Daniel Boucher
Musicien et bricoleur
Vanessa Schneider / 7Jours 2009-08-29 07:00:59
Daniel Boucher, porte-parole du 41e Festival international de la chanson de Granby © Frédéric Auclair
Daniel Boucher habite maintenant à temps plein en Gaspésie, se consacrant à son fils et à la construction de sa nouvelle maison. Toutefois, la musique n’est jamais loin: il est porte-parole du 41e Festival international de la chanson de Granby.
Rencontré lors de la conférence de presse du festival, il était bien heureux d’être de retour dans la métropole et de finalement rencontrer les demi-finalistes...
Mission: être présent
«Ma job, c’est principalement d’être là pour les participants, parce qu’ultimement c’est pour eux qu’on fait ça», explique le chanteur. Il commence tout juste à rencontrer les candidats, mais espère être le plus présent possible pour eux. Il souhaite les écouter, échanger avec eux et, surtout, répondre à leurs questions: «Ce ne sont pas toujours des questions existentielles; il s’agit simplement de démystifier le quotidien de quelqu’un qui fait ça dans la vie.»
Il reconnaît que le métier de chanteur peut être relativement abstrait: «Quand tu veux faire ça dans la vie mais que tu ne sais pas comment ça fonctionne, c’est l’fun d’avoir des gens qui sont là pour toi...»
S’il décrit son rôle comme conseiller aux demi-finalistes, il insiste sur un point: «Ce que je pense, ce n’est pas si important que ça, parce que ce n’est pas moi qui va faire leur carrière mais eux.»
Pour prouver son point, il raconte une anecdote qui remonte à 1997, lorsqu’il participait au Festival en chanson de Petite-Vallée. Durant un atelier d’écriture, on lui avait fortement suggéré de couper certaines paroles d’une de ses chansons, mais il avait répondu: «Je ne sais pas pourquoi, mais je pense que j’ai le goût de les garder.» Il s’agissait de «Ma gang de malades, vous êtes donc où?» Paroles qui sont passées à l’histoire...
Selon lui, ce n’est pas parce qu’un professionnel te donne un conseil qu’il a forcément raison. Il juge que les «nouveaux» artistes doivent apprendre à gérer leur carrière et à prendre leurs propres décisions.
Francophonie et indépendance
Cette année, plusieurs finalistes du Festival de la chanson de Granby sont originaires de pays faisant partie de la francophonie internationale, dont le Cameroun, le Sénégal et Israël. Le porte-parole craint-il que la présence d’artistes francophones de l’extérieur du Québec vienne diluer la présence dite purement québécoise? «Je ne pense pas qu’on en vienne là, mais c’est encore drôle. Il reste combien de francophones chez les Canadiens de Montréal? Deux, trois? Mais en 2009, il n’y a pas lieu de s’inquiéter de ça.»
Il marque une pause et sourit en ajoutant: «Ces inquiétudes vont exister tant qu’on va être une province. Si on était un pays, on serait majoritaires chez nous, on ferait nos propres lois, on aurait nous-mêmes nos relations internationales... On aurait la clé de la maison, donc on arrêterait de s’inquiéter.»
Bricoleur en devenir
Natif du quartier Hochelaga-Maisonneuve, Daniel Boucher est maintenant le fier propriétaire d’un terrain en Gaspésie, où il a choisit de s’enraciner. Partant de zéro, il a défriché la terre et s’implique personnellement dans la construction de sa nouvelle demeure, qui comprend un petit studio maison: «J’ai une salle de bains à finir, des portes à installer, des murs à teindre... Tout ça est nouveau pour moi; je suis en train de devenir bricoleur!»
Depuis ce déménagement, il n’a même plus de pied-à-terre à Montréal et s’en trouve bien heureux.
Un album prochainement?
«Je n’y pense pas pour l’instant. Je fais confiance à la vie pour l’année à venir.» Il attend son prochain «flash», bien qu’il admette que la musique n’est pas son ultime intérêt. Il est ouvert à tout: cinéma, télévision, etc.
Le chanteur présentera plusieurs spectacles à travers le Québec cet automne.
Site MySpace de Daniel Boucher
Site officiel du Festival international de la chanson de Granby





