Spectacles

Mes Aïeux

La fête tous les soirs!

Maxime Charbonneau / 7Jours 2008-12-23 12:00:06
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Mes Aïeux Mes Aïeux © Frédéric Auclair
Les membres de Mes Aïeux vivent actuellement un temps des fêtes intense et sans repos. En spectacle par ci, en promotion par là, s’ils pouvaient rajouter quelques heures à une journée, ce serait loin d’être un luxe. Fière d’un quatrième album, La ligne orange, maintenant écoulé à plus de 50 000 copies, la célèbre troupe s’offrira sous peu le Métropolis et ce, deux fois plutôt qu’une. Rencontre avec le diable Stéphane Archambault et le trappeur Frédéric Giroux, à l’aube d’un tour de chant très attendu.

D’abord, au début décembre, nous vous avons remis un disque d’or. Avec les problèmes économiques que le Québec rencontre actuellement et l’industrie de la musique qui est en déroute, est-ce une récompense rassurante?

Stéphane: C’est sûr que ça fait plaisir. En même temps, au moment de la création de l’album, nous ne nous étions fixé aucun objectif au niveau des ventes. Le but étant simplement de créer un disque à notre goût et d’avoir du plaisir à le défendre. Nous sommes heureux, mais il faut également prendre en considération que le disque d’or a descendue de 50 000 à 40 000 copies. Donc il y a tout de même quelque chose de symptomatique à ce niveau-là.

Mes Aïeux, ce n’est pas juste une aventure du temps des fêtes. Vous tournez partout, à longueur d'année. Y a-t-il tout de même une différence entre voir votre spectacle dans le temps du jour de l’an ou au mois de mai, par exemple?

Stéphane: Oui, c’est une expérience bien différente. Premièrement, nous serons en formule debout, ce qui donne une dynamique totalement différente d’un spectacle en salle conventionnel. Il y a certaines chansons plus relax que nous retirons au profit de d’autres qui bougent plus.

Frédéric: Aussi, pour les spectacles du Métropolis, nous avons la chance d’avoir des invités. Le duo Tricot Machine et le violoniste Claude Lamothe seront donc de la fête. Nous aurons également d’autres surprises.

Vous avez quatre albums aux allures très éclectiques. Comment fait-on pour bien amalgamer les pièces afin de créer un spectacle homogène?

Stéphane: Ça se fait tout naturellement. D’avoir un répertoire aussi différent, c’est plaisant pour nous et c’est aussi agréable pour le public. Il n’a pas le temps de tomber dans la lune, car d’une chanson à une autre, nous l’amenons dans un univers différent. Il y a aussi nos présentations qui sont très importantes. Elles donnent le ton et garde le public avec nous.

Mes Aïeux sur scène, c’est musical, mais également théâtral. Est-ce encore le cas dans ce nouveau spectacle?

Frédéric: L’aspect théâtral est encore une fois très présent. Nous avons toujours accordé beaucoup d’importance sur ce que nous appelons «Les entres-tounes». On s’amuse autant entre les chansons que dans les chansons.

En terminant, la tournée officielle a débuté il y a quelques semaines déjà, comment pourriez-vous décrire la réponse du public jusqu’à maintenant?

Stéphane: La réponse est très positive, mais avec cette nouvelle tournée, il faut prendre en considération un facteur intéressant. Au courant des dernières années, nous avons eu la chance de ramasser un nouveau bassin d’admirateurs. Tout ça, grâce aux deux vies qu’a eues notre album, En famille. Alors dans la salle, nous retrouvons des gens qui viennent nous voir pour la première fois et d’autres, pour une douzième fois. Chose certaine, c’est la fête tous les soirs.

 
 
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