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Antoine Vézina

Il fait une bonne job

Par Samuel Pradier / 7Jours 2007-01-24 17:15:58
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Antoine Vézina Antoine Vézina © Bruno Petrozza

Vous connaissez certainement sa tête, sans savoir où vous l’avez vu. Antoine Vézina joue dans beaucoup de publicités, il interprète également un personnage dans Annie et ses hommes et il incarne maintenant un directeur dans La job, la nouvelle série de Radio-Canada, qui est une adaptation de l’émission britannique The Office. Un rôle en or pour ce comédien talentueux.


Antoine, connaissiez-vous The Office avant d’accepter de prendre part à La job?
J’avais entendu le nom; lorsque j’ai su que j’allais passer une audition, je suis allé louer les DVD, que j’ai regardés avec beaucoup d’intérêt. J’ai trouvé ça très drôle; c’est un humour que j’apprécie, c’est très british et très noir en même temps. J’ai vraiment aimé ça.


Qu’est-ce qui vous intéressait dans le personnage de David Gervais?
Je pense qu’il y a un aspect physique très important dans sa manière d’être. Il y a des temps morts, des «points fixes», des intentions... Souvent, il dit quelque chose, mais il pense le contraire. C’est le personnage principal de la série, tout en étant un antihéros. Ce n’est qu’un niaiseux. Mais c’est un peu l’histoire de ma vie... (rires)


Il y a un parallèle à faire entre le boss dans La job et votre personnage dans les pubs de Loto-Québec, non?
C’est vrai que je joue souvent des losers ou des gars malhabiles. Je pense que c’est mon karma de jouer l’«inconfort» dans les relations sociales. Pourtant, je ne pense pas que ça reflète ma vraie personnalité. (rires) Les personnages de Peter Sellers ou de Louis de Funès, deux comédiens que j’aime beaucoup, sont des gaffeurs, des gens qui font des erreurs. C’est souvent ça, un clown; c’est ce qui m’allume dans ce genre de rôle.


Vous avez fait beaucoup d’impro, mais vous êtes surtout connu grâce aux pubs dans lesquelles vous avez joué. N’est-ce pas frustrant pour un comédien?
Je n’ai pas fait grand-chose à part ça. (rires) J’ai incarné des personnages secondaires dans des séries comme Annie et ses hommes. Je n’avais jamais eu de premier rôle avant La job. J’ai terminé mes études en théâtre en 2000, ce qui est assez récent. J’ai fait du théâtre, j’ai pris part à des publicités ou j’ai accepté de petits rôles à la télé. J’aurais pu continuer comme ça longtemps. Vous savez, il y a plein de gens qui jouent dans des pièces ou qui font du doublage qu’on ne connaîtra jamais, mais qui continuent à pratiquer leur art.


Justement, que pensez-vous du fait d’avoir enfin un premier rôle?
L’avantage, c’est qu’il y a beaucoup de travail. J’ai eu de bonnes journées de tournage. Mais je ne me plains pas. En fait, je n’ai pas eu le temps de réaliser et de me demander si ce que je faisais était bon ou pas. Je n’ai pas vraiment pensé à la pression que ça pouvait représenter. Le tournage a eu lieu l’été dernier. Lorsque l’émission sera diffusée, je serai en paix avec tout ça. Le temps aura fait son œuvre. J’espère quand même que les gens vont l’apprécier.

 
 
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