L'argent fait leur bonheur.
Dominic et Martin
7Jours 2007-04-16 12:36:24
© Bruno Petrozza
Les humoristes Dominic et Martin ont récemment reçu un billet d’argent pour les 34 000 billets vendus de leur spectacle Inséparables. 7 jours les a rencontrés quelques minutes après leur 100e représentation à la Salle Pierre-Mercure, le 2 mars dernier. Malgré leur grande fatigue, ils ont accepté de nous parler de leur belle complicité.
Vous avez une belle folie sur scène et une énergie
incroyable. Votre spectacle semble très éreintant physiquement.
Dominic: Oui, et ça demande beaucoup de concentration. Il faut s’assurer que les punchs arrivent au bon
moment et non pas trois secondes plus tard. Et comme on échange parfois avec le public, je dois rester à l’écoute de Martin et vice-versa.
Martin: En ce qui me concerne, je suis épuisé physiquement, car je me lève de bonne heure le matin, à 3 h 55, puisque je
travaille à la radio. Cela dit, je suis toujours fatigué après un show, car la nervosité, le trac me donne des maux de dos. Sept fois sur dix, j’en ressens les malaises. Par contre, le lendemain, la douleur a généralement disparu.
Vous avez reçu un billet
d’argent pour votre spectacle Inséparables; c’est donc dire que ce show roule très bien.
On est habitués, en tant qu’humoristes, à faire des tournées de 250 spectacles. D’ailleurs, on a toujours comme objectif de le jouer
au moins 200 fois. Normalement, c’est la durée de vie d’un show d’humour. Ça veut aussi dire qu’on
a bien fait notre travail. Ce n’est pas
un exercice facile, au contraire.
D.: Recevoir un billet d’argent est émouvant. On se dit alors qu’il y a 34 000 personnes qui ont pris la peine d’acheter un billet et qui se sont déplacées pour nous voir. En plus, ce n’est pas toujours évident d’assister à un spectacle quand on a des enfants; ça exige une certaine organisation.
M.: C’est un privilège, pour nous, d’avoir un contact avec
le public. Je trouve ça très noble. De nos jours, on peut tout trouver sur Internet, il y a les cellulaires... Je ne dénigre rien, mais il reste que, dans un spectacle, il y a une vérité, une communion incroyable. On adore faire de la radio et de la télé, mais il n’y a rien de plus vrai que la scène.
Et sur scène, vous êtes réellement
inséparables.
Partout où je vais, les gens me demandent où est Dominic, comment il se fait qu’il n’est pas avec moi... Dans l’esprit des gens, on est
inséparables.
D.: Certains
pensent qu’on
vit ensemble
et qu’on fait
tout à deux.
Vous arrive-t-il de vous taper
sur les nerfs?
M.: Oui, mais ça ne dure qu’une
demi-seconde. À vrai dire, jamais
je ne me suis tanné de Dominic, comme j’ai pu me tanner de certaines filles que j’ai fréquentées. J’ai même déjà été en froid avec certains de mes frères et sœurs, mais jamais avec Dominic. On partage une passion commune et on regarde dans la même direction.
D.: Si l’un de nous n’avait plus de plaisir à faire ce métier-là, ça ne marcherait plus, on ne pourrait plus travailler ensemble.
Dominic, tu as de jeunes
enfants. Est-ce plus difficile pour toi de partir en tournée?
Non. Avant, en tournée, je m’ennuyais de ma blonde. Maintenant, je m’ennuie de ma blonde et de mes enfants. Mais je sais que je reviens; on ne part jamais plus de 10 jours.





