Le nouveau cycle du Théâtre de l’Opsis
Sous le signe de l’Italie
Marie-Hélène Goulet / 7Jours 2010-05-10 20:33:26
Albert Miller, Olivier Morin et Pierre-François Legendre pour le Théâtre de l’Opsis. © Jean Langevin
C’est en pleine crise économique que la directrice artistique Luce Pelletier a dû choisir le nouveau thème de travail du Théâtre de l’Opsis. Alors qu’elle avait encore en tête le Cycle états-unien, elle a eu envie d’un art plus joyeux et chaleureux. Le théâtre italien est vite devenu pour elle un incontournable.
«En choisissant l’Italie, je souhaitais que les gens voient le côté festif et rassembleur du théâtre, qu’ils se rendent compte que c’est un art tout à fait abordable. Tant qu’à aller dans ce sens, nous avons carrément décidé de débuter avec Carlo Goldoni», explique la directrice, qui produit des œuvres cycliques depuis 1998.
La troupe de théâtre itinérante présentera donc dès le 5 octobre Il campielo, mise en scène par Serge Denoncourt, à la Cinquième Salle de la Place des Arts. Ce dernier, qui partage son temps entre l’Italie et le Québec, retrouvera la fameuse comédie qu’il a montée il y a un peu plus de 20 ans pour l’Opsis. La pièce suit la vie de quatre familles dont les maisons donnent sur la même petite place (campiello). Le quotidien de ces citadins est bouleversé lorsqu’un cavalier arrive sur les lieux à la recherche d’une épouse. Laquelle des trois filles à marier de l’endroit choisira-t-il? Les mères feront tout pour que ce soit la leur.
La production mettra en vedette Annick Bergeron, Luc Bourgeois, Louise Cardinal, François-Xavier Dufour, Stéphanie Labbé, Magalie Lépine-Blondeau, Marie-Laurence Moreau, Olivier Morin et Jean-Guy Viau. La comédienne Adèle Reinhardt complètera cette distribution, elle qui était du spectacle mis en scène par Serge Denoncourt en 1988.
Le retour de Jean-Nicolas Verreault
Luce Pelletier, qui adore découvrir de jeunes auteurs, a aussi jeté son dévolu sur l’Italie pour la richesse de ses nouveaux dramaturges, dont le talent est souvent peu connu chez nous. Elle mettra donc elle-même en scène la pièce Bar, de Spiro Scimone, du 11 janvier au 5 février au Théâtre Prospero. Dans cette oeuvre, Pierre-François Legendre et Jean-Nicolas Verreault camperont deux hommes de petite envergure qui se rencontrent dans un bar miteux.
C’est par hasard, en voyant un article sur lui dans le journal, que la metteure en scène a eu envie de contacter Jean-Nicolas Verreault, dont le dernier grand rôle au théâtre remonte à 1998. Tombé en amour avec le texte, le comédien a décidé de replonger: «Je me dis que ça doit être comme la bicyclette, et que mes automatismes sur scènes vont sûrement me revenir. En retournant au théâtre, j’ai quelque chose à valider. C’est tellement prenant de jouer sur scène; je viens vérifier si ça me fait toujours autant vibrer. Quoiqu’il advienne, je vais m’impliquer à fond.»
Outre la création des deux nouvelles productions annoncées par l’Opsis, la pièce Réveillez-vous et chantez! sera en tournée lors de la prochaine saison théâtrale. Ainsi, les comédiens Albert Miller et Henri Chassé, pour ne nommer que ceux-là, renoueront avec les rôles qu’ils ont créés en mars 2009 au Théâtre Prospéro.





