Chansons pour les mois d’hiver de Isabelle Boulay
Réconfortant comme une couverture de laine!
Clotilde Seille / 7Jours 2009-11-24 17:26:04
Ah, si nos hivers étaient aussi doux que cet album, on n’entendrait plus jamais le moindre soupir entre les mois de novembre et de mars. Voici un album chaud comme un feu de bois qui crépite (pardon les écolos!), réconfortant comme une couverture de laine et revigorant comme un verre de vin chaud épicé à souhait.
Isabelle Boulay adore l’hiver, sa lumière, sa froidure et ses couleurs. Dans le livret, Isabelle nous parle de l’ambiance familiale et de l’esprit bon enfant qui régnaient lors de l’enregistrement. Je n’en doute pas. J’imagine bien notre Gaspésienne entourant d’amour le petit Marcus entre deux prises et deux bises (dehors comme dedans).
Vous me trouvez un peu trop romantique? Difficile de faire autrement avec un album comme celui-ci. Si l’hiver qui approche lui ressemble, arrêtons de nous faire du souci. Il n’y a pas la moindre tempête en vue. La neige va tomber en douceur, va rester immaculée tout le temps qu’elle sera au sol, conservée par un froid qui n’a rien de mordant. Un hiver de rêve, doux, tendre, chaud. Je nous vois tous écoutant béatement ces Chansons pour les mois d’hiver, désertant les plages cubaines, redoutant le printemps qui approche.
C’est vrai que j’en rajoute un peu, mais ce disque est tellement gentil! Trop? Oui. Non. En fait, je ne sais pas, je dis juste qu’il est gentil, pas dérangeant. Tout y est sage comme une image, comme un tableau d’hiver figé par la peinture d’un peintre. Pas d’éclats de voix, le calme après le calme, après le calme, après le calme…
À l’abri de tous les courants musicaux, de toutes les modes clinquantes et d’une actualité brûlante de fièvre, Isabelle Boulay, appuyée par la réalisation poético-folk de Marc Pérusse, nous entraîne dans un univers propret qui nous met sans grelot dans l’ambiance des fêtes. Le patineur, Hors-saison, Tennesse Waltz, Marie-Noëlle, L’amitié… Je pourrais illustrer mes propos avec chacun des 11 titres qu’on se plaît à fredonner avec elle. Pour en finir avec la comparaison avec l’hiver, je dirais que celui qui est à nos portes me semblerait un peu court s’il ressemblait à cet album.





