Télé

Normand D’Amour dans Yamaska

De la fiction à la réalité

Maxime Charbonneau / 7Jours 2009-09-22 18:46:46
Normand D'Amour © Frédéric Auclair Normand D'Amour © Frédéric Auclair
Depuis trois ans, Normand D’Amour accumule les rôles au cinéma et au théâtre. Cet automne, après six ans d’absence, il fait un retour au petit écran dans le téléroman Yamaska.

Normand, le fait que tu sois un père de famille, comme ton personnage, a dû t’aider à te préparer à ce tournage, non?

Effectivement; sur le plan des émotions, je n’ai eu aucune difficulté. Mon grand garçon de 18 ans m’a demandé, pendant que je tournais Yamaska et sans savoir autour de quel drame tournait l’intrigue, s’il pouvait aller au chalet avec ses amis. Ils sont allés et tout s’est bien déroulé, mais peux-tu t’imaginer à quel point je capotais?

Comment as-tu abordé ton personnage?

Comme un gars de 46 ans qui a des enfants et qui sait comment ça se passe dans une famille. Je viens d’une famille de cinq enfants qui a aussi vécu un drame, un peu comme dans la série. À ma naissance, mon père a perdu ses deux jambes. Donc, disons que du point de vue de la sensibilité et de l’interaction avec les autres acteurs, le travail visant à faire ressortir les émotions pendant le tournage a été relativement facile. Je suis également très content de jouer un père doux et compréhensif; d’habitude, on me propose plutôt des rôles de fous, des rôles de durs.

Pour une première fois dans ta carrière, tu n’as pas eu à passer une audition pour obtenir ce rôle. Tu as donc reçu un véritable cadeau du ciel...

Je suis arrivé un soir à la maison, à la suite d’une répétition, et j’ai reçu un appel d’Anne Boyer. Elle m’a simplement proposé le rôle. Ç’a été une nouvelle très agréable, car ça faisait six ans que je n’avais pas joué dans un téléroman. J’avais hâte de pouvoir faire un peu moins de théâtre, afin de pouvoir faire un peu plus de voyages (rires). On ne se le cachera pas, c’est alimentaire. En même temps, je trouve ça agréable de pouvoir tourner dans un téléroman comme celui-là. Il s’agit d’une bonne histoire menée par une distribution tout aussi impressionnante.

Penses-tu que Yamaska va rejoindre autant les parents que les adolescents? Est-ce que ça pourrait devenir un rendez-vous familial?

Je ne sais pas, mais j’espère. Évidemment, plusieurs adolescents vont se reconnaître là-dedans puisque, tout au long de la saison, nous allons suivre régulièrement les quatre garçons. Aussi, on voit souvent les parents et les adolescents parler de ce qui est arrivé. Ils tentent tous de s’en sortir, chacun à sa manière. Les jeunes téléspectateurs sont un peu rébarbatifs à ce genre de sujet, mais je crois qu’ils accrocheront eux aussi.

Normand, tu fêtes cette année tes 25 ans de carrière et tu sembles avoir plus de travail que jamais. C’est assez exceptionnel, non?

Il y a trois ans, je pigeais dans mes REER, car je n’avais pas une cenne, et voilà qu’aujourd’hui ça repart. C’est toujours comme ça. Ça me fatigue quand ça ne va pas bien. J’ai quand même deux maisons et deux enfants. C’est après mon apparition dans le film Tout est parfait que tout a explosé. Ce rôle m’a véritablement propulsé de nouveau à l’avant-scène. Pour combien de temps? Je ne le sais pas!

Es-tu satisfait de tes 25 dernières années?

Oh, que oui! J’ai été chanceux, j’ai eu une super carrière. J’ai joué 75 rôles au théâtre, j’ai fait plusieurs téléromans, plusieurs séries. Le 7eart commence également à m’ouvrir ses portes. D’ailleurs, prochainement, je serai en mesure de te parler de mon personnage dans le film 5150 Rue Des Ormes, le plus récent long métrage d’Éric Tessier. Dans ce film, je joue littéralement la quintessence des méchants. Le personnage me fait penser à Dexter (héros d’une télésérie américaine): c’est un gars qui tue les pédophiles et les vendeurs de drogue.

 
 
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