Le projet d'Yvon Deschamps
Il écrit une pièce à partir de ses monologues
Jessica Paradis / 7Jours 2009-07-20 10:00:45
Crédit: Richard Lévesque
Nous l’avons rencontré lors de la première d’Elvis Story, il y a quelques jours, et c’est avec une grande générosité qu’il a accepté de nous en parler.
Monsieur Deschamps, vous êtes présentement en période d’écriture pour un projet bien particulier. Pouvez-vous nous en glisser quelques mots?
Oui. En fait, je n’ai pas encore commencé à écrire, mais ça va être une pièce qui sera écrite à partir de mes premiers monologues. Alors il va y avoir de grands bout connus. Connus des plus vieux! Mes premiers monologues remontent à il y a 40 ans.
Allez-vous les modifier?
Il y en a deux ou trois, comme Le bonheur, Les unions qu’osse ça donne? et Pépère, qui vont être repris intégralement parce qu’on ne peut pas les toucher. Ils ont été écrits d’une manière, alors on doit les rendre comme ça. Les autres vont être revus, mais les gens qui connaissent mon matériel vont reconnaître Dans ma cour, Câble TV… Il y a aussi quelques monologues qui, à l’époque, ont passé dans le beurre. Je vais les ramener en les réécrivant. Le plus difficile, ça va être de tout mettre ça ensemble et de donner une action dramatique à tout ça. Ce n’est pas juste un monologue après l’autre; c’est une tranche de vie de mon personnage qui se passe sur deux heures.
D’où vous est venue cette idée?
Les pièces à un personnage sont rares. C’est aussi que je considère que certains de mes textes méritent de me survivre et d’être joués partout dans le monde. Pour ça, il faut que j’enlève toutes les références de temps et d’espace. Il faut aussi que ce soit autre chose que du stand up ou du comic. Et ça va être une pièce de théâtre, donc il n’y aura pas de contacts avec la foule. Ça va être très drôle mais très dramatique en même temps. Ça prend un acteur qui a un registre immense parce qu’il devra passer par toutes les émotions.
Vous avez choisi Benoît Brière pour interpréter ce texte en formule one man show.
Oui. Benoît est capable de virer le monde comme on vire une crêpe! Il peut facilement faire passer le public du rire aux larmes. Mais Benoît est un gars très occupé et il ne peut pas commencer à répéter avant un an et demi. Moi, je voulais sortir ça à l’automne de l’an prochain, mais ça ne sera pas possible. Il faudra attendre deux ans. Mais ce n’est pas grave parce que c’est un projet qu’on peut réaliser n’importe quand.
Aviez-vous déjà fait connaissance avant de vous embarquer ensemble dans ce projet?
On ne se connaissait pas très bien, mais on se trouvait bons mutuellement! C’est ça qui est important quand on a juste un gars qui dit nos textes pendant deux heures. Il faut qu’il soit bon!
Vous avez visiblement confiance en lui. Le dirigerez-vous dans son interprétation du personnage?
Non. Benoît va travailler avec Dominic Champagne, un metteur en scène. Ensemble, ils décideront de ce qu’est le personnage et de comment ils l’interprètent. Moi, je ne suis que l’auteur. Je ne veux pas me mêler de ça parce que c’est trop près de moi. Je vais m’en tenir à l’écriture!





