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L’équipe derrière Sophie Thibault

Par Michèle Lemieux / 7Jours 2008-04-11 19:13:17
© Tva-Publications

À la barre des informations de 22 h du réseau TVA, Sophie Thibault a su se démarquer et se faire aimer du public. 7 Jours a découvert ce qui l’aide à livrer un bon bulletin de nouvelles: une équipe de professionnels qui donne le meilleur d’elle-même tous les soirs.


Sophie, depuis quand animez-vous le bulletin de fin de soirée?
Depuis 2002. J’amorcerai ma septième année en mai. Je me souviens du bulletin de 23 h avec Jacques Moisan. Comme il l’avait animé pendant sept ou huit ans, le public l’avait associé à cette émission. Si je continue encore un peu d’être à la barre de celui de 22 h, j’aurai été là aussi longtemps que lui. Je pense que la crédibilité comme chef d’antenne se bâtit dans la durée, dans la continuité et dans la présence assidue.


Quand vous entrez en ondes, à 22 h, il y a déjà longtemps que vous êtes au boulot.
Oui. Mes journées commencent dès 8 h, à la maison, quand je prends mon jus d’orange et que je fais un premier débroussaillage dans les journaux. J’écoute la radio, je regarde la télé. Je vois comment l’actualité se dessine pour la journée. Même si j’ai une vie en dehors du travail, j’essaie, dans la mesure du possible, de regarder le bulletin de midi.

J’arrive au bureau vers 14 h 30. Nous commençons par une réunion, pour faire le point sur les sujets que couvrent les journalistes de la salle des nouvelles. Je fais mes suggestions de reportages. Si nous prévoyons qu’il y aura des entrevues en soirée, nous lançons des perches.

Nous avons un journaliste attitré au bulletin de 22 h, Mathieu Belhumeur, et nous décidons de son affectation. Le défi, c’est de nous renouveler. À TVA, nous ne voulons pas un résumé de la journée, mais une fenêtre sur ce qui viendra le lendemain.


Il y a encore des fans de l’information.
Oui, les gens ont des vies bien chargées, mais ils sont fidèles au poste. Notre défi, c’est de garder les téléspectateurs éveillés et d’apporter des éléments nouveaux aux informations qu’ils ont vues ou entendues durant la journée. Si nous prévoyons que des écoles seront fermées le len­demain, par exemple, nous tentons d’expliquer aux gens ce à quoi ils doivent s’attendre.


Une grande partie de votre équipe travaille dans l’ombre...
Oui. D’abord, il y a la productrice, Monia Mongier, qui produit tous les bulletins de nouvelles de TVA. Elle a une vue d’ensemble. Dès le matin, elle sait ce qu’elle doit garder comme sujets pour le soir.

Ensuite, il y a le chef de pupitre, Pierre Lindley, qui bâtit le squelette du bulletin. Il a accès à toutes les images, ainsi qu’au fil de presse. C’est «Monsieur Timing»: il «chicane» les journalistes si leurs reportages dépassent le temps alloué. Il prend également les décisions sur le plan éditorial.

Par ailleurs, il y a le réalisateur, Michel Blanchet, qui met l’émission en ondes et qui est responsable de tout ce qui est visuel, de même que des pré-enregis­trements. Le réalisateur adjoint, Serge Catafard, s’occupe notamment des manchettes.

L’assistante à la réalisation, Louise Bérubé, assiste le réalisateur dans son travail. C’est aussi elle qui me dit à l’oreille combien de temps il me reste. On me parle dans l’oreillette, mais le moins souvent possible, pour ne pas me distraire.


Il y a aussi une équipe de rédacteurs.
Oui. Notre chef rédacteur est Serge Lehoux, un homme d’une rigueur exceptionnelle. C’est le vieux sage qui entraîne les nouveaux. Il y a aussi Dany Brochu, ainsi que les journalistes de la salle, qui apportent la matière première à nos bulletins. Et il ne faut pas oublier Colette Provencher, qui fait la météo depuis 1993.


Parlons un peu de l’équipe technique. Travaillez-vous toujours avec les mêmes techniciens?
Oui; nous privilégions la stabilité. J’ai toujours le même caméraman, le même perchiste et le même «caméra-contrôle». Ils sont exceptionnels! Laurier, le perchiste, est aussi mon fournisseur de tisanes! (rires) Il m’a offert une tasse high tech que je mets sur mon bureau chaque soir pour lui rendre hommage. Pierre Ouellette, qui contrôle la qualité des images, nettoie mon bureau pour qu’il n’y ait jamais de marques de doigts. Nous formons une équipe soudée.


Vous avez évidemment accès à un télésouffleur.
Oui. Devant moi, sous la table de plexiglas, il y a un ordinateur. Je vois les fils de presse et le conducteur du bulletin. J’ai aussi un contact direct avec les gens qui m’écrivent durant l’émission. Cela me donne une grande spontanéité sur le plan des réactions. Parfois, on m’envoie une photo et, 10 minutes plus tard, elle est en ondes! C’est la beauté d’avoir une petite équipe et de profiter d’un réseau privé où tout est centralisé. S’il se passe quelque chose, je me tourne vers le groupe, et nous sommes prêts à nous ajuster.


À quelle heure quittez-vous le plateau?
Vers 23 h 15, 23 h 20, selon les débrie­fings. Quand c’est une journée parti­culière, en raison de l’annonce d’un budget gouvernemental, par exemple, il y a encore plus de travail. Cela dit, j’aime tellement ce que je fais que je ne considère pas que c’est du travail.


 
 
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