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À quelques jours du gala Artis

«C’est une grosse machine» -Mario Tessier

Maxime Charbonneau / 7Jours 2009-04-22 10:15:40
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Mario Tessier Mario Tessier © Éric Myre
C’est à quelques jours de la grande soirée que 7jours.ca a eu la chance de s’entretenir avec un des animateurs du Gala, la Grande Gueule Mario Tessier.

Dans quelques jours, en compagnie de ton complice, José Gaudet, tu animeras le prestigieux Gala Artis. Comment te sens-tu?

Je suis nerveux, mais plus ça avance, moins je le suis. Je vois ce que nous avons comme matériel, et nous sommes prêts à aller de l’avant. Nous avons vraiment du plaisir. Actuellement, nous sommes rendus à la partie agréable; il y a trois mois, par contre, je n’étais pas sûr d’avoir bien fait d’accepter ce contrat. Tu peux demander à n’importe quel animateur de gala, et ils te diront que c’est un processus de doute continuel. Tu te remets en question, tu doutes, tu es content… et le cycle recommence. C’est une grosse machine, d’où l’importance d’avoir une belle équipe qui t’entoure.

Naturellement, dans vos numéros, vous allez parodier la dernière année télévisuelle. Qu’est-ce qui a retenu l’attention des Grandes Gueules?

C’est une année où il y a eu beaucoup de finales à la télévision: Les Invincibles, Annie et ses hommes et Le match des étoiles. À TQS, il y a eu d’autres finales, mais qui n’étaient pas volontaires. (rires) Ce que je peux dire, c’est que nous donnerons un coup de chapeau à ces grandes émissions. Aussi, il y aura beaucoup de contre-emplois: on tentera d'amener des artistes en dehors de leur zone de confort. Oui, il y aura de l’humour, mais je pense que plusieurs numéros seront aussi très touchants.

Cette année, avez-vous trouvé le truc, l’idée de génie qui permettra de contrôler la durée des remerciements?

C’est très difficile de contrôler ça. Tu tentes de rappeler aux gens d’être le plus bref possible, mais en même temps, ce n'est pas toujours pour le mieux. Je pense à Patrick Huard, l’année dernière: il a fait un discours d’environ trois minutes, et c’est dans la dernière minute qu’il est devenu hyper émotif. C’était très touchant, alors tu ne peux pas couper ça. En plus, ce moment-là appartient aux artistes. Au départ, nous avions une idée, et je peux bien te la dévoiler puisque nous ne le ferons pas: nous voulions installer un tapis roulant qui irait d'un côté à l'autre de la scène. Pour faire ses remerciements, l’artiste aurait donc eu juste le temps qu'il fallait pour parcourir la largeur de la scène.

La tournée du spectacle Complices se poursuit dans tout le Québec. Ce show est-il toujours en évolution?

Oui, nous avons déjà donné 105 représentations de ce spectacle et, d’un soir à l’autre, nous y ajoutons des petites choses. Le jeu change aussi… Au fil du temps, tu ne penses plus à ton texte, tu ne fais que t’amuser et jouer. Ça, c’est agréable!

Lors de la première de votre show, quelques critiques vous ont reproché d’être moins spontanés que dans votre premier spectacle. Avec le temps, avez-vous retrouvé une certaine spontanéité?

La spontanéité est revenue assez vite. Dans le premier spectacle, nous étions plutôt délinquants, nous sortions continuellement de notre texte. Pour Complices, José et moi avons voulu un spectacle plus dirigé, une mise en scène plus stricte et, effectivement, avant d’être à l’aise dans ce carcan-là, nous avons dû donner plusieurs représentations. Pour nous faire confiance et, surtout, faire confiance aux textes.

 
 
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