Toute la vérité, à TVA en 2010
Patrice Robitaille dans la peau d’un avocat!
Jessica Paradis / 7Jours 2009-07-29 10:00:00
Patrice Robitaille Crédit: Julien Faugère
Cet été, pas de vacances pour Patrice, qui enchaînera les tournages pour se retrouver sur nos écrans jusqu’en 2010!
Patrice Robitaille est l’un des privilégiés de l’industrie et il le sait. Il continue néanmoins à travailler d’arrache-pied pour conserver sa place bien méritée sous les feux des projecteurs. 7Jours.ca l’a rencontré lors de la première mondiale de Les doigts croches, un film signé Ken Scott.
Patrice, après Les Invincibles, tu t’es retrouvé, avec les Les doigts croches à partager l’écran avec une nouvelle gang de gars.
Oui mais cette fois-ci, ce n’était pas du tout centré sur les relations entre hommes et hommes, entre hommes et femmes ou entre femmes et femmes. J’ai eu la chance de rencontrer Jean-Pierre Bergeron et Paolo Noël qui ont amené une toute autre énergie que celle que j’ai connue sur le plateau des Invincibles.
Quelle est la plus belle découverte que tu as fait pendant tes deux mois de tournage en Argentine.
Je connaissais un peu Claude Legault avant le tournage mais celui avec qui j’avais déjà travaillé était Roy Dupuis. Et je m’étais bien entendu avec lui mais, cette fois-ci, j’ai découvert en lui une personne moins énigmatique, moins ténébreuse. Roy a l’air très complexe, pas facile d’approche et un peu sauvage mais on l’a vu niaiser en bobettes dans le Winnebago. Je n’avais pas connu cette facette-là de lui.
Et comment as-tu trouvé Ken Scott dans sa première réalisation?
Il est super cool! Je le connaissais parce qu’on avait voyagé ensemble pour un film précédent. Je savais que c’était un gars relax mais je me disais que le fait qu’il travaille dans quelque chose qu’il ne connaît pas allait peut-être poser problème. Mais pas du tout! Il était en contrôle. Assez rapidement, il s’est rendu compte qu’il ne pouvait pas faire le film qu’il voulait faire à cause de toutes les contraintes techniques qu’on a eu là-bas. Il a fait avec ce qu’il avait comme possibilités. Il était tout le temps de bonne humeur et très flexible.
Quel est maintenant ton rapport à ton personnage?
On est deux troopers. Dans le film, mon personnage est celui qui pense le plus à la gang. Les autres sont un peu plus égoïstes et je dirais que je suis un peu comme ça. Je suis un gars de gang. J’aime être avec le monde. Sinon, bien, j’espère être un peu plus outillé que lui dans la vie.
Aurais-tu quelques anecdotes de tournage à partager?
Jour un, l’équipe de tournage était partie une demi heure avant nous, avec le réalisateur. Ils partaient monter les caravanes sur le lieu de tournage. Nous on est partis après, à bord de deux véhicules dans lesquels il avait les cinq acteurs et deux chauffeurs et les chauffeurs nous ont perdu en montagne. On ne voyait rien! Tout ce qu’on voyait c’était des bonhommes à cheval ou des troupeaux de bétail. En plus, un des deux véhicules avait une fuite d’essence majeure et on commençait à d’intoxiquer. On était dans le genre de voiture qui aurait fait l’affaire pour un transport de 15-20 minutes. Mais au bout de quatre heures, c’est autre chose. Après, on a trouvé, un peu par magie, au bout de nulle part, un oasis formidable. Un bonhomme, qui était comme le marchand de la montagne, avait des pains et des charcuteries et il nous a fait des sandwichs alors on s’est installés là et on a mangé. C’est à ce moment-là que la voiture qui nous cherchait est passée devant nous. Donc, quand on est arrivés sur le plateau de tournage, jour un, ça faisait déjà quatre heures que tout le monde nous cherchait.
Sinon, je dirais qu’on a tous été malades, à différents degrés. Le pire, c’était Paolo, mais il avait 79 ans au moment où on a tourné. Est-ce que je peux juste dire que je ne serais même pas allé jusqu’à Dorval! Mais ça a donné lieu à des anecdotes parce qu’il y avait souvent des doublures pour Paolo. On a ri! Il y avait Paolo 1, Appolo 2, Appolo 3 et ainsi de suite. Il y avait sept bonhommes différents parce qu’on ne tournait jamais dans les mêmes régions. Sept bonhommes aux cheveux blanc qui sont venus doubler Paolo… C’est devenu une joke!
As-tu trouvé difficile le fait d’être loin de ta maison et de ta famille?
Au moment où je l’ai fait, je n’ai pas trouvé ça si difficile. Là, je ne le referais pas nécessairement. J’y retournerais demain matin pour l’expérience de travail mais j’ai une petite fille qui est rendue un peu plus vieille et je ne serais pas capable d’y aller et de me séparer d’elle aussi longtemps. L’année passée, elle était plus jeune et c’était plus facile. J’étais un peu moins présent aussi. Là, elle a trois ans et c’’est trop trippant.
Patrice, il semble qu’on te voit partout depuis quelques temps.
Oui. J’ai de la chance, parce qu’on aurait pu me coller l’étiquette du macho mais on m’offre toutes sortes de rôles. L’année passée, j’ai joué dans Un été sans points ni coup sûrs et c’est super que Francis Leclerc pense à moi pour jouer un père pogné, un peu straight et comptable. Dans Les Invinvibles, Steve était aussi assez différent de ce que j’avais fait avant. C’est sûr qu’il y avait encore une connotation sexuelle rattachée à mon rôle, mais c’était un gars mêlé et curieux alors qu’avant, j’avais fait des machos. Que Ken m’offre ensuite un rôle de grand niais, sensible, un brin naïf, ça fait de moi un privilégié. Je suis chanceux de pouvoir jouer un éventail assez large de personnages et de réussir à avoir de l’ouvrage dans le cinéma, la télé et le théâtre, trois domaines complètement différents.
Au fait, quels sont tes projets pour les prochains mois?
Je joue dans une nouvelle série qui va être diffusée à TVA en 2010. Ça s’appelle Toute la vérité et ça se passe dans le milieu des avocats et une grande partie de l’action se passe dans les palais de justice. Donc je joue un avocat de la défense et ma blonde, qui est jouée par Hélène Florent, joue une procureure de la couronne. Ça donne lieu à des petites frictions… Sinon, on a commencé le tournage de Les Boys et je retourne au théâtre en mars. Je suis déjà sur le nerf! Je vais jouer dans Huis Clos, de Jean-Paul Sartre. Je joue avec Julie Le Breton, Pascale Bussière et Sébastien Dodge. C’est vraiment exigeant mais j’aime ça! Mon métier c’est d’être agréable et d’être bon dans tous les genres. En tous cas, j’essaie!
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