Rentrée montréalaise
The Spleen séduit Montréal
Marie-France Pellerin / 7Jours 2009-03-26 05:01:03
The Spleen © Collaboration
The Spleen a effectué sa rentrée montréalaise mercredi soir au Petit Café Campus. Opération de charme réussie! Après avoir retenu l’attention de l’industrie musicale japonaise lors de sa récente participation à l’événement Canadian Music Week, à Toronto, le groupe a séduit Montréal en présentant principalement les pièces de son premier opus, No More.
Intense, c’est le moins qu’on puisse dire! Pendant 90 minutes, The Spleen a entraîné le public dans son univers «britpop-alternatif» planant. Si on sent les multiples influences du groupe à travers sa musique, il présente néanmoins un son plutôt novateur.
À la fin de cette solide prestation, applaudissements, cris et sifflements ont fusé de toutes parts. Il faut dire que The Spleen est arrivé en ville dans un autobus rempli de fans de la région de Québec, qui ont sans doute contribué à mettre le public montréalais dans l'ambiance. Quoi qu’il en soit, même les plus réticents se sont laissé transporter par les beats endiablés du groupe.
Doté de charisme, le chanteur Francis Frenette, un beau ténébreux, a séduit la foule grâce à son registre impressionnant. Il a oscillé magnifiquement entre «voix de tête» et «voix de corps», mais il est dommage qu’à de nombreuses reprises la musique ait «enterré» toutes ses subtilités vocales. Tantôt muni de son micro, tantôt de sa guitare, le chanteur a démontré ses talents de musicien, osant même jouer du clavier.
Préserver la sonorité de l’album
The Spleen a somme toute été très fidèle au son de l’album, laissant libre cours à son imagination lors des reprises de grands succès ayant marqué son jeune parcours. Les musiciens ont revisité Don’t Look Back in Anger, d’Oasis, Another One Bites the Dust, de Queen, ainsi que Time Is Running Out, de Muse.
Mais la palme du cover le plus original revient assurément à Toxic, de Britney Spears. Revisitée selon leur style, la pièce est… surprenante! Le groupe a su ponctuer efficacement le spectacle de ces reprises, qui ont donné quelques points de repère aux spectateurs non-initiés.
Les cinq membres ont également présenté une pièce inédite, qui a reçu un accueil chaleureux des spectateurs. Voilà qui augure bien pour la suite des choses!
Coups de cœur
Les effets visuels obtenus grâce à un système de projection étaient intéressants. Ils auraient toutefois eu avantage à être soutenus par un éclairage juste. Malgré quelques petits ennuis techniques, particulièrement en ce qui concerne les micros, The Spleen a livré une solide prestation avec une énergie du tonnerre.
L’ensemble de l’œuvre est géniale, mais The Spleen excelle particulièrement dans des pièces telles que Paris Spark et No More, où une musique ambiante, voire organique, empreinte de mélancolie appuie toute la richesse vocale du chanteur.
Ballades ou pièces rythmées et festives, le groupe démontre une recherche approfondie des textures musicales. Certains mentionneront peut-être que le style reste à être précisé. Néanmoins, The Spleen est sur la voie du succès: il présente un produit qui se démarque dans le paysage musical québécois.





