Par la marque de 7-4
Ken Arsenault donne la victoire à Québec
Marie-Hélène Goulet / 7Jours 2010-03-21 22:45:07
Ken Arsenault est le héros de la victoire de Québec © Sébastien St-Jean / Agence QMI
Ils étaient confiants, détendus et, surtout, en pleine possession de leurs moyens. Ce dimanche, les bleus ont remporté avec brio les honneurs de La série Montréal-Québec, tirés par leur locomotive, Ken Arsenault.
Avec trois pratiques seulement aux côtés de ses nouveaux coéquipiers, Joey Émond était le point d’interrogation du huitième — et important — match. Le gardien de 6 pi 4 po n’a certes pas brillé, mais les siens l'ont surtout laissé tomber. Nerveux, les hockeyeurs montréalais se sont pointés sur la glace de façon complètement désordonnée. Confiants, leurs adversaires n’ont eu qu’à cueillir la rondelle qu’ils leur donnaient pour creuser leur tombe.
Ken Arsenault donne le rythme
Moins d’une minute après le début du match, Ken Arsenault a inscrit le premier but d’une série de cinq. Il a été suivi, quelques secondes plus tard, par l’aîné de la formation du Tigre, Ghislain Dubé, qui a alors marqué son premier but de la série. Avant même que le chrono indique trois minutes, le meilleur compteur des bleus a déjoué pour la deuxième fois Émond, qui avait l’air des plus désespérés.
Après le temps d’arrêt demandé par Guy Carbonneau, les rouges se sont ressaisis et, en fin de période, Olivier Guilbault a permis aux siens de retourner au vestiaire avec un point. Essayant de motiver ses troupes, l’ancien entraîneur des Canadiens leur a rappelé que tout n’était pas fini: «On garde la tête haute.»
Walsh inébranlable
Le message a été bien compris: en deuxième période, les joueurs de Montréal ont patiné avec cohésion. Malgré tout, rien ne semblait arrêter Arsenault, qui avait des ailes. Le no17 a compté un troisième but en début de deuxième. Ses adversaires ont alors redoublé d’intensité, mais Julien Walsh a fait des arrêts extraordinaires. Après maintes tentatives, Pharand a redonné un peu d’espoir aux partisans en marquant le deuxième but des siens, mais Arsenault est venu jouer les rabat-joie en portant la marque à 5-2.
Et de cinq pour Arsenault
«Quatorze minutes de travail, c’est tout ce qu'il nous reste à faire», a résumé Guy Carbonneau avant le début de la troisième. Avec l’énergie du désespoir, Guillaume Rochon a marqué le troisième but de Montréal. Pierre-Luc Boucher a rapidement répliqué en désavantage numérique.
Alors que Guy Carbonneau s’était plutôt montré impassible depuis le début de la série, il a confronté avec rage les arbitres, qui ont multiplié les pénalités à ses joueurs. Francis Leblanc a calmé un peu son coach en portant la marque à 6-4, mais ses efforts étaient trop peu trop tard. C’est le coup de cœur du match de Québec, Ken Arsenault, qui est venu fermer la porte en inscrivant son cinquième but de la rencontre.
C’est donc avec un score convaincant de 7-4 que Michel Bergeron a finalement gagné la coupe à Montréal. «Mon équipe a été extraordinaire; j’avais une sacrée bonne gang. C’est gravé dans notre cœur!» a-t-il affirmé avec joie.






