Pour le 8e match
Joey Émond, Montréal compte sur toi!
Marie-Hélène Goulet / 7Jours 2010-03-18 21:15:23
Joey Émond, de l'équipe de Montréal, en a lourd sur les épaules © Julien Faugère
Dimanche soir, après la blessure du gardien Rémy Leduc, l’équipe des Rouges de La série Montréal-Québec s’est cherché un nouveau cerbère. En direct d’une chambre de hockey avec son père, le grand Joey Émond a eu la surprise de sa vie en entendant la voix de Guy Carbonneau au bout du fil. Cette semaine, il a prouvé à son nouvel entraîneur que son appel à l’aide n’a pas été vain.
Avec seulement quelques jours d’entraînement aux côtés des Montréalais, le gaillard de 6 pi 4 po s’est vu confier la tâche de garder le filet à l’occasion du décisif huitième match de la série. Si l’athlète de 19 ans originaire de Terrebonne arrive à faire des arrêts clés, il permettra peut-être aux siens de forcer la tenue d’un neuvième match. Déjà, à l’entraînement, la recrue semblait en pleine possession de ses moyens.
Tout juste de retour d’une série en Ontario, Émond est en forme et a mérité les compliments d’Éric Desjardins. «Le nouveau gardien, il est solide. Il se déplace bien et il est tout le temps à la bonne place», a lancé l’ancien des Canadiens, venu patiner avec la gang de Carbo. En plus, le cadet de l’équipe a avoué à Laurence Bareil qu’il s’était tout de suite senti accepté par ses nouveaux coéquipiers.
La déception de Vania
En fait, s’il y a quelqu’un à Montréal qui regrette la venue d’Émond, c’est bien Vania Goeury. La belle semblait avoir la rage au cœur lorsque Guy a annoncé qu’elle ne serait pas devant le filet. Un autre qui avait le visage long, parce qu’il devra regarder le match à partir des gradins, c’est Franco Subrani. Le fier attaquant montréalais n’a visiblement pas digéré que son trio d’entraîneurs lui préfère Michel Gingras. Le public, quant à lui, a sauvé Sabrina Harbec.
Du côté de Québec, la semaine s’est, semble-t-il, déroulée sans heurt. Walsh ne compte pas changer sa formule gagnante, le capitaine, David Lessard, visualise la victoire, et toute l’équipe est allée prier la bonne Sainte-Anne en compagnie de Jacques Demers, afin d’être sacrée championne. Même le joueur retranché du match, Ghyslain Madore, a pris la chose avec beaucoup de retenue et de professionnalisme.
Léger bémol
En fait, la seule anicroche vient de Rock Roy. Celui qui, on se le rappelle, a été blessé lors du premier match de la série aurait voulu revenir au jeu pour la partie de dimanche. Lorsque Michel Bergeron lui a annoncé que c’était impossible, le no 50 des Bleus n’arrivait pas à cacher sa déception.
Riches d’une telle confiance, les hockeyeurs de Québec espèrent remporter le match le plus important de leur vie dimanche. «C’est notre Coupe Stanley à nous autres», a bien résumé Julien Walsh.






