Sa biographie présentée ce lundi à Canal D
«La radio, c'est ma passion» - Paul Houde
Par Roxanne Tremblay / 7Jours 2008-11-24 10:16:26
L'animateur Paul Houde © Frédéric Auclair
Paul, vous êtes imitateur, comédien, animateur à la télévision et à la radio... Quel est votre média de prédilection?
Sans hésiter, la radio! Quand je prendrai ma retraite, si on retient seulement que je suis un gars de radio, ça sera suffisant pour moi. Je fais beaucoup de télé, mais la radio est ma passion. J’ai commencé à en faire en 1975 et je n’ai jamais arrêté, mis à part lorsqu’on m’en a privé pendant huit mois à Rythme FM, après 17 ans avec eux...
Vous faites un beau retour avec Montréal Maintenant depuis 2007. Étiez-vous nerveux de reprendre votre place derrière le micro?
Je n’ai pas eu le temps d’être nerveux! Lors de mon retour en ondes, j’ai dû remplacer Paul Arcand à la dernière minute. Il avait perdu la voix et on m’a appelé le dimanche soir pour me demander ce que je faisais le lendemain matin. J’étais plus content que nerveux! J’avais quand même 5800 émissions de radio dans le corps. Ce qui m’inquiétait le plus, c’était de traiter de dossiers que je maîtrisais moins. Dans le cadre d’une émission d’humeur, on va moins en profondeur dans l’actualité. Présentement, j’ai le meilleur des deux mondes: le sérieux du contenu à la radio et la folie à 3600 secondes d’extase.
D’ailleurs, on se questionne à savoir qui est le plus fou entre vous et Marc Labrèche !
(Il éclate de rire) Il y a une seule personne «hors dimension» parmi tous les gens avec qui j’ai travaillé, et c’est Marc. Il est vraiment spécial; il a amené le Québec à un autre niveau d’analyse de l’actualité avec La fin du monde est à 7 heures. Je me souviendrai toujours de la soirée des élections que nous avions passée autour d’un gril japonais, c’était complètement fou! En même temps, je mets au défi les gens de dire qu’il n’y avait pas de contenu dans cette émission. Ensemble, on fait carrément de l’impro, et chacun s’amène sur un terrain que l’autre ne connaît pas.
Vous ne serez plus de la série Les Boys. Pourquoi?
La vérité dans cette affaire-là, c’est qu’au printemps dernier ma femme, Francine, qui est mon agente, a dit aux producteurs des Boys que je revenais à la radio le 4 août et que j’étais disponible pour eux durant mes six semaines de vacances. Tous les films des Boys et la série ont été fait au détriment de mes vacances, mais j’étais quand même prêt à tourner durant cette période. Je ne pouvais pas tourner la série et entrer en ondes dans l’après-midi à la radio. Malgré qu’on ait communiqué avec eux dès le printemps, l’horaire est arrivé le 8 juillet, et on débutait le tournage le 4 août! Je n’ai pas aimé ce manque total de considération pour la radio. Tout ça après 11 ans, 4 films, la télésérie... et j’ai même écrit 3 épisodes l’an dernier parce qu’ils manquaient d’idées.
Parlez-vous toujours boulot avec votre épouse?
Ça fait 26 ans qu’on est ensemble et ça fait 26 ans qu’on parle de radio ! Nos enfants sont plus vieux aujourd’hui, mais ils nous ont déjà reproché de toujours parler de boulot. Les fois où ç’a été rock’n’roll dans la maison, c’est qu’il y avait un trop-plein. Mais on ne pouvait pas s’arrêter et leur demander: «Avez-vous un trop-plein, les enfants?» Les parents parlent souvent de politique et de plein de sujets qui n’intéressent pas les enfants, et je ne crois pas que ça les traumatise. Mais à nous entendre parler négociation et agenda, j’ai l’impression qu’ils ont vécu du stress. Avec le recul, si c’était à recommencer à partir du moment où ils ont eu huit ou neuf ans, j’aurais mis de côté ces discussions pour les reprendre après le souper. Mais ça ne nous a pas empêchés d’être présents comme parents! C’est juste que le message qu’on leur a donné est «on travaille à deux et on a toujours des urgences à régler» et que ça leur a peut-être créé un stress inutile.






