The Respectables
«On a décidé d’aller dans une lignée vraiment classic rock» -Sébastien Plante
Marie-France Pellerin / 7Jours 2009-04-27 19:58:17
Crédit: Éric Carrière
Rencontrés tout juste avant le lancement de leur album au Hard Rock Café, Les Respectables étaient visiblement des plus heureux. Il faut dire que l’arrivée de Sweet Mama, leur nouvel opus anglophone, marque un retour aux sources, mais signifie également l’aboutissement d’un vieux rêve.
«C’est un genre de retour vers le futur, raconte Sébastien Plante. C’est vraiment spécial après toutes ces années parce que les chances de revenir à ce qu’on voulait faire au départ étaient minces. On a l’occasion de le refaire. C’est vraiment magique!»
Il faut dire qu’avec la collaboration d’Ian McLagan, ex-claviériste des Rolling Stones, et celle de Gordie Johnson, ex-leader de la formation Big Sugar, à la réalisation, Les Respectables avaient en poche de forts atouts!
Dans la lignée classique rock
Enregistré à Montréal et au Texas, l’album contient de multiples références aux Rolling Stones et aux Faces, tout en affichant des sonorités rock sudiste, folk et parfois même country. «On a un peu pensé aux Faces quand on a fait ce disque-là parce qu’on avait beaucoup de matériel en anglais, mentionne Sébastien. On a décidé d’aller vers une lignée classique rock. Ça nous a menés vers ces sons-là, vers ce type d’approche. De plus, ce sont ces chansons-là qu’on réussit le mieux en spectacle. En même temps, ça nous a permis de travailler avec Gordie, qui est très bon dans ce style-là.»
«Je pense que tout le monde est d’accord pour dire que c’est notre album préféré, poursuit Stéphane Beaudin. C’est ce qui nous rapproche le plus du but qu’on s’était fixé au départ quand on a formé le band. À chaque album, on s’approche de plus en plus de notre rêve. Je crois que celui-ci est notre meilleur jusqu’à ce jour. Toutes nos influences ainsi que la musique qu’on a écoutée lorsqu’on était plus jeunes sont présentes sur cet album.»
Si les membres s’estiment fiers «d’avoir mis le cap vers une direction et de l’avoir suivi du début à la fin», le parcours anglophone a néanmoins demandé beaucoup de travail et d’ajustements. «Il ne faut pas oublier que le style musical qu’on emprunte et qu’on perpétue, le rock’n’roll, a été inventé en anglais, donc avec la rythmique et la phonétique de cette langue-là. Avec Gordie, on a retravaillé tous les textes. On a même poussé ça plus loin que ce qu’on faisait en français. On s’est tellement investis dans ce projet-là, et c’était tellement sincère et profond comme démarche, qu’il fallait que nos textes s’harmonisent bien avec la musique.»
Venue de Johnny Flash
Le départ de Pascal Dufour en plein processus de création a quelque peu brouillé les cartes du groupe. Jean-Sébastien Chouinard, surnommé Johnny Flash, assure maintenant avec brio son rôle de guitariste au sein des Respectables. «C’est surtout grâce à son attitude, à ses belles guitares et à son extraordinaire sonorité du dieu du rock qu’il a eu la job!» plaisante Sébastien.
«Je suis aussi un fan des Stones, et on tripait sur les mêmes choses. Donc, ça s’est fait assez naturellement», ajoute avec un peu plus de sérieux Jean-Sébastien, qui a largement contribué au renouveau musical du groupe. «J’ai écouté et joué beaucoup de blues, donc j’ai apporté cette petite touche musicale.»
Grâce à iTunes, l’album Sweet Mama sera lancé sur différentes plateformes dans plus de 73 pays. Les fans québécois inquiets peuvent toutefois se rassurer: Les Respectables n’ont pas mis une croix sur leur carrière francophone. «On va faire ça en parallèle. Quand on a entamé un virage en français, on ne savait pas combien de temps cela allait durer. On est super contents de reprendre là où on avait laissé en anglais. Et, effectivement, ça va nous donner la chance de faire des spectacles partout ailleurs», affirme Stéphane.





