Musique

Rentrée montréalaise

«J'essaie de me dépasser» -Lynda Thalie

Marie-France Pellerin / 7Jours 2009-04-27 05:00:32
© Christian Couture © Christian Couture

Rencontrée Aux Deux Marie par un superbe vendredi après-midi ensoleillé, Lynda Thalie semblait détendue, parlant allègrement de son expérience de travail chez ce détaillant de café. «J’ai travaillé ici il y a longtemps. Je faisais les mélanges de café. Dès qu’il était frais torréfié, je plongeais les mains dans les grains de café chauds. Ça sent tellement bon!»

Toutefois, dès qu’on aborde le sujet de sa rentrée montréalaise au Théâtre Corona, le 28 avril prochain, c’est avec fougue et anxiété qu’elle s’exprime soudainement. «J’ai le cœur qui veut sortir de ma poitrine! Ma série de spectacles, qui a débuté au Grand Théâtre de Québec, roule pourtant depuis le 18 février. J’essaie de mettre le stress de côté quoique ce ne soit pas évident», dit-elle.

« Je suis de celles qui doutent jusqu’à la dernière minute; donc j’essaie, chaque fois, de me surpasser. » Elle promet d’ailleurs une prestation qui déménage! «C’est un spectacle pour ceux et celles qui aiment être dépaysés, qui aiment voyager.»

Lynda transpose ainsi sur scène un mariage d’exotisme et d’accents bien de chez nous. «C’est une traversée du désert que nous allons faire, précise-t-elle. Je vais alors choisir beaucoup de chansons du troisième album, La rose des sables, mais je me permets d’aller piger ailleurs pour que le dépaysement soit total.»

Une ambiance qui invite à la danse, et la belle se laissera même aller au baladi : «On ne peut pas s’en empêcher avec autant de percussions. On sent le jasmin de la Méditerranée! Chaque fois, les gens finissent mon spectacle en dansant.»

La musique : un exutoire

«De plus, il y a des moments de grande intensité. Par exemple, je n’arrive toujours pas à présenter sur scène ma chanson Celle que moi je vois parce que c’est trop difficile et trop émotif. Je serai prête un jour, mais je dois d'abord achever ma guérison avant de pouvoir le faire.»

Visiblement reconnaissante envers sa bonne étoile, Lynda se fait un devoir, après chaque spectacle, de rencontrer ses fans. «J’ai la chance de faire de la musique, et la musique est un exutoire. Je me rends compte que les gens qui écoutent l’album reviennent me voir pour me dire que certaines chansons les touche. C’est magique. Je suis bénie des dieux!»

Escale touchante au Maroc

La chanteuse affiche, ces temps-ci, un mode de vie des plus effrénés. Après avoir entamé sa tournée La rose des sables, elle faisait une brève escale de trois jours au Maroc afin d’y interpréter sa chanson thème qui clôturait le Rallye Aïcha des Gazelles.

« Ç’a été super bien reçu. C’était au-delà de mes espérances : 1200 personnes, avec les centaines de gazelles devant la scène, en train de hurler, de danser et de chanter. Quel beau moment!»

Un événement qu’elle aura à nouveau la chance de vivre l’an prochain puisqu’elle sera, pour une deuxième année consécutive, la porte-parole canadienne. «Ce sera la 20e édition l’année prochaine. Ça va être énorme!»

Les joies de la maternité

La maternité semble invariablement bénéfique en tous points pour les artistes féminines. Lynda n’y fait pas exception, révélant «qu’autant de mains et de pieds qui poussent sur un diaphragme» ont modifié sa voix!

L’arrivée de ses jumeaux s’est également avérée des plus inspirantes: «Artistiquement parlant, je suis plus soucieuse du fait qu’ils écoutent ces chansons-là. Je veux que, plus tard dans leur vie, quand ils voient l’œuvre de leur maman, ils soient fiers de moi.»

La chanteuse algérienne semble plutôt bien gérer la vie de tournée et la maternité, devant parfois se séparer d’eux pendant quelques jours. «Je n’ai pas eu le temps de faire une dépression post-partum, plaisante-t-elle. Ça fait partie du deal. Quand ils sont venus dans ma vie, ils savaient que j’étais chanteuse. J’y vais un jour à la fois. Bien entendu, il y a des moments où je m’ennuie terriblement d’eux.»

Lynda trépigne à l’idée de faire découvrir le monde à ses deux petits trésors, maintenant âgés de 16 mois. Il faut dire que la marmaille a déjà effectué ses premiers voyages: à l’âge de deux mois, ils partaient en tournée avec maman du côté du Liban et de la Syrie. «J’ai tellement un beau métier. Je suis chanceuse de voyager comme ça, de rencontrer des gens de partout et de partager avec eux. J’ai hâte de faire connaître ça aux enfants.»

Marie-Ève Côté en première partie

C’est à sa bonne amie Marie-Ève Côté que revient l’honneur d’assurer sa première partie. «Je suis tellement contente pour elle que son album soit enfin sorti. Elle a une voix canon! J’avais hâte qu’elle fasse mes premières parties. Je suis très fière d’elle.»

Première montréalaise de Lynda Thalie le 28 avril au Théâtre Corona

 
 
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