous n’avez pas besoin d’admirer
la nature des personnages que vous jouez, à ce que je vois...
Je prends mes décisions de façon très instinctive. Il faut avant tout que je comprenne ce qu’un type est en train de vivre pour l’interpréter. La politique n’a rien à voir là-dedans. Ce qui m’importe, c’est la thématique générale du film. Si j’ai l’impression que celui-ci ne dépeint pas correctement les comportements humains, je refuse d’y participer.
C’est la première fois que vous jouez aux côtés de Julia Roberts. Quel est votre «verdict»?
C’est une actrice de premier ordre.
Elle possède un grand sens artistique
et elle est très professionnelle. C’est aussi une femme très accessible, qui se connaît bien et qui sait ce qu’elle veut.
Elle n’est pas aimée du public pour rien. Ce n’est vraiment pas une diva, et en même temps, elle a beaucoup de classe. Et puis, elle n’est pas désagréable à regarder. J’avais l’impression de travailler avec une amie que je n’avais pas encore rencontrée.
Et vous avez eu le bonheur de l’embrasser!
J’aimerais bien répéter cette scène-là! (sourire) Mais, en fait, c’était plus un
bec qu’un baiser. J’ai aussi bien aimé
le moment où elle m’a serré les fesses! (rires)
Y a-t-il des rêves que vous aimeriez réaliser?
J’ai encore beaucoup de choses à faire sur le plan de la production. Je suis actuellement très pris par une série
que je produis pour HBO (le drame biographique John Adams, dont la diffusion est prévue pour mars 2008). J’aimerais également apprendre à jouer de la basse. C’est plus facile que la guitare, car il n’y a que quatre cordes. Enfin, je voudrais apprendre à parler l’allemand, car c’est la langue qui possède le moins de mots!





