Passionné de voitures
Benoît Gagnon
Par Valérie Martineau / 7Jours 2008-06-27 16:04:01
© TVA-Publications
Benoît Gagnon est parfaitement dans son élément lorsqu’il est à la barre d’Équipé pour rouler. Nous avons rencontré l’animateur sur le plateau de l’émission, qui sera diffusée dès l’automne sur les ondes de Ztélé. Il ne cache pas la joie qu’il éprouve à l’idée d’effectuer son retour à la télévision dans de telles conditions. C’est d’ailleurs avec beaucoup de plaisir qu’il a répondu à notre questionnaire automobile.
Benoît, avais-tu l’habitude de faire des tours d’auto en famille quand tu étais enfant?
Je n’ai jamais pris l’avion avec mes parents. Nous partions toujours en voyage en voiture. Chaque année, nous faisions une petite escapade; nous allions à Ogunquit, à Cape May, à Wildwood ou à Atlantic City. Nous avons fait ça longtemps! Tous mes souvenirs de vacances ont un lien avec les autos. Nous demeurions à la campagne. Alors, nous prenions souvent la voiture pour nous promener mais, contrairement à plusieurs familles québécoises, nous ne faisions pas des «tours de machine» les dimanches juste pour «brûler du gaz».
À quel âge as-tu conduit
pour la première fois?
Quand j’avais 14 ou 15 ans, mon
père me laissait prendre le volant
une fois de temps en temps. À mes yeux, c’était comme si je devenais
un homme! Pour moi, c’était très important, et toutes les raisons étaient bonnes pour aller chercher du lait
ou du pain au village... J’étais prêt
à vider le fond d’une pinte de lait pour devoir aller en acheter! (rires)
Qui est le patron en voiture:
ta conjointe ou toi?
C’est toujours moi qui conduis, toujours! Ma blonde n’aime pas prendre le volant. Et ce n’est pas la meilleure des copilotes