Réalisateur de Un Conte de Noël
«Jim Carrey était mon premier et unique choix» - Robert Zemeckis
Éric Paquette / 7Jours 2009-11-06 13:00:59
Robert Zemeckis © Disney Enterprises, Inc. & ImageMovers Digital LLC. All Rights Reserved. © Joe Lederer
Cette adaptation du classique de Charles Dickens met en scène Jim Carrey en Ebenezer Scrooge, le célèbre personnage riche mais avare. Ce vieillard solitaire et insensible vit dans l'obsession de ses livres de comptes. De tous les jours de l'année, celui que Scrooge déteste le plus est Noël. Pourtant, cette année, Scrooge va vivre un Noël qu'il ne sera pas près d'oublier.
Carrey interprète également cinq autres personnages dans ce film d’animation; un défi autant pour l’acteur de renom que pour Robert Zemeckis qui le dirige de main de maître.
Réalisateur des films d’animation Qui veut la peau de Roger Rabbit, Beowulf et Boréal Express, et de nombreux autres grands succès tels que Forrest Gump et Retour vers le Futur, Zemeckis est un artiste de renom dont le professionnalisme n’a d’égal que l’imagination et la créativité. Il le prouve de nouveau dans ce long métrage où la technologie prend encore plus d’importance.
C’est à l’hôtel Four Seasons de Beverly Hills que j’ai eu la chance de m’entretenir avec ce personnage coloré: le réalisateur Robert Zemeckis.
ERIC: M. Zemeckis, pourquoi Jim Carrey est-il aussi parfait pour les différents rôles qu’il tient dans Un Conte de Noël?
ROBERT ZEMECKIS: Jim Carrey était mon premier et unique choix pour ce rôle. Il est un acteur incroyable, capable de faire ressortir l’âme des personnages et de leur insuffler la vie comme pas un. De plus, il est un acteur très physique; il a su transformer et modeler son corps parfaitement pour prendre les traits de Scrooge.
ERIC: Toute l’équipe me soulignait que le tournage s’était déroulé facilement et sans problème. De votre côté, quel a été le plus grand défi lors du tournage?
ROBERT ZEMECKIS: Le plus gros défi est certainement de réussir à créer l’illusion que les traits physiques et les expressions des visages des personnages sont authentiques. C’est un réel défi de recréer la texture de la peau et les mouvement nerveux des yeux à l’aide de la technologie. Malgré tout, ce fût un vrai plaisir de travailler sur ce film.
Robert Zemeckis est à la tête d’une compagnie de production en animation numérique qui allie l’art et la technologie de façon spectaculaire depuis 1997. ImageMovers Digital est un leader dans l’industrie cinématographique digitale et est derrière des succès tels que Beowulf et Boréal Express. La technologie novatrice développée par IMD permet de distinguer leurs œuvres des autres films d’animation grâce à la capture de mouvements qu’ils traduisent en images, rendant les personnages et les scènes plus réalistes que jamais.
ERIC: Vous mentionnez que l’utilisation de la technologie a un effet libérateur pour vous. De quelle façon?
ROBERT ZEMECKIS: La technologie libère le réalisateur car elle lui permet de se concentrer exclusivement sur le jeu des acteurs sans être encombré par les techniques de réalisation traditionnelles. Le jeu des acteurs n’a pas à être interrompu et repris indéfiniment. Le réalisateur peut ainsi travailler directement avec les acteurs pour s’assurer qu’ils livrent une performance parfaite. Lorsque ceci est atteint, il peut revenir travailler sur les prises de vue et l’éclairage, sachant que cette performance va demeurer inchangée. De cette façon, le réalisateur n’épuise pas inutilement l’acteur.
ERIC: Est-ce que votre état d’esprit créatif est toujours le même si on le compare à celui qui a engendré les films Qui veut la peau de Roger Rabbit et Forrest Gump?
ROBERT ZEMECKIS: Je vais répondre à cette question en soulignant d’emblée que faire un film n’est toujours que faire un film. Mon état d’esprit demeure exactement le même. Je m’assure que les personnages sont cohérents, que l’histoire se tient bien et qu’elle est efficace au point de vue émotif. Ces éléments me préoccupent constamment, que ce soit dans la réalisation d’un film comme Roger Rabbit ou pour un film numérique comme Un Conte de Noël.
ERIC: Vous avez travaillé souvent avec le compositeur Alan Silvestri pour les trames sonores de vos films, dont Boréal Express et Forrest Gump. Le résultat de votre collaboration pour Un Conte de Noël est tout aussi fascinant. Comment expliquez-vous cette chimie?
ROBERT ZEMECKIS : Alan Silvestri et moi-même sommes des âmes soeurs créatives. Il semble être constamment inspirés par mes films alors que moi, je considère ses trames sonores fantastiques. Il ne me déçoit jamais. Il est un collaborateur précieux à tous les films sur lesquels nous avons travaillé ensemble.
Travaillant parallèlement sur plus d’une dizaine de projets comme auteur, réalisateur et producteur, Robert Zemeckis poussera davantage les limites de la technologie avec des films tels que The Stoneheart Trilogy et An Animated American qui prendront l’affiche au cours des prochaines années.
Un Conte de Noël, la version française de A Christmas Carol, prendra l’affiche partout au Québec ce vendredi 6 novembre.
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Éric Paquette, notre reporter en direct de Hollywood 




