Musique

Confidences intimes de la chanteuse

Marie-Chantal Toupin

par Natalie Richard / 7Jours 2008-09-26 09:51:25
© Bruno Petrozza © Bruno Petrozza

Alors qu’elle s’apprête à lancer son premier album depuis trois ans et à montrer ses talents de comédienne aux côtés d’Éric Salvail, à la première de l’émission Dieu merci!, Marie-Chantal Toupin nous présente celles qui l’encouragent depuis toujours à réaliser son rêve: ses deux sœurs, Lyne et Nathalie.


Marie-Chantal, c’est la première fois que tu présentes tes deux sœurs...
C’est effectivement la première fois que je le fais officiellement. Ce sont mes grandes sœurs… Je suis la plus jeune!

Est-ce qu’elles t’ont toujours encouragée dans ta carrière?
Toujours. Elles sont mes plus grandes fans. Je ne changerais mes sœurs pour rien au monde. Je remercie la vie de les avoir.

Quelle est leur plus grande qualité?
Nathalie, c’est la générosité même, et Lyne, c’est la patience!

Et leur plus grand défaut?
Lyne parle trop, et Nathalie est lunatique: on lui dit quelque chose et, cinq minutes après, elle l’a oublié! (rires)

Vous semblez très proches…
Oui, même si Lyne habite très loin, à la campagne. Quant à Nathalie, c’est ma meilleure amie. C’est drôle parce que, l’autre jour, elle se demandait comment elle pouvait être ma meilleure amie, puisqu’on ne sort jamais ensemble… Je lui ai répondu qu’une amie, c’est pas juste pour sortir, c’est avant tout pour parler et avoir des échanges l’une avec l’autre. Et puis grandir…

Est-ce que vous avez toujours été complices?
Nathalie et moi avons toujours été proches, depuis l’enfance jusqu’à aujourd’hui. Je trouve qu’on se ressemble vraiment sur le plan physique; c’est comme ma jumelle. On s’habillait tout le temps de la même façon quand on était jeunes.

Vous voyez-vous régulièrement?
Avant, elle habitait à Brossard, mais elle est déménagée à 10 minutes de chez nous, pour se rapprocher de moi. Je suis la marraine de ses trois filles. Comme ça, je peux la voir plus souvent et lui voler ses enfants pendant quelques jours. (rires) J’en prends soin.

Faites-vous beaucoup d’activités ensemble?
Elle n’a pas vraiment le temps, avec ses trois enfants. Elle est un peu dans le jus à cause de l’école, des devoirs, des bains, et tout… La plus jeune a deux ans.

Dirais-tu que le fait d’avoir eu une enfance difficile vous a rapprochées?
Ah oui! Ce n’était pas évident. C’était rock-and-roll, mais on a toujours été solidaires, très proches. Si on inclut ma mère, la famille compte quatre filles: méchant troupeau! On est ensemble et on se soutient. Quand il y en a une qui a de la peine, on la console.

Souvent, quand on éprouve des difficultés, on développe une force intérieure qui nous permet de passer au travers…
Ouais, je ne sais pas d’où on tient ça. On est fortes toutes les trois. Je dis souvent à ma mère qu’elle est chanceuse qu’on s’en soit bien sorties. Pour ma part, je suis fière de dire que je n’ai jamais pris de drogue de ma vie. Je n’en ai même jamais fait l’essai.

Comment t’es-tu motivée à foncer, à avancer et à garder l’espoir?
J’avais un rêve. Quand, à l’âge de 16 ans, j’ai vu mon père partir, mon rêve était de rester en vie, de me réaliser et de réussir. D’ailleurs, c’est encore mon objectif aujourd’hui. Pour moi, le plus important n’est pas de réussir dans la vie, mais de réussir ma vie. Et j’y travaille chaque jour.

Quelle a été la plus grande épreuve de ta vie?
Ç’a été la perte de papa.

On dit que les épreuves sont sources d’enseignement…
Moi, ça m’a appris que je ne devais pas essayer de trouver un homme pour le remplacer, que j’étais capable d’être forte sans lui. Ça m’a aussi appris que le jour où j’aurai des enfants, ce sera parce que le papa est présent. Il devra être en santé et prendre soin de lui.

