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Denis Bernard dans Yamaska

Un défi de taille pour l'acteur

Maxime Charbonneau / 7Jours 2009-09-22 16:08:07
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Denis Bernard © Frédéric Auclair Denis Bernard © Frédéric Auclair
Grâce à Yamaska, Denis Bernard explore pour une toute première fois l’univers des auteurs Anne Boyer et Michel D’Astous. C’est un monde dans lequel le comédien semble déjà à l’aise.

Denis, l’acteur en vous doit être heureux, car interpréter le personnage qu’on vous a confié dans Yamaska, celui de Philippe Carpentier, s’avère un défi de taille, non?

Effectivement! C’est un personnage très complexe. C’est un homme d’affaires et un mari aimant qui a des problèmes dans toutes les sphères de sa vie. Il est également le père d’une famille en difficulté. Malgré tout, il s’agit d’un homme qui ne se laisse pas abattre, qui avance dans la vie. Bref, c’est un rôle qui me fait passer d’un extrême à l’autre, et c’est très plaisant de le jouer.

Est-ce que le style, le travail des auteurs Anne Boyer et Michel D’Astous (Nos étés) vous était familier?

Aucunement! C’est la première fois que j’ai la chance de travailler avec eux. Ce qui m’a accroché dans ce projet, c’est la thématique. L’émission parle des gars, des familles, des couples; nous sommes tous concernés. Toutefois, elle traite de ces sujets d’un point de vue différent. Par exemple, le couple que mon personnage forme avec celui d’Elise Guilbault est amoureux, mais rien ne va. C’est ce qu’on voit moins à la télévision. Est-ce qu’il va se séparer? C’est là qu’intervient le thème de la résilience et qu’il prend tout son sens.

On imagine que le père de famille que vous êtes a dû être extrêmement touché par cette histoire.

J’ai un gars qui a 23 ans, bientôt 24. Comme parent, on ne peut pas faire autrement que de s’identifier à ce qu’on voit dans Yamaska. Tous les parents, sans exception, se reconnaîtront dans cette histoire-là.

Vous êtes également de la distribution de la deuxième saison de la série La galère, présentée à Radio-Canada. Vous n’y incarnez rien de moins que le premier ministre du Québec…

Ce qui rend ce personnage digne d’intérêt, au-delà du fait qu’il est le premier ministre, c’est l’histoire d’amour impossible qu’il vit avec Stéphanie (Hélène Florent). Je trouvais ça vraiment intéressant d’avoir à jouer ça. C’est un homme de pouvoir qui est amoureux d’une femme, mais c’est un amour qui n’arrive pas à vivre. Bref, l’équipe est formidable, tout comme le scénario.

Un engouement considérable plane au-dessus de cette série. Le public avait réellement hâte de renouer avec les filles, leurs amours et leurs aventures. Vous avez dû en entendre parler pour la peine.

C’est terrible. La semaine dernière, pour les besoins d’une activité de théâtre, j’ai passé la semaine à Ottawa. Je me promenais dans la rue et je voyais les regards des gens, particulièrement ceux des femmes. On me disait bonjour et on me parlait de La galère. Je n’en reviens pas de voir à quel point les femmes suivent cette émission. Elles s’identifient beaucoup aux quatre types de femmes qu’on retrouve dans l’émission.

 
 
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