SENS
Le calme avant… la tempête!
Marie-France Pellerin / 7Jours 2009-09-26 07:00:37
SENS © Collaboration
Rencontrés dans un café de l’avenue du Mont-Royal, trois des membres de SENS échangent calmement sur leurs différents projets. Sous leurs airs placides cependant bouillonnent des eaux beaucoup plus rock, et la première vague de ce tsunami devrait déferler sous peu sur les ondes radiophoniques.
Les membres du groupe ont mis la pédale douce en ce qui concerne leurs spectacles, se laissant beaucoup plus de temps pour la création de leur deuxième album, qui devrait voir le jour en janvier 2010. Le premier extrait est attendu très prochainement.
«Ça reste rock, toujours en étant accessible, mais c’est beaucoup plus moderne comme musique. On a essayé le plus possible de couper le côté classic rock des années ’70 et ‘80», précise le chanteur, Tommy Boulanger, au sujet de ce nouvel opus. «Nous savons davantage où nous allons et ce que nous voulons comme sonorité. Nous le savions déjà avec Dans un monde, mais la direction musicale sera plus précise», ajoute le batteur, Christian Alary.
«Au Québec, il n’y a rien qui sonne comme ça en ce moment. Lors du premier album, beaucoup de gens prenaient l’option facile de nous comparer avec Éric Lapointe parce que nous faisons du rock. Là, nous allons amener un son spécial», poursuit Pier-Alexandre Plouffe, bassiste de la formation, qui s’est à nouveau entourée des réalisateurs Toby Gendron et Sylvain Michel.
«Mêmes les textes sont plus matures. Il y a plusieurs chansons du premier album qui ont été composées lorsque nous étions plus jeunes, comme Ma tempête. Tommy l’a composée à 17 ans, et il en a aujourd’hui 25.» Écrites dans les deux dernières années, les pièces reflèteront ainsi largement l’évolution du groupe.
«Je suis confiant du nouvel album que nous préparons. Je trouve ça bon. Ça nous enlève le goût de jouer les anciennes chansons en show tellement nous avons hâte de jouer les nouvelles! Je pense que notre public ne sera pas déçu. Si d’autres gens peuvent embarquer, tant mieux.»
Un bilan plus que positif
Promenant autrefois leur rock de bar en bar, le quatuor a, depuis le lancement de son tout premier album en mai 2008, offert une trentaine de spectacles à travers le Québec en plus d’avoir la chance de se produire en première partie de Jonas, Éric Lapointe et Marie-Mai, au Centre Bell. «Ça amène une expérience incroyable. Contrairement aux bars, c’est vraiment professionnel. Tout est réglé au quart de tour», de dire le chanteur.
Pier-Alexandre salue pour sa part la visibilité qu’offre de telles opportunités : «Quand tu te produis en première partie, ta salle est pleine et tu n’as rien eu à faire. Soit les gens achètent ton album et tripent sur ton cas, soit ils ne s’en souviennent plus le lendemain! Dans les deux cas, tu es gagnant.»
Par ailleurs, SENS pourrait bien se voir remettre son tout premier Félix puisqu’il a été mis en nomination à l’ADISQ dans la catégorie Album de l’année – Rock, aux côtés de Jean Leloup, Mathieu Provençal et Marie-Chantal Toupin. «C’est toute une surprise. Nous sommes le seul groupe émergent. C’est une belle reconnaissance. Nous sommes super contents. Ça nous donne un bon coup d’envoi», confie Christian.
Porte-paroles des Auberges du cœur
La Fondation des Auberges du cœur a trouvé en SENS ses nouveaux porte-paroles. «Nous sommes très contents d’appuyer une cause pour les jeunes en difficulté, soit en leur servant de modèle ou simplement en les aidant à s’en sortir.»
Tommy, qui s’estime plutôt choyé, accueille à bras ouverts ce nouveau mandat. «Nous sommes tout de même dans cette catégorie d’âge, et nous avons la chance de faire ce dont nous rêvions tout en étant supportés par nos familles et nos amis. Nous avons un bon entourage. Ce n’est pas tout le monde qui a cette chance.»
Et eux, à quoi eux rêvent-ils maintenant que les bases de leur carrière semblent être bien solides? «Ce qui se passe présentement, multiplié par mille. Nous souhaitons qu’il y ait toujours de plus en plus de gens qui écoutent notre musique et qui s’intéressent à ce que nous faisons», conclut Pier-Alexandre.





