Un autre best-seller pour Douglas Kennedy
Quitter le monde
Karine Vilder / 7Jours 2009-04-28 09:22:02
Quel genre d’existence aurait en effet mené Jane Howard si, le soir de ses 13 ans, elle n’avait pas déclaré à ses parents au terme de leur énième dispute conjugale que jamais elle ne se marierait ni n’aurait d’enfant? Peut-être que son père serait resté au lieu de boucler ses valises dès le lendemain, et peut-être que sa mère aurait réussi à l’aimer un peu mieux et un peu plus au lieu de l’accuser jusque sur son lit de mort d’avoir été la cause de son malheur. Pour se valoriser à leurs yeux, Jane passera donc sa vie à se surpasser. Des études supérieures à Harvard, trader dans une importante firme bostonienne, professeure de littérature à l’Université de Nouvelle-Angleterre… Avec chaque fois une tragédie à la clé, la pire d’entre toutes étant sans conteste la mort de sa petite Emily. Car quoi qu’elle ait affirmé une quinzaine d’années plus tôt, Jane finira par être mère.
Comment survivre à une perte pareille? C’est là que tout le génie de Douglas Kennedy entre en scène. Mais au cours de l’entretien qu’il nous a accordé lors de son passage à Montréal dans le cadre du Salon du livre de Québec, l’auteur américain nous a fait promettre de ne pas divulguer le dernier quart de son livre, soit celui dans lequel Jane trouve enfin une bonne raison de poursuivre sa route. Mentionnons néanmoins que la fin est surprenante et qu’elle justifie les quelque 500 pages qui nous y mènent coûte que coûte, même si, pour cela, on traverse une partie des États-Unis et du Canada.
Notre appréciation: 4/5
Douglas Kennedy, aux Éditions Belfond, 492 pages, 29,95 $





