Troisième album en carrière
Stéphane Côté lance Des nouvelles
Clotilde Seille / 7Jours 2009-08-25 18:54:05
Stéphane Côté © Archives TVA
Stéphane Côté est un garçon originaire de Québec qui est venu à la chanson sur le tard, poussé par les uns et tiré par les autres. Le coup de pouce salutaire est surtout venu du fait qu’il a gagné le concours du Festival de Petite-Vallée en 1999, ce qui lui a donné l’opportunité d’enregistrer un premier album en 2001, Rue des Balivernes.
«Ça fait à peu près une dizaine d’années que je roule ma bosse avec la musique un peu plus sérieusement. Au début, je n’y croyais pas trop. Même quand je faisais des concours, je faisais ça un peu par dépit parce qu’on m’y poussait, mais de fil en aiguille, à force de me rendre en quart de finale ou en finale de concours provinciaux comme ceux de Granby ou de Saint-Ambroise, je me suis dit qu’il y avait peut-être quelque chose là! Après Petite-Vallée, c’est devenu très clair.»
Autre coup de pouce, celui d’être nommé en 2007 Sacré Talent à Espace musique, la radio musicale de Radio-Canada, aux côtés d’Alfa Rococo, de Tricot Machine et de Catherine Major. «C’est sûr, ça donne un coup de main. Ça a été un bon support et ça m’a permis de faire un bon bout de chemin!»
Des influences solides
Stéphane Côté ne s’en cache pas, ce qui fait le bonheur de son oreille depuis qu’il est tout jeune, c’est la chanson française dans ce qu’elle a de plus traditionnel, surtout en ce qui concerne les textes. Et s’il s’est façonné l’oreille musicale sur des groupes comme Harmonium et Beau Dommage, ce sont plus tard Brel et Brassens qui le mettront sur la planète des mots, autant ceux qu’il a écoutés que ceux qu’il écrit maintenant lui-même. «J’étais friand de toutes sortes de musiques pendant mon adolescence, mais c’est en écoutant du Brassens et du Brel que je me suis découvert une vraie passion pour le texte. Donc, je suis un peu une progéniture de… (rires) Ça fait un peu prétentieux de dire ça!»
Un chemin difficile
Stéphane Côté n’a pas choisi le moyen le plus facile pour se faire connaître. Il est bien conscient que faire de la chanson en laissant une grande place aux textes est un exercice un peu périlleux quand on veut toucher le plus de monde possible. D’un autre côté, il ne s’en formalise pas.
«Je ne me pose pas trop de questions à ce sujet-là. Je fais ce que j’ai envie de faire et de la manière dont j’ai envie de le faire. Évidemment, je me rends bien compte que ce n’est pas ce qui est le plus accessible pour un large public, mais je ne peux pas être une autre personne que ce que je suis.»
Le public est là!
Si vous pensez que Stéphane Côté se débat dans une mer d’indifférence, détrompez-vous! D’ailleurs, il confirme en disant: «Je ne me plains pas. J’ai une certaine reconnaissance en ce qui concerne mon travail, de la critique, d’une part, et du public friand de ce type de chansons, d’autre part. J’ai quand même fait près de 200 spectacles avec mes deux premiers albums. J’ai la chance d’être entouré de gens qui travaillent avec moi par choix, parce qu’ils aiment ce que je fais, et qui m’appuient dans mon travail. C’est pour tout cela que ça va assez bien, même si je ne suis pas connu comme Barabbas».
Un gars heureux
Il est difficile de sortir du lot quand on signe une chanson de nature un peu plus classique. Ils sont nombreux à la colporter dans des endroits anonymes où les critiques se font rares, même si un public amoureux de mots s’y bouscule. Stéphane sait reconnaître la chance qu’il a de se démarquer dans son domaine, et il nous avoue le bonheur que ça lui procure.
«J’ai une vie que j’aime, j’ai une liberté de création et je m’amuse là-dedans. Ce qui me rendrait heureux pour l’avenir, ce serait de garder cette liberté de création, et de garder la passion et le goût de faire de la chanson avec les gens avec qui je travaille. Je ne suis pas un gars malheureux, moi!» Et il n’y a pas de raisons que ça arrête!





