Lancement du 2e volet de son projet de duos
Marjo... selon ses hommes
Vanessa Guimond / 7Jours 2010-02-09 20:26:30Le rock lui coule dans les veines, mais quand vient le temps de dévoiler son côté plus tendre, Marjo ne cède pas sa place. Celle à qui l'on doit quelques-unes des plus touchantes balades du registre québécois comme Tant qu'il y aura des enfants et S'il fallait a décidé de faire honneur à cette facette de son répertoire en y consacrant le deuxième volet de Marjo et ses hommes.
Certains de ses complices, de ces artistes de renom avec qui elle a souhaité s'associer pour cet album, étaient présents à l'Astral mardi où avait lieu le lancement de ce nouveau recueil de duos. En après-midi, alors qu'ils répétaient en vue une prestation spéciale offerte en soirée, les hommes de Marjo n'avaient que de bons mots pour la chanteuse.
Luc De Larochellière © Frédéric Auclair
«Quand j'ai fait mes débuts dans le milieu de la musique, la plus grande, la vedette incontestée, c'était Marjo, a affirmé Luc De Larochellière avec qui la chanteuse interprète Y'a des matins. J'ai toujours été impressionné par l'énergie qu'elle dégageait et qu'elle dégage toujours d'ailleurs. C'est quelque chose de très contagieux.»
Mario Pelchat et Marjo © Frédéric Auclair
«Je trouve que le mot vivante lui va très bien, parce que c'est une personne qui dégage une très belle énergie. Avant de la connaître un peu mieux, Marjo était une idole du rock à mes yeux, mais je ne savais pas encore à quel point elle était humaine et à quel point elle est une grande artiste», a expliqué Mario Pelchat, son complice sur la pièce Bohémienne.
«Je pense que c'est mon ami Gilbert Langevin (poète et parolier) qui a réussi à la décrire de la façon la plus juste. Il l'a appelé celle qui va, a raconté Dan Bigras. Ce que j'admire le plus chez elle, c'est qu'elle s'est toujours assumée. Quand une femme comme elle se lance dans un projet et qu'elle décide que ça ne l'intéresse plus ou qu'elle ne veut plus de cette vie-là, elle arrête et s'en va, tout simplement. C'est une femme qui est fidèle à elle-même.»
Une expérience marquante
«Au moment d'entrer en studio, j'avoue que j'étais impressionné, a confié Luc De Larochellière. C'est comme si j'avais gardé cette image de rockeuse en tête, alors qu'elle est aussi une femme très douce. Je savais qu'elle était très gentille, mais disons que je ne voulais pas la décevoir.»
Pour certains, l'enregistrement a été une occasion en or d'apprendre de nouvelles choses sur le métier alors que pour d'autres, comme Dan Bigras, ce moment en a été un d'humanité et de partage entre deux artistes.
«Je sais ce que c'est d'enregistrer un album de duos et je dois avouer qu'en spectacle nous devons partager la scène avec les autres. Je les adore tous, mais c'est comme si je vivais un petit moment de jalousie, a confié Dan Bigras, le sourire aux lèvres. Le moment en studio a été le moment où le fan de Marjo en moi a pu être vraiment comblé.»
Steve Veilleux et Marjo © Frédéric Auclair
«Pour moi, Marjo est la marraine du rock québécois, a affirmé d'emblée Steve Veilleux du groupe Kaïn. Depuis l'époque de Corbeau, elle n'a rien perdu de son intégrité, de sa fougue et de son magnétisme. Au moment d'enregistrer Lune de novembre, elle nous a accueillis en studio avec beaucoup de générosité. Nous avons aussi beaucoup appris de cette expérience, ç'a vraiment été un beau trip.»
«Nous avons appris que le rock et la fougue peuvent perdurer durant toute une carrière, a ajouté son collègue guitariste Patrick Lemieux. Elle est toujours aussi rock et elle est toujours aussi vraie. Ça, c'est impressionnant! Elle nous montre que d'être authentique, c'est ça qui compte.»
Marjo montera sur la scène du Centre Bell le 26 mars prochain en compagnie de nombreux artistes ayant collaboré aux deux albums. Les billets pour ce concert sont en vente via le réseau Admission.





