Musique

À Montréal dans le cadre du FIJM

Melanie Fiona lance The Bridge

Jessica Paradis / 7Jours 2009-06-29 19:25:03
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Crédit: Daniel Auclair Crédit: Daniel Auclair
Vous connaissez tous son premier extrait radio: Give It To Me Right. Découvrez maintenant son tout premier opus, une compilation qui transcende le temps.

Melanie Fiona était en ville, lundi dernier. Elle se préparait pour le lancement de The Bridge, un album qui se veut le fruit d’une détermination monstre et d’un amour inconditionnel pour la musique de tous genres et de toutes les époques. Sur des airs soul, R&B, pop et reggae, on y savoure douze pièces signées par l’auteure-compositrice-interprète canadienne d’origine guyanaise dont l’ambition est de faire de la musique universelle et intemporelle.

Melanie, une information à ton sujet est introuvable. Quel âge as-tu?

Je suis dans la vingtaine. C’est tout ce que je dirai. Je ne veux pas divulguer mon âge exact parce que je considère que j’ai une vieille âme et que, dans l’industrie de la musique, on met souvent l’emphase sur la vie personnelle des gens plutôt que sur la musique qu’ils font. Moi, je veux que l’importance soit mise sur ma musique.

D’accord. Parle-nous alors de ton premier contact avec la musique. On sait que ton père a découvert ton talent, un jour où il t’accompagnait à la guitare, alors que tu chantais du Whitney Houston.

Oui. Mes parents écoutaient beaucoup de musique soul à la maison. Mon père jouait de la guitare et ma mère, qui a une voix puissante, chantait toujours du Whitney Houston ou du Barbara Streisand. Ils ont découvert que je pouvais chanter assez tôt dans ma vie et, depuis, ils m’encouragent à développer mon talent, ce qui n’est pas très difficile, car je suis une amoureuse de la musique! Un jour, peu après avoir complété mon secondaire, j’ai décidé de quitter Toronto pour la Californie, où j’allais enregistrer un album avec ma productrice exécutive, chez Title 9. C’est donc ce sur quoi j’ai travaillé durant les dernières années, et, avec beaucoup de travail, d’adversité, de voyagement et de sacrifices, me voici, avec mon premier album!

Give It To Me Right, ton premier simple, a été acclamé autant par la critique que par le public.

Oui et, pour un nouvel artiste, ça procure un sentiment incroyable, parce qu’on ne sait pas comment on sera reçus. Je crois que mon album connaîtra autant de succès car j’ai osé faire quelque chose de différent. Je ne voulais pas que ça sonne de la manière à laquelle on s’attend que ça sonne avec les artistes émergeants. J’ai voulu prendre un risque et sortir quelque chose de riche et de significatif. J’ai voulu créer une rencontre entre le passé et le présent, entre les genres, les cultures, les âges et les genres musicaux, d’où le titre de mon album. Puisque j’ai grandi au Canada, j’ai été exposée au multiculturalisme, j’ai été inspiré par toutes sortes d’artistes et je voulais faire de la musique pour tout le monde. Give It To Me Right était, selon moi, le meilleur point de départ, mais chacune des chansons reflète mes intentions et ma personne, musicalement et personnellement.

Le magazine Entertainment Weekly t’a nommée parmi les cinq artistes à surveiller et Kanye West, un artiste avec lequel tu es partie en tournée l’an dernier, a également beaucoup blogué au sujet de ton talent. Ce sont là de beaux compliments…

Oui! Je ne peux pas croire qu’ils ont dit ça! C’est un honneur. C’est également le meilleur sentiment au monde de savoir que tu t’investis à fond dans quelque chose et que de fins connaisseurs, qui en ont vu venir et partir, reconnaissent ton talent.

Parles-nous de ton lien avec Kanye West…

Kanye a été un outil de promotion très efficace pour moi! Je l’admire beaucoup. La tournée est terminée, mais j’ai peine à croire que je suis vraiment partie en tournée avec lui! Je veux absolument qu’on collabore sur de futurs projets, alors on garde contact, à l’occasion.

T’as t-il conseillé?

Le voir en spectacle m’a, en soi, beaucoup appris, mais il m’a dit que je l’avais, que j’avais d’excellentes chansons, d’excellents danseurs, de fabuleux vêtements et d’excellents musiciens. Il m’a dit de ne pas avoir peur de faire les choses de manière à ce qu’on se souvienne de moi. C’est une phrase qui m’a marquée et je veux que les gens vivent une expérience quand ils viennent me voir en spectacle. Je veux qu’ils sentent la musique à travers ma performance. C’est pourquoi j’essaie de prendre possession de la scène avec passion et agressivité chaque fois que j’en ai l’occasion.

The Bridge sera en magasins le 30 juin prochain, jour même où Melanie Fiona montera sur la Scène du Festival, dans le cadre du plus grand festival de jazz au monde. Elle procédera ensuite à une session de signature d’autographes, sous la tente Archambault.

 
 
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