Cinéma
Dans l'oeil de Jessica Alba
7Jours 2008-02-22 12:00:28
© Séville Pictures
La comédienne défend le rôle principal du film d’horreur L’œil, un remake du thriller japonais Gin gwai (2002). Elle y incarne une jeune femme qui bénéficie d’une transplantation lui permettant de retrouver la vue... mais aussi de voir un univers surnaturel. Un film plutôt inhabituel dans la carrière de Jessica Alba.
Jessica, pourquoi avez-vous accepté de jouer dans
un film d’horreur?
Je trouve qu’il y a beaucoup d’humanité dans L’œil,
et personne ne se fait mutiler. J’aime être imprévisible, mais cette fois, je voulais aussi changer la perception que les gens ont des aveugles. J’aime bien l’idée que Sydney Wells se retrouve encore plus handicapée après avoir retrouvé la vue.
Comment vous êtes-vous préparée à tenir le rôle
d’une aveugle?
Je n’ai eu que deux semaines de répit entre les tournages des Quatre fantastiques et de L’œil. Et ce dernier a été très difficile. Alors, pendant que j’interprétais Susan Storm, je devais apprendre à jouer du violon, car Sydney est musicienne. J’ai aussi passé deux semaines dans un centre d’aide aux aveugles. J’ai appris à lire le braille, à marcher avec une canne, à trouver les objets dans une maison...
Quels défis avez-vous relevés en interprétant Sydney?
En ce qui concerne le violon, j’ai compris que je n’avais aucun talent! Mes partenaires dans le film Le porte-bonheur en ont d’ailleurs beaucoup souffert! (rires) Mais ce rôle m’a permis de me surpasser, et je crois que ça paraît à l’écran. Pendant les tournages, j’ai eu des crises de panique et de claustrophobie. Vivre dans l’obscurité, c’est une autre réalité.
Vous êtes une très jolie femme. Avez-vous parfois
du mal à être respectée en tant que comédienne?
Je sais qu’on s’attend à ce que les actrices soient belles, mais j’essaie de ne pas mettre trop d’énergie là-dessus. Pour être prise au sérieux, je dois varier mes choix de films. On peut ne pas aimer Les quatre fantastiques mais apprécier Sin City ou Conscient.
Vous tenez actuellement un autre rôle, celui d’une femme enceinte dans la vraie vie!
J’ai toujours voulu avoir des enfants et, récemment, j’ai senti que le moment était bien choisi. Ma mère est tombée enceinte de moi lorqu’elle était encore adolescente, alors ça ne me gênait vraiment pas de l’être à 26 ans. Je crois que je serai une bonne maman. Je n’ai jamais vécu dans une bulle, et je tiens à ce que mes enfants mènent une vie normale.





