Le Banquier: spécial Canadiens
«L'enregistrement sera un souvenir mémorable» - Stéphane Laporte
Roxanne Tremblay / 7Jours 2009-09-21 15:28:39
Stéphane Laporte © Frédéric Auclair
Stéphane Laporte n’aurait pas pu mieux offrir comme cadeau. Pour célébrer les 100 ans des Canadiens, le réseau TVA diffusera ce dimanche à 19 h, Le Banquier: Spécial Canadiens, un événement à surveiller.
C’est connu de tous, le célèbre concepteur est un fou du hockey, surtout quand on parle de ses Glorieux. Pour son bonheur et pour celui des téléspectateurs, il a concocté une émission de 90 minutes où un grand nombre des légendes du hockey se sont réunies pour l’occasion sur le même plateau. Un défi de taille qui, comme à son habitude, a réussi à relever! 7Jours.ca l’a rencontré.
Vous avez réussi tout un tour de force en réunissant autant de légendes du hockey en même temps.
C’est un document spécial car nous n’avons jamais vu ça une grande rencontre entre autant de joueurs du Canadien. On a l’impression d’assister à un spectacle privé. On voit l’être humain qui est derrière, ça nous permet de les connaître davantage.
Après René Angélil, vous avez fait appel à Michel Bergeron pour tenir le rôle du banquier. Chacun a sa saveur mais les deux ont autant le sens du spectacle!
Oui, c’est la deuxième fois que le banquier est à visage découvert. René avait joué le jeu lorsque Céline a animé l’émission pour la fête de Julie. Depuis ce Banquier, celui-ci est le plus festif qu’on aura vu depuis les débuts du Banquier.
On le sait que vous êtes un grand fan des Canadiens. L’enfant en Stéphane Laporte devait jubiler dans les coulisses lors de l’enregistrement.
Je n’étais pas seul, il y en avait bien des petits gars en arrière cette journée-là. Je pense au réalisateur Daniel Rancourt, il y avait le préposé aux candidats, Pierre-Olivier Cantin, nous étions tous fébriles. On faisait une émission de télé mais toutes nos idoles étaient réunies. L’enregistrement sera un souvenir mémorable pour moi.
S’il y avait un choix à faire, le showbiz ou le hockey? Quelle est votre plus grande passion?
Pour moi, il n’y a pas de différence, les deux vont ensemble. Je pense que ça me permet de faire le pont entre les deux mondes. Mais c’est sûr que le hockey est un attachement qui remonte à l’enfance. La raison qui explique pourquoi il y a autant d’adultes qui craquent pour les joueurs de hockey, c’est que lorsque nous étions petits, nous étions des joueurs de hockey. Quand j’avais cinq ans et que je jouais au hockey avec mon bâton dans la ruelle, mon père était comptable, je ne savais pas du tout ce qu’il faisait mais Jean Béliveau, lui, faisait la même chose que moi. Il tenait un bâton et essayait de mettre la rondelle dans le but. Il y a un phénomène d’identification qui se passe entre l’enfant et cet adulte qui fait qu’on est lié pour la vie avec ces héros-là.
C’est quand même gros que d’affirmer, «je ne savais pas ce que faisait mon père mais Jean Béliveau, oui»…
Un comptable, c’est tellement abstrait pour un enfant de cinq ans tandis que Jean Béliveau réussissait ce que j’essayais de faire dans mes temps libres.
Autre surprise, la bonhomie et le sens de l’humour qui règnent parmi les vétérans et les joueurs plus jeunes…
C’est drôle, Michel Bergeron qui l’a vécu, nous disait que c’est vraiment l’atmosphère qu’il y avait dans les vestiaires. Il disait que Guy Lafleur, qu’il a coaché à New York, n’en manquait pas une. Dès qu’il faisait ses discours, Lafleur lui envoyait une ligne dès qu’il le pouvait. On pourra être témoin de la personnalité des joueurs comme ils l’étaient dans le vestiaire à l’époque.
Le Banquier: spécial Canadiens, dimanche les 27 septembre, à 19 h, sur les ondes de TVA.






