So You Think You Can Dance Canada
Trois danseurs montréalais dans le Top 20
Marie-France Pellerin / 7Jours 2009-08-26 17:52:10
Crédit: CTV
Le Québec est à l’honneur à So You Think You Can Dance Canada, alors que cinq danseurs québécois ont été retenus pour le Top 20 de l’émission. Parmi eux se glissent trois Montréalais, déterminés et amoureux de la danse. 7jours.ca dresse le portrait de trois candidats fougueux.
Kim: la passionnée
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«C’est fou! Il n’y a pas de mots pour décrire ça!» s’exclame Kim Gingras, jointe au téléphone à Toronto. «Ça ne fait que commencer, mais on sait tous que ce sera une expérience inoubliable.»
La dernière semaine s’est révélée intense, mais la danseuse, qui s’était tout de même rendue jusqu’à l’épreuve de la chorégraphie ballroom, l’an dernier, savait à quoi s’attendre. «Je suis arrivée vraiment bien préparée.»
Il faut dire que son copain, Vincent Olivier-Noiseux, s’était hissé jusqu’au Top 8 pendant la dernière saison et qu’il a su lui prodiguer de bons conseils : «Je dois croire en moi et rester positive. Vincent est tellement content! Je pense qu’il est plus excité pour moi qu’il l’a été pour lui-même.»
En tant que danseuse hip-hop, elle redoute que certaines candidates la dépassent d’un point de vue technique. «Mais en ce qui concerne la performance, c’est quelque chose que j’adore. Je suis capable d’aller chercher les gens dans l’audience, de leur faire vivre des émotions. Je pense avoir quand même assez d’expérience à Montréal.»
Elle s’est notamment produite en première partie du spectacle de Céline Dion dans la grande métropole et dans le cadre de l’émission L’heure de gloire, mais lorsqu’on lui demande en quoi le classement, parmi le Top 20, est important pour elle après de telles expériences, elle s’empresse de répondre: «C’est à un tout autre niveau. Montréal, c’est super. Je suis contente de pouvoir y travailler, mais quand on parle de SYTYCD, c’est une vitrine incroyable. Tu travailles avec des chorégraphes qui viennent de partout dans le monde.»
La danseuse souhaite ainsi pouvoir grandir et amasser le plus de bagage possible. «Je suis déjà gagnante pour la simple raison que j’ai été choisie pour le Top 20. Chaque semaine supplémentaire passée sur le show est un bonus.»
Daniel: le charismatique
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Outre ses talents de danseur hip-hop, Daniel Dory a un solide atout : son sourire irrésistible, que l’on perçoit même à l’autre bout du fil, particulièrement lorsqu’il lance: «L’expérience était malade!»
Malgré l’épreuve plutôt stressante du Top 20, le danseur admet qu’il savoure le moment: «Je m’amuse et j’apprends tellement. Les gens sont cool. C’était stressant, mais j’ai vraiment gardé le focus. Je n’ai pas lâché.»
Persévérant, Daniel, qui s’était l’an dernier glissé dans le Top 40, a tenté sa chance de nouveau cette saison-ci pour finalement y trouver sa place. «J’étais à deux doigts de participer à l’émission mais, en même temps, je suis content de ne pas l’avoir fait l’année dernière parce que je me sens davantage prêt cette année. Côté performance, je suis meilleur.»
Ayant également assuré la première partie de Céline Dion à Montréal auprès de Kim Gingras, il voit en l’émission la possibilité d’acquérir une solide expérience. «Tu travailles avec des chorégraphes qui œuvrent à l’international. Ce que tu apprends avec eux, ça vaut de l’or.»
Largement inspiré par Michael Jackson, qui lui a en quelque sorte transmis sa passion, Daniel rêve de danser pour Beyoncé et Janet Jackson. «Mais je suis un peu trop grand pour Janet, plaisante-t-il. J’aimerais, par contre, partir en tournée avec Beyoncé. J’aime son travail.»
Jayme: l’émotive
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«Ce n’est pas réel! Je ne le réalise pas encore! C’est vraiment un rêve pour moi», s’enthousiasme Jayme Ray Dailey, qui suit assidûment la version américaine de SYTYCD depuis cinq ans.
La victoire est néanmoins douce-amère pour la danseuse, qui a vu sa sœur jumelle éliminée. « La voir partir a été la partie la plus difficile pour moi, parce que, si je suis rendue là, c’est grâce à elle. J’espère qu’on va pouvoir faire quelque chose ensemble dans le milieu de la danse.»
Contrairement aux autres candidats montréalais, Jayme n’a pas multiplié les contrats de danse. Elle œuvre plutôt au sein du Studio A. «Je suis dans une équipe professionnelle de hip-hop qui s’appelle Aftermath. On enseigne au Studio. On fait aussi des spectacles et des compétitions, parfois à l’extérieur du pays.»
Sa principale force? Son côté polyvalent. «J’ai eu la chance de m’intéresser à tout. J’ai fait du jazz, de la gymnastique, de l’acrosport, c’est-à-dire de la gymnastique acrobatique, et du ballet-jazz. Et je dirais que je suis quelqu’un qui aime vraiment performer.»
À l’inverse, ses émotions pourraient largement lui nuire. «Je suis très émotive. Comme les gens l’ont vu, j’ai beaucoup pleuré pendant les auditions. Je dois prendre le dessus sur mes émotions et oublier le stress.» Au terme de son aventure, la danseuse souhaite combiner sa passion pour la danse et les voyages.
So You Think You Can Dance Canada est diffusé les mardis à 20 h et les mercredis à 19 h 30, à CTV.






