Sur scène avec Michel Dumont
«J’étais amoureuse de lui» -Pauline Martin
Maxime Charbonneau / 7Jours 2009-04-26 05:00:18
Pauline Martin © Julien Faugère
En octobre prochain, vous serez la tête d’affiche de la pièce Une maison face au nord. C’est un beau cadeau, non?
Oui, ça me fait énormément plaisir. J’ai fait la lecture, il y a environ un an et demi, de cette pièce de Jean-Rock Gaudreau, et rapidement je suis tombée en amour avec le personnage d’Anne-Marie. Au même moment, j’ai appris qu’il y avait des discussions entre l’auteur et la compagnie Jean Duceppe pour monter la pièce. Quand ç’a été confirmé, j’étais donc très heureuse d’apprendre que je serais de l’aventure. C’est vraiment un texte super fort. Comme je viens du Saguenay, j’ai vraiment l’impression que les personnages sont en moi et, pour une fois, je vais pouvoir jouer avec mon accent sans devoir faire attention. (rires)
Vous aurez la chance de partager la scène avec le grand Michel Dumont, un homme que vous connaissez bien, je me trompe?
Quand j’étais au Saguenay, je devais avoir 15 ans environ, Michel était un tout petit peu plus vieux, il jouait dans une troupe qui s’appelait La marmite à Jonquière, et j’allais le voir jouer. Je me souviens, entre autres, de l’avoir vu dans la pièce L’Auberge des morts subites, et vraiment j’étais amoureuse de lui. Je le trouvais beau, mais en même temps tellement bon. C’est à ce moment que j’ai su que je voulais devenir comédienne. Michel m’a donné envie de faire le métier. Alors pour moi, il s’agit d’un rêve de jouer avec Michel Dumont et d’interpréter des personnages de ma région.
Vous faites beaucoup plus de théâtre qu’a une certaine époque; est-ce un choix personnel?
Pendant cinq ans, j’ai été à la radio le matin; il m’était impossible de jouer au théâtre le soir. Depuis que j’ai quitté la radio (Radio-Canada), je crois avoir joué dans cinq productions. Actuellement, je suis en tournée avec La Casta Flore, que nous avions présentée chez Duceppe l’année dernière. J’ai également joué dans des pièces les deux derniers étés et, encore cet été, je serai au Théâtre des Tournesols de Cowansville dans la pièce Vive la mariée!
Le théâtre semble donc primer sur la télévision, ce qui n’était pas le cas il y a de ça quelques années.
Dans ma longue carrière de 37 ans déjà, j’ai fait beaucoup de télévision. Au tout début, je faisais davantage de théâtre, mais les gens l’ont oublié. Le public me connaît beaucoup plus par la télévision et mes rôles comiques. Le rôle que j’ai eu dans Le négociateur a rappelé aux gens que je ne suis pas juste capable de jouer de la comédie, que je peux faire autre chose. Ça m’a fait vraiment plaisir car, depuis, on m’offre des rôles que j’ai très envie de jouer.





