Claude Dubois au Casino
Une chanson en l’honneur de Guy Lafleur
Vanessa Schneider / 7Jours 2009-09-19 11:24:09
Claude Dubois © Jean Langevin
Claude Dubois s’apprête à entamer une nouvelle série de spectacles, du 30 septembre au 31 octobre, au Cabaret du Casino de Montréal. Intitulé Dubois revu incorrigible, il espère d’ailleurs endisquer le spectacle.
Son prochain album, Cadeau, sera une reprise qu’il espère terminer avant les fêtes: «Il traite du temps des fêtes mais ce n’est pas du tout des chansons du répertoire de Noël.» L’album est sorti en 1988 mais il l’avait retiré du marché et on le lui reproche souvent. Il a décidé de le réenregistrer parce qu’il le trouvait «un peu ordinaire» et qu’il ne se vendait plus beaucoup: «C’était un peu un démo, je n’avais pas eu le temps de le terminer alors je suis à le finir. J’aurai mis 20 ans à faire le disque!»
Côté nouveau matériel, il a composé une chanson en l’honneur de Guy Lafleur que nous entendrons sous peu sur un DVD qui sera consacré au «Démon blond».
Claude, cet automne vous célébrez le 50e anniversaire de votre premier enregistrement.
Disons qu’il n’en menait pas large! (rires) J’avais 12 ans et c’était dans un cinéma avec un band de musiciens qui étaient près de l’écran. L’ingénieur du son était là où il y a les projecteurs. Ce n’est pas le chef d’œuvre du siècle mais c’était sympathique.
Votre prochain spectacle s’intitule Dubois revu incorrigible. Êtes-vous incorrigible?
Incorrigible dans le sens que ce n’est pas tout à fait ma nature que de me réajuster à la mode. J’ai une belle-mère qui dit que la mode est pour les cons. Mais revu oui parce que là on se retrouve à faire une bonne partie du show à la Rachmaninov (compositeur et pianiste russe) et ça c’est un peu pété. Incorrigible parce que c’est évident que je garde les chansons qu’on aime.
C’est important pour vous d’interpréter vos grands classiques?
Ça m’est arrivé d’aller à des spectacles et les gens chantaient que des chansons que je ne connaissais pas et ça m’énervait. Je sortais déçu. Je pense que quand on vient voir Claude Dubois, il y a des chansons que l’on veut entendre qui font partie d’un répertoire qui m’est approprié.
À force de toujours chanter vos hits, en venez-vous blasé?
De résister à l’écoeurement de les chanter, il n’en tient qu’à moi.
Vous avez des trucs?
Oui, c’est justement ça avec le prochain show, il y a de nouveaux arrangements. Ceci dit, les gens vont reconnaître les tounes et de toute façon, ils vont les chanter avec moi.
Vous semblez très près de votre public…
Évidemment, il est mon patron!
Ce n’est pas tous les artistes qui pensent de cette manière.
C’est leur problème parce qu’ils ont des bosses. Moi je m’appartiens, j’ai ma maison de disques et tout est sous mon contrôle. Mon seul «controlant» est le public, il est mon boss. Comme disait La Poune: ‘Mon public m’aime, j’aime mon public.’ (rires)
Dans le spectacle, pourquoi avez-vous choisit d’utiliser deux pianos?
Avec la pluie de notes qui nous tombent dessus, on n’aurait pas pu le faire sans la partition d’origine, comme on a connu les chansons. Un piano nous bombarde et l’autre nous met en terrain connu. Autrement, on finit par s’y perdre, même le chanteur s’y serait perdu.
D’où vient l’inspiration Rachmaninov?
J’ai une violoniste (Josée Aidans) qui est avec moi depuis plusieurs années et elle est très allumée. À un moment donné, à travers les arrangements qu’on avait fait, on s’est retrouvé avec piano et violon et ça m’a énormément plu. C’est d’ailleurs un spectacle que je fais encore. Donc pour le prochain show, j’ai insisté pour que l’on aille dans ce sens.
Le résultat final est-il à la hauteur de vos attentes?
Charles Barbeau (pianiste dans le spectacle) m’a dit que Rachmaninov est entrain de devenir reposant à côté de ce qu’on a à jouer et j’adore ça! Je n’ai jamais vu ce genre de spectacle à deux pianos; ça n’a rien à voir avec, à l’époque, André Gagnon et Claude Léveillée. Je l’ai fait dans l’idée que ce qu’on avait à jouer ne pouvait pas se jouer seul, c’était trop. Mais dans mes chansons douces, quand je vais chanter Infidèle, n’imaginez pas que je vais vous bombarder, au contraire. À certains moments, il n’y a que quelques notes. Le show a été pensé, préparé en studio et on a fait des essais. On n’a aucune excuse, ça ne peut qu’être bon!
Dubois revu incorrigible est sous la direction musicale d’Alain Sauvageau, qui sera aussi au piano.
Les billets sont maintenant en vente à la billetterie du Casino de Montréal et sur le Réseau Admission





