Lavoie et le grand chœur
Un nouveau disque pour Daniel Lavoie
Maxime Charbonneau / 7Jours 2009-09-16 16:40:27
Daniel Lavoie © Jean Langevin
C’est au restaurant de l’hôtel Opus, situé sur la rue Sherbrooke à Montréal, que 7jours.ca a eu la chance de rencontrer le chanteur. Toujours aussi charmant et sympathique, c’est avec nostalgie qu’il se souvient de ce spectacle. Un spectacle qui semble l’avoir profondément marqué. «C’était très grandiose, émouvant aussi au point d’en être bouleversant. Il s’agit d’un exercice que je recommande à quiconque fait des chansons, soit de se retrouver un jour devant un chœur avec autant de cœur et autant d’énergie. C’est une expérience inoubliable.»
Une expérience grandiose, qui a tout de même su rendre fébrile l’artiste, pourtant si calme et posé à l’habitude. «Le stress était de ne pas livrer à la hauteur de l’énergie du chœur. Ces gens-là ont choisi d’être là, ils font ça par amour, ils ont tous travaillé pendant un an pour être là et ils s’attendent à quelque chose, du moins j’en avais l’impression. J’avais donc un stress de livrer la marchandise, ce fût un week-end assez épuisant.»
Assurément que dans le vaste répertoire de Daniel Lavoie, plusieurs de ses pièces se prêtent facilement à ce genre d’exercice. D’autres, comme Tension attention, ne sont pas aussi faciles à interpréter avec un chœur. «C’était très périlleux, surtout qu’on a opté pour l’arrangement de mon album Live au Divant Vert. Un arrangement très rapide et extrêmement difficile à faire. Au début, je croyais qu’ils étaient fous de vouloir s’aventurer dans cette version, mais force est de croire que j’avais tort, car ça a donné quelque chose de très cohérent, qui brasse et qui fonctionne.»
Immortaliser le spectacle allait de soit pour le chanteur, car pour rien au monde il ne souhaite oublier cet événement. «J’avais envie d’avoir un souvenir de cette expérience, car en 40 ans de carrière, c’est la première fois que ça m’arrive. J’imagine que ça n’arrivera pas 25 fois encore. Donc, je me suis dit que tant qu’à se donner la peine de l’enregistrer et d’en faire une production de qualité, il fallait en faire un disque.»
40 ans de vie artistique
Toujours aussi discret et humble de sa personne, c’est sans tambour ni trompette qu’en entrevue, Daniel Lavoie nous confiait qu’il célébrait cette année ses 40 ans de carrière. «Je ne pense pas que je souhaite célébrer la chose avec un gâteau. Je suis fier de m’être rendu aussi loin, car lorsque je suis arrivé au Québec, j’étais un ti-cul, qui ne connaissait personne, qui avait de gros rêves, mais qui ne savait pas trop comment y arriver. Finalement, petit à petit, j’ai réalisé pratiquement tous mes rêves. J’ai rencontré tous les grands de la chanson, j’ai chanté souvent avec eux, plusieurs sont devenus mes amis et ça m’éblouit à chaque fois. Bref, je suis plus étonné et surpris de ma carrière, que satisfait.»
Une tournée qui épuise
Cet été, le chanteur a parcouru tout l’est du Québec dans le cadre de la tournée du ROSEQ. Une tournée pas de tout repos, dont il ne semble pas s’être remis encore. «Ce fut une longue tournée, extrêmement épuisante. Quand tu as 25 ans, c’est moins épuisant, mais à 60 ans c’est fatigant. Comme il s’agissait de mon spectacle solo, j’étais seul pour tout faire. Par chance que ma blonde, qui est ma directrice de tournée, était présente avec moi. Bref, ça m’a demandé beaucoup d’énergie.»
L’album Lavoie et le grand choeur est actuellement disponible.





