Galant, tu perds ton temps
Le traditionnel au féminin
Maxime Charbonneau / 7Jours 2009-11-04 14:00:06
Galant, tu perds ton temps © Production
Sur scène, Évelyne Gélinas, Isabelle Payette, Jacynthe Dubé, Josianne Hébert, Mia Lacroix ainsi que le percussionniste et complice du quintette féminin, Jean-François Berthiaume, pigeront surtout parmi les pièces qui figurent sur leur plus récent album, Galant, tu perds ton temps II. Un disque double réunissant, d’un côté, quelques chansons traditionnelles et. de l’autre, quelques complaintes, le tout, naturellement, livré a cappella. «Sur scène, on a décidé d’être assez représentatifs de l’album, nous explique l’instigatrice du projet, Josianne Hébert. Ce sera un heureux mélange entre des chansons relatant des faits divers et d’autres, des événements plus tragiques, ainsi que des pièces un peu plus comiques, par exemple, Le concours de poitrines.»
Quand on demande à Isabelle Payette de nous dire à quoi nous devons nous attendre de la formation sur scène, elle précise aussitôt que le contenu prime sur le contenant. Reste, tout de même, qu’on est loin d’un tour de chant statique. «On a tout de même quelques petits déplacements, et notre musicien, Jean-François, fait un peu de gigue, à l’occasion. Par contre, nous ne sommes pas déguisées, et ce n’est pas une pièce de théâtre. On accorde par-dessus tout la priorité au passage de l’émotion. On est là pour les textes, pour les chansons, et je pense qu’on les rend bien.»
À quelques différences près des Charbonniers de l’enfer
Il serait facile de comparer rapidement Galant, tu perds ton temps aux Charbonniers de l’enfer, qui ont signé un contrat au sein de la même compagnie de disques. Mise à part la différence de sexe, les ressemblances sont tout de même assez nombreuses. «Comme les Charbonniers sont une grande source d’inspiration pour nous, explique Josianne, il y a quelques ressemblances, mais il y a encore plus de différences entre les deux groupes. Par exemple, on ne tape pas du pied nous-mêmes et, puisqu’on est encore toutes jeunes, on chante debout tout le temps. (rires) Aussi, notre percussionniste joue dans des tonalités différentes de celles des Charbonniers. Oui, il exécute un peu de tapage de pied, mais il ajoute à cela du tambour à mailloche. Bref, on essaie vraiment d’aller ailleurs, afin d’éviter justement qu’il y ait trop de ressemblances entre les deux.»
Primé ailleurs, boudé ici?
Il n’y a pas à dire, le groupe en a fait, du millage. Il a visité notamment la Colombie-Britannique, l’Écosse, la Malaisie et l’Alberta (Calgary). Naturellement, le but premier de ces voyages était de se faire découvrir, mais également et tout simplement, de travailler. Curieusement, et ça ne date pas d’hier, vivre de la musique traditionnelle, de notre musique, est beaucoup plus facile à l’étranger qu’ici. Comme le raconte Josianne Hébert, «c’est encore la réalité. En même temps, ici, on a l’habitude de dire que c’est toujours plus beau quand ça vient d’ailleurs. Les gens vont suivre des cours de salsa, aller voir de la danse africaine, triper sur le flamenco, tandis que la musique des gens d’ici est toujours aussi méconnue, malheureusement.»
Alors, afin de découvrir de la musique bien de chez nous, procurez-vous des billets pour la grande rentrée montréalaise de Galant, tu perds ton temps, qui aura lieu le 5 novembre prochain, au Cabaret La Tulipe. Pour connaître toutes les autres dates de spectacles de la formation, visitez son site officiel: galanttuperdstontemps.ca





