Musique

Rentrée montréalaise de Vincent Vallières

Le baptême du monde qui tourne fort

Jessica Paradis / 7Jours 2010-02-08 14:50:27
Partager
Vincent Vallières © Courtoisie
Vincent Vallières © Courtoisie

Vincent Vallières est présentement en tournée à travers le Québec. L’auteur-compositeur-interprète fait découvrir au public les chansons de son cinquième disque, Le monde tourne fort, paru en septembre dernier.

Si les plages disponibles dans son horaire se feront rares dans la prochaine année, le chanteur à la plume exquise nous a indiqué, lors d’un agréable entretien téléphonique, qu’il trouvait toujours le temps de coucher sur papier ses nouvelles compositions.

Mais en attendant de pouvoir se mettre du matériel exclusif sous la dent, Vallières nous invite à assister au baptême de son dernier-né, lors d’une très attendue rentrée montréalaise, le 11 février, 20 h, au Métropolis.

Vincent, que nous as-tu concocté pour ton retour dans la métropole?

Ce qui va être mis de l’avant, ce sont les tounes de Le monde tourne fort, qui sont plus appuyées que sur l’album. Elles prennent une tangente plus rock’n’roll et, des fois, plus atmosphérique. On va piger notre répertoire mais on va surtout puiser dans les deux disques précédents, Le repère tranquille et Chacun dans son espace. On va faire de la musique qui bouge, d’une part, mais on va aussi entrer dans différents monologues pour appuyer nos chansons.

Doit-on s’attendre à des surprises?

C’est une bonne question! Je ne le sais pas encore. J’ai pensé inviter des artistes mais je ne suis pas sûr encore. Je préfère donner toute l’attention aux chansons. Mais ce n’est pas impossible…

Quel type d’énergie désires-tu créer le 11 février au soir?

L’énergie qu’on amène sur la scène est celle d’une famille. Ça fait des années que mes musiciens et moi on fait de la tournée ensemble. Ils sont devenus comme des frères pour moi. On est en gang, entre chums, et c’est cet état-là qu’on veut propager dans la foule. J’aspire aussi à établir une proximité avec le monde et à créer un rassemblement autour des chansons. À leur donner toute la place.

Tu as choisi le Métropolis pour ta rentrée montréalaise. Qu’a de particulier cette salle à tes yeux?

C’est une bonne salle pour le rock’n’roll et, en même temps, c’est une salle exigeante. Des artistes internationaux s’y produisent et jusqu’à 2000 personnes peuvent s’y réunir. J’ai hâte! C’est toujours un beau défi de jouer là et le fait de rassembler autant de gens autour de mes chansons me fait immensément plaisir.

Des supplémentaires de ton spectacle ont été annoncées jusqu’à la fin de l’année. Trouves-tu le temps de continuer à composer?

Il y a des supplémentaires jusqu’à la fin de l’année et ça va probablement se prolonger jusqu’en 2011. J’ai beaucoup de projets d’écriture et oui, je continue à écrire des chansons pour moi comme pour les autres. Plusieurs personnes m’en ont demandé, mais je dois trouver le temps! J’aimerais aussi en proposer à d’autres interprètes, qui pourraient trouver un intérêt à les chanter.

Malgré ton horaire chargé, as-tu des projets pour l’été?

On va en profiter pour aller faire de la tournée entre autres aux Îles de la Madeleine, pour voyager un peu. C’est le fun de faire des événements à grand déploiement, comme on le fait, cette semaine, au Métropolis, mais c’est le fun aussi de partir sur la route incognito et de faire de la musique, pour le fun, sur place. Pour moi, c’est une bonne façon de ne pas perdre l’essence de ce métier-là. On a quelques festivals, éparpillés dans différentes villes, et j’ai des projets d’enregistrement pour l’automne, en continuité avec Le monde tourne fort. C’est pour donner suite aux nouvelles chansons avec des chansons exclusives pour les fans, qui sortiraient au courant de l’année.

Parle-nous maintenant du souvenir que tu gardes de ton expérience sur les planches du Centre Bell, où toi et tes musiciens avez défoncé la nouvelle année.

C’était tout un buzz! Le fait d’être rassemblés au Centre Bell, mon band et la gang des Cowboys Fringants, pour faire ce show-là, ça va rester un souvenir marquant. Chanter devant un public rassemblé pour clôturer non seulement une année mais une décennie, c’est un moment fort dans notre parcours. L’accueil nous a surpris aussi. Les gens étaient généreux et réceptifs. On sentait la fébrilité.

La dernière décennie a été importante pour toi. Non seulement tu t’es mérité les éloges des critiques et du public mais aussi t’es-tu valu la reconnaissance de tes pairs dans l’industrie…

Oui. C’est très spécial quand d’autres auteurs-compositeurs, qu’ils soient plus jeunes ou plus vieux, se pointent aux spectacles ou envoient des courriels, quand les disques sortent, pour dire que des chansons ou des albums les ont touchés. Au fil des années, on finit par trouver notre famille, nos points de repère et on se forge des amitiés réelles qui n’ont rien à voir avec le showbusiness.

En tant qu’artiste qui continue à donner le meilleur de lui-même et à se surpasser, depuis maintenant plus de 10 ans, que penses-tu du fait que ta rentrée montréalaise est aujourd’hui très attendue?

Je suis content et j’essaie d’en profiter parce que je suis conscient de la fragilité de ce métier-là. Plus j’évolue, plus je la comprends et moins je prends mon métier pour acquis. Je travaille de plus en plus fort, en essayant de le faire avec le moins de complaisance possible.

 
 
Toutes les nouvelles des 7 derniers jours
 
 
Envoyer à un ami Imprimer

Galeries photos

Autres nouvelles Musique

Lancement de l’album La route

«J’ai gagné en assurance» – Jonathan Roy

 
Michel Louvain, Mario Pelchat et Marie-Élaine Thibert

Les stars chantent Noël

 
Dévoilement des nommés à l’ADISQ

Brigitte Boisjoli obtient cinq nominations

 
Festival de la chanson de Granby

Une dernière demi-finale convaincante

 
Compilation LOVE

Pour une bonne cause

Entrevues

Sophie Prégent et Charles Lafortune

Photographiés par Julie Perreault

 
Michèle Barbara Pelletier

Loin des studios pour un long moment

 

Divertissement sur Canoe.ca

Dans votre 7 Jours cette semaine

Sophie Prégent et Charles Lafortune

- «Notre fils nous garde très unis»

René Simard

- Son grand retour sur scène

Roy Dupuis

- Parti deux mois en Inde

La Franchise

- Portrait des 12 candidats

Disponible en kiosque !