Musique

Natalie Choquette

La terre est sienne!

Marie-France Pellerin / 7Jours 2008-11-27 21:26:51
Nathalie Choquette Nathalie Choquette © Daniel Auclair
Natalie Choquette lançait jeudi dernier Terra Mia. Fusionnant le classique et la musique du monde, ce 13e album prouve que l’amour, peu importe la langue dans laquelle on le chante, est universel!

Comment décririez-vous votre nouvel album?

Cet album, c’est une partie de mon âme! Elle est faite de ça! Comme j’ai grandi dans plusieurs pays à cause du travail de mon père, qui était diplomate, j’ai été exposée à plein de cultures différentes. Et dans chaque pays, la musique prenait une grande place dans ma vie: les chansons que ma mère m’a enseignées, celles que des amoureux m’ont fait découvrir, celles des chefs d’orchestre. Chaque chanson a son histoire!

Y a-t-il certaines cultures qui vous ont davantage inspirée?

En Italie, j’ai eu la piqûre pour l’opéra. C’est vraiment là que j’ai décidé que j’allais chanter. J’avais 11 ans quand j’ai entendu mon premier opéra. Ç'a été un coup de foudre. Je me suis dit: «C’est ça que je veux faire plus tard!» Avant de chanter de l’opéra, je chantais tout le temps du folklore.

Diriez-vous que Terra Mia marque vraiment une rupture avec la trilogie Æterna?

La trilogie Æterna, c’était une chose. Au départ ce n’était pas planifié pour être une trilogie. Ça ne devait être qu’un album. Et je voulais faire Terra Mia après. C’était un disque de musique sacrée, et ça a pris des proportions énormes avec la fondation québécoise du cancer. Il y a beaucoup de gens qui disaient que ça les relaxait, que ça leur faisait du bien. C’est pour cette raison qu’on a fait une trilogie.

Mais Terra Mia, c’est quelque chose que je rêvais de faire depuis longtemps. Ça a commencé avec l’orphelinat au Pérou, à Lima. J’ai habité au Pérou quand j’étais toute petite. Quand je suis allée y chanter dans les trois dernières années, j’ai visité un orphelinat, le Hogar Santa Maria, où les enfants ont un programme artistique. Il y a une douzaine de garçons qui font de la danse, qui jouent de la flûte et des percussions. C’était tellement beau, leur spectacle! Ils étaient là, dans un bidonville, sans moyens. Ça me rappelait moi au Pérou: j’avais leur âge et tous mes rêves devant moi. Et j’ai eu la chance de monter sur des scènes. Je me suis dit que j’aimerais tellement qu’ils puissent vivre ce rêve eux aussi. Alors on les a envoyés dans un studio à Lima. Ils n’avaient jamais vu ça! Ils ont enregistré de la flûte des Andes et chantent sur la chanson péruvienne El Condor Pasa. Avec Laurence, nous sommes allées faire un concert-bénéfice pour eux et avec eux. C’était la première fois qu’ils montaient sur une vraie scène! Ils ont reçu des fleurs et des gâteries après. Au moins une fois dans leur vie, ils ont pu sentir ce que c’était! On ne sait jamais... ce n’est pas parce que tu nais dans un bidonville que tu ne finis pas par t’affirmer en tant qu’artiste.

Il y a 10 langues différentes sur cet album, dont certaines que vous ne parlez pas! Quel travail cela a-t-il demandé?

Ah! (rires) Je ne voulais tellement pas décevoir les peuples dont j’essayais de chanter la langue! C’est pour cette raison que j’avais des coachs. Le chinois, c’est tellement difficile! J’ai fait de mon mieux, mais ce n’est pas une langue simple du tout. Ils ont été très patients avec moi! Le portugaisnon plus n’est pas facile. J'avais peur de mal prononcer un mot et que ça veuille dire une tout autre chose! C’était toute une aventure!

Avez-vous une chanson coup de cœur sur l’album?

C’est dur à dire, mais je pense qu’El Condor Pasa, avec les petits orphelins, pour toutes les raisons expliquées tantôt, est mon coup de cœur. Mais après je pense à la chanson que j'interprète avec ma fille, Florence, et à la chanson que ma sœur a écrite… Finalement, je les aime toutes! (rires)

Quels sont vos prochains projets?

Je viens de terminer d’écrire le Diva World Tour in Quebec. C’est un nouveau show. On l’a fait à Terrebonne la semaine dernière, et on va commencer à le faire à travers tout le Québec au mois de janvier. C’est une diva en quête d’amour qui est dans un avion en train de faire un world tour. Elle s’arrête au Québec et ouvre son cœur. Elle parle de ses problèmes d’amour, des gars qu’elle a rencontrés dans les pays de sa tournée. Alors ça donne une occasion de chanter les chansons de Terra Mia...

 
 
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