Bobby Bazini lance Better in Time
Un jeune prodige à découvrir
Jessica Paradis / 7Jours 2010-03-10 20:24:42
Bobby Bazini © Julien Faugère
Il n’y a pas si longtemps, Bobby Bazini était un parfait inconnu. Le 3 mai, son premier album, intitulé Better in Time, lancé au Québec mercredi dernier, au Balcon, sera lancé dans 28 pays d’Europe, grâce à l’appui de la multinationale Warner Music.
Et on vous le dit, il faut s’attendre à ce que le talent de ce jeune prodige, originaire de Mont-Laurier, dans les Laurentides, et à la voix plus vieille que son âge, fasse sa place parmi les grands, ici comme au-delà de nos frontières.
«Je ne réalise pas encore tout ce qui arrive», a dit l’auteur-compositeur-interprète, qui mettait pour la première fois son visage à découvert, le soir de son lancement.
Il venait alors de se produire sur scène avec un band de huit musiciens, devant un public impatient de le voir briller sur scène depuis l’immense succès qu’a connu I Wonder, son premier extrait radio, paru l’automne dernier.
Présenté par Mike Gauthier, le jeune homme de vingt ans est apparu sur scène, chemise carottée, cheveux décoiffés et guitare en mains, et a entamé Turn Me On. Les yeux fermés, il semblait fusionner avec la musique, une passion qui lui a été transmise par ses parents, dont le divorce a mené le jeune Bobby à s’établir chez ses grands-parents, qui lui ont, à leur tour, fait découvrir quelques grands noms de la chanson.
Ont suivi les Better in Time, Oh Katy, I Wonder et One Thing Or Two, pièce que Bobby a interprétée l’air dégourdi et plus à l’aise devant son public. Ce titre est d’ailleurs le prochain extrait à sortir sur les ondes radio cette semaine.
Un son sorti des vieux tiroirs
Better in Time, album à saveur folk, blues, R&B et country, coréalisé par Tino Izzo, Peter Ranallo et Éric Collard, s’inspire fortement des œuvres de Johnny Cash, The Doors, Marvin Gaye, Ottis Redding, Bill Withers, Bob Dylan et Bob Marley et contient 12 titres anglophones, tous composés par Bazini, à l’exception de Turn Me On, que l’auteur-compositeur-interprète signe avec Hugo Sabourin.
Pas mal pour un nouvel artiste, quand on sait que la liberté de création n’est pas donnée à tous, en début de parcours. «Ça s’est fait vite, mais c’est exactement ce que je voulais. C’est ça qui est le fun! Vous savez, vous ne me verrez pas, dans quelques années, dire "Voilà! Je voulais me faire plaisir!" Je me suis déjà fait plaisir.»
Qelques genre musicaux, attrayants pour l’artistes, ont par contre été écartés de l’album, a confié Bazini. Il s'agit du reggae et du ska. «Je suis un grand fan de Bob Marley et ça se ressent plus ou moins. Dans le futur, je risque de tirer vers le country aussi, parce que c’est beaucoup de là que je m’inspire.»
Les portraits de Bobby Bazini qui se retrouvent sur la pochette de son album nous rappellent par ailleurs le grand Bob Dylan. Un concept «voulu», a déclaré le chanteur, qui avoue penser ne «pas avoir vu le jour au cours de la bonne époque»: «J’aurais aimé vivre dans les années 50, 60 et 70, parce que c’est là que tout s’est fait. Toutes mes influences ont créé à cette époque-là, que ce soit musicalement ou par rapport aux styles vestimentaires. C’est simple, les chanteurs des années rock’n’roll sont pour moi les kings de l’industrie!»
Par ailleurs, si les choses se sont précipitées, depuis l’arrivée de I Wonder, sur les ondes radio, à l’automne dernier, Bobby Bazini a indiqué qu’il avait eu deux ans pour composer ses chansons. «Ce qui a pressé, c’est l’enregistrement, parce que, au mois de septembre, quand on a sorti I Wonder, on avait seulement trois titres, dont le premier extrait!»
Il se dit toutefois satisfait du produit final. «Better in Time n’est pas un aboutissement. Ce n’est que le début, en fait, parce que je sais que je vais réussir à aller au bout de mes rêves. C’est ma philosophie», a conclu le chanteur, dont le visage deviendra familier pour de plus en plus de mélomanes, à l’échelle internationale.
Better in Time est maintenant en magasins. Bobby Bazini sera des festivals, cet été, et partira en tournée à travers le pays, avec ses musiciens, l’automne prochain. En attendant, il débarque dans les sutdios de l’émission Ratata de Paris, le 20 mars prochain. Et ce n’est que le début…





