Chantal Fontaine
Au revoir Virginie, bonjour Julie!
Roxanne Tremblay / 7Jours 2009-09-22 14:47:45
Chantal Fontaine incarne Julie Harrisson dans Yamaska © TVA
Après une pause d’un an, le temps de prendre un bon respire et de s’engager dans de nouvelles avenues, Chantal Fontaine n’a pas hésité une seconde lorsque l’auteure Anne Boyer l’a appelée à la maison pour lui proposer de se joindre à la distribution de son prochain bébé, le téléroman Yamaska.
Les téléspectateurs pourront renouer, dès lundi à 20 h sur les ondes de TVA, avec la populaire comédienne. Après Virginie, elle campe cette fois-ci le personnage de Julie, une mère attentionnée de quatre enfants.
Chantal, comment t’es-tu sentie lorsque tu es arrivée sur le plateau, le premier matin? Après 12 années de Virginie, il devait y avoir un léger stress de passer à autre chose.
C’était assez spécial, mais en même temps, c’est ça, la vie d’acteur! Quelque part, c’est dans l’ordre naturel des choses que de jouer un personnage. Je suis très contente de l’équipe, du personnage et de l’histoire.
Tu as tout de même fermé la porte à un long épisode de ta vie en quittant la quotidienne Virginie.
Oui, c’est sûr qu’il y avait un passage à faire, mais je ne suis pas arrivée sur Yamaska dans cette optique. Je me suis dit: «Je m’en viens ici, je joue ma Julie et je fais mon affaire.» Je suis un peu plus dans ma bulle, je n’ai pas ressenti le besoin de symboliser ma nouvelle vie. Ç’a été paisible, je ne voulais pas faire de gros flaflas, j’ai plongé la tête la première, j’ai appris mes scènes, je suis venue jouer, j’ai suivi les directives et j’ai parlé avec mes collègues. Je voulais juste faire les choses de la façon la plus naturelle et heureuse possible. Je ne veux pas de fracas, pas de stress inutile en mettant l’accent sur mon retour. Tu sais, le paisible et l’harmonieux, je suis contente de le vivre. Moi qui étais du genre à être omniprésente dans Virginie, que ce soit au jeu ou à la réalisation, dans ce cas-ci, je fais ma petite affaire et je fais confiance aux gens avec qui je travaille.
On le sait, pendant plusieurs années tu as collaboré avec Fabienne Larouche et tu n’avais pas le temps de travailler avec d’autres auteurs. Étais-tu une fan du duo Anne Boyer - Michel D’Astous?
Je les ai découverts avec la série Deux frères. C’est très drôle, c’est Anne qui m’a appelée directement chez moi pour me parler de Yamaska. Toutes ces années où j’ai été sur Virginie, je ne peux pas dire que j’ai été une bouffeuse de télé. J’en faisais tellement que, le soir venu, je faisais autre chose de ma vie. Je trouve leurs textes très bons, j’adore leur façon de proposer leur univers et leurs intrigues. C’est ce qui me charme. Dès que j’ai lu le scénario, j’ai aimé le personnage de Julie, je la voyais. Elle est crédible. Ils imaginent de beaux personnages et je dirais qu’au-delà de l’intrigue, on s’attache surtout à l’émotivité des personnages, aux réactions qu’ils ont. Les auteurs nous ont habitués à des histoires racontées tout en finesse. Il y a plusieurs couches dans la psychologie des personnages, le format téléroman nous le permet. Au départ, les téléspectateurs auront droit à un beau portrait de famille, mais ils vont découvrir plusieurs autres facettes.
C’est comme dans la vraie vie, on perçoit souvent une image et, en fouillant un peu, on a un tout autre portrait de la personne.
Tout à fait. Même je dirais que nous sommes tous comme ça, nous n’avons pas qu’une seule couleur. C’est ce que j’aime de cette émission, les secrets qui sortent, ce que ça va amener comme réactions, c’est un éboulement d’émotions.
Ton personnage, Julie Harrisson, a eu la chance de toujours vivre dans un milieu assez aisé...
C’est une famille anglophone de l’Estrie; ils font des sous depuis toujours, ils ont toujours de belles maisons, ils sont les bourgeois du noyau. Mon personnage gère une terre, une pépinière avec son beau-père incarné par Michel Dumont. Son mari est un intellectuel, il est traducteur, et la pépinière ne l’intéresse pas. C’est une femme pleine de contrastes, j’aime bien dire que c’est une femme qui a eu des enfants très jeune – elle en a quatre –, et très rapidement, elle est devenue une femme responsable. Son chemin semble déjà tracé, mais elle connaîtra une «dérape», et son chemin établi depuis toujours changera de direction. Plus j’apprends mes textes, plus j’apprends moi-même à la connaître! (rires) J’aime dire que c’est un personnage qui va faire un face-à-face avec elle-même.
Yamaska, dès le lundi 28 septembre, à 20 h, sur les ondes de TVA.






