Ouverture du Festival International du film sur l’Art
«Il ne faut pas perdre ce qu’il y a de plus humain» - Anne-Marie Tougas
Jessica Paradis / 7Jours 2010-03-18 21:54:31
Anne-Marie Tougas. Crédit photo: Éric Carrière
Le 28e Festival International du Film sur l’Art a débuté, jeudi soir dernier, au Musée des Beaux arts de Montréal, avec la projection de Vivre avec l’art… un art de vivre , un documentaire signé Anne-Marie Tougas et présenté par ARTV.
«C’est une célébration des artistes, des galeries, des musées et des collectionneurs», a dit René Rozon, fondateur du festival. «On a voulu faire une grande fête en hommage à tous ces gens qui sont impliqués dans le domaine de l’art en ouverture.»
La réalisatrice, qui a mis trois ans pour compléter son projet, avec un budget de 60 000$, était sur place pour l’occasion.
«C’est un grand honneur que mon film soit présenté en ouverture du festival», a-t-elle déclaré. «Ça me touche parce que c’est un film d’auteur indépendant, intimiste et qui montre, en toute simplicité et en toute sobriété, comment l’art, l’humanité et la vie se rejoignent.»
Pour l’amour de l’art
Le film nous plonge dans l’univers de Bernard Landriault et de Bernard Paradis, deux collectionneurs «qui aiment l’art», contrairement à «ceux qui investissent dans l’art pour faire des sous», explique Mme. Tougas. «C’est un film qui montre que l’art et l’humanité sont reliés et se vivent au quotidien. Collectionner parce qu’on aime l’art, c’est aussi un geste d’ouverture à l’autre. Ça, pour moi, est la voix vers la paix et la tolérance, parce que si on est capables d’aimer la différence et d’en voir la richesse, on se relie à l’autre.»
Catherine Perrin, porte-parole du FIFA pour une première fois cette année, était également sur place. Elle a affirmé être «une grande fan» du festival. «Je me suis beaucoup nourrie de ce festival. Chaque année, c’était mon camp de ressourcement intensif. Le FIFA, c’est ma fenêtre sur l’art et l’humanité. Quand on m’a demandé d’être porte-parole, je me suis dit que c’était une bonne façon de redonner de ce que j’ai reçu».
«C’est un festival important parce que les démarches des artistes qui y participent sont des démarches humaines», a-t-elle poursuivi. «On n’a pas besoin d’être cultivés ou connaisseurs pour les apprécier parce que les films nous ouvrent la porte à leurs studios. C’est vraiment fantastique!»
Des films humains
Vivre avec l’art… un art de vivre a été acheté par le Musée d’Arts contemporains. «Je suis super contente parce que, pour eux, c’est un outil d’éducation. Ils vont s’en servir pour montrer aux gens ce qu’est l’art et comment il fait partie de nos vies.»
«C’est très important parce que le divertissement prend beaucoup de place dans notre monde. Les choses qui vont plus en profondeur et qui font réfléchir sont moins populaires et moins rentables. D’ailleurs, si on n’avait pas d’événement comme le FIFA, pour rassembler tout ça, ça finirait par se perdre. Il ne faut pas perdre ce qu’il y a de plus humain.»
Au cours du festival, 230 films provenant de 23 pays seront présentés. C’est là une merveilleuse occasion pour le public de s’ouvrir et de s’humaniser.
Le Festival International du Film sur l’Art se poursuit jusqu’au 28 mars. Vivre avec l’art… un art de vivre sera présenté le mardi 23 mars, 18 h 30, ainsi que le dimanche 28 mars. Pour connaître la programmation complète du FIFA, consultez le site officiel du FIFA.





