Musique

En spectacle au Club Soda

The Spleen: entre britpop et révolution

Marie-France Pellerin / 7Jours 2009-09-17 08:00:23
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The Spleen © Collaboration The Spleen © Collaboration

Si leur réputation est encore à faire, le groupe The Spleen s’inscrit néanmoins dans cette vague de jeunes artistes révolutionnaires. Débarqué dans le paysage musical en mai 2008 avec un premier album éclectique à la britpop ravageuse, il innove une fois de plus avec un concept encore inexploité au Québec.

Les cinq membres du groupe ont ainsi confié à quelques-uns de leurs fans la réalisation du vidéoclip de No More, pièce-titre de leur premier album. «Les fans se sont pointés avec cellulaires, caméras et appareils photo. Nous avons enregistré la chanson live. Le défi était vraiment de la rendre superbe», explique le guitariste Julien Martel. «C’était un concept de show. On a essayé d’en reproduire l’intensité», ajoute le chanteur Francis Frenette.

Cette mini-prestation de quatre minutes dans l'Amphithéâtre des Nations de Wendake a ainsi été prise sous près de 50 angles différents. Trois caméras professionnelles étaient également sur place afin de pallier à tout imprévu, et une dizaine d’ordinateurs ont permis le téléchargement immédiat du contenu de tous et chacun.

Deux équipes de production s’acharnent à extirper les meilleures prises du lot. «C’est maintenant à eux de se casser la tête et de réaliser le montage. Ils vont travailler fort. Nous, nous n’avons fait qu’une pièce», plaisante Julien. À titre de comparaison, le tournage du dernier vidéoclip avait nécessité deux longues journées de travail pour les musiciens.

Un nouvel opus en route

The Spleen est récemment entré en studio afin d’y préparer son deuxième album. «Nous allons montrer que nous avons maturé et délaisser un peu le côté pop. Ça va tout de même demeurer accessible, mais ce sera vraiment plus épique. Le côté grandiose, profond et intense sera encore plus poussé», confie Francis.

Le quintette promet par ailleurs un opus plus homogène. «Le groupe existe depuis trois ans. Pour le premier album, nous avons pigé à gauche et à droite dans ce que nous avions fait. Là, nous partons à la base. Ça va être décisif pour notre son. Je ne veux pas nous mettre de pression, mais ça passe ou ça casse. Nous avons ouvert des portes avec le premier ; nous frappons avec le deuxième… ou nous mourons», s’esclaffe le chanteur.

Du Petit Campus au Club Soda

De passage au Petit Café Campus en mars dernier, The Spleen foulera les planches du Club Soda le 19 septembre prochain avec un show ayant largement évolué. «Nous avons plus d’expérience. Nous avons quand même fait de grosses salles cet été. C’est le même spectacle, mais il est rodé, perfectionné, défini et encore plus complet.»

Toujours fidèle à l’album, les sonorités diffèrent donc très peu sur scène des enregistrements originaux. «Personnellement, j’aime beaucoup voir des interprétations et des sons travaillés, des intros plus longues. Sauf que nous, nous en sommes à nous faire connaître. Quand le groupe sera vraiment établi, c’est quelque chose que nous pourrons nous permettre», souligne Francis.

L’art d’innover

À une époque de profonds bouleversements dans l’industrie du disque, The Spleen use de créativité avec les nouvelles ressources technologiques mises en place. «L’industrie musicale est en pleine mutation. Il faut savoir s’y adapter et non pas se battre contre les changements. Notre but est de nous démarquer avec les spectacles, de nous faire connaître et d’établir une relation avec les fans. Je pense qu’avec les moyens de communications que nous avons aujourd’hui, nous pouvons vraiment créer une proximité avec eux. Nous misons là-dessus.»

The Spleen sera en spectacle le 19 septembre prochain au Club Soda.

 
 
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