Est-ce qu’avoir des enfants fait partie de tes plans?
Pour l’instant, je pense plutôt en adopter. (rires) Je vieillis, je suis rendue à 37 ans… Mais on ne sait pas ce que la vie nous réserve. Il y a bien des surprises. Tout ce que je sais, c’est que, si un jour un petit ange me choisit pour être sa maman, je vais le garder.

J’ai lu quelque part que tu avais fait une liste des qualités que devait avoir l’homme idéal…
C’est vrai! J’en ai fait une, il y a deux ans, mais je ne l’ai pas relue. Tu me fais penser que je vais la lire en arrivant à la maison. (rires) J’ai aussi un petit pot à vœux dans lequel on peut inscrire six ou sept souhaits. J’en ai donné un à mes nièces, à ma mère et à mes sœurs. C’est tellement drôle parce que, si quelqu’un trouvait le mien, il éclaterait de rire… «Je le veux grand, et ci et ça…» (rires)

Où en est ta vie amoureuse?
Je suis encore célibataire. En réalité, je ne cherche pas vraiment quelqu’un. On a toutes un homme pour soi quelque part mais, quand on le cherche, on ne le trouve pas.

Est-ce que le fait d’être connue rend la chose plus difficile?
Ah oui, car personne ne vient me parler. C’est toujours moi qui dois faire le premier pas. Aussi, je ne sais jamais si les hommes sont là pour la chanteuse ou pour la femme. J’en ai même connu qui voulaient profiter de moi. Ça m’a pris du temps à m’en rendre compte, mais après, ça a vite été: «Bye, bye…» Je n’ai pourtant pas l’air d’un guichet automatique. (rires) Mais, je suis quand même capable de vivre sans homme, car je suis Comme un homme…

Cette chanson, l’as-tu écrite pour ton nouvel album?
Oui, et je me sentais homme quand j’ai écrit cette chanson: «Je fais toujours à ma tête, il n’y a pas grand-chose qui m’embête. Je suis libre d’aller là où ça me plaît…» Je l’aime beaucoup, cette chanson. Les quelques filles à qui je l’ai fait écouter m’ont dit que c’était leur préférée.

Parle-nous de ce nouvel album, À distance, qui sort le 29 septembre…
Pour moi, c’est le meilleur album que j’ai fait jusqu’à aujourd’hui. Je le voulais rock-and-roll, la guitare en avant, pleine batterie. On a travaillé aussi fort, mais ç’a été moins compliqué que les autres qu’on a faits auparavant. On a fait appel aux mêmes collaborateurs, et d’autres se sont ajoutés. On a vraiment eu du fun! J’ai tellement hâte au lancement, j’en suis tout excitée! Surtout que ça fait trois ans que je n’ai pas sorti d’album. Je réalise de plus en plus à quel point je suis chanceuse d’en être à mon cinquième et d’avoir une carrière de 10 ans. Imagine, 10 ans déjà!

Tu as enregistré Pas facile, une chanson de Marjo.
Elle m’a envoyé cette pièce au bureau. Je l’ai écoutée et je l’ai tout de suite aimée. Elle est tripante à chanter, j’aime ses paroles. Il y a beaucoup de femmes qui vont se retrouver dans cette chanson-là.

Comment choisis-tu tes chansons?
Je les écoute et, si je les aime, il faut absolument que je les chante avant de les adopter. Je choisis des chansons positives car, du positif, c’est ce que je me souhaite dans la vie. J’aime ça quand ça reste joyeux et engagé.

Tu as changé ton look pour cet album…
Oui. On vieillit, alors on essaie de se rajeunir. (rires) J’ai eu les cheveux courts à 19 ans, et ça m’a traumatisée. Je m’étais dit que je ne le ferais plus jamais, mais quand la styliste m’a montré la coupe qu’elle voulait me faire, j’ai dit: «O.K., vas-y, mais tout de suite…» J’adore ça! Pour l’instant, je ne souhaiterais pas ravoir les cheveux longs.

Ce qui est spécial aussi pour cet album, c’est qu’il marque le premier anniversaire de ton retour, sur le plan professionnel, avec ton gérant Eduardo da Costa.
Oui, ça fait presque un an, jour pour jour. On continue ce qu’on avait déjà commencé, et ça va vraiment très bien!

 
 
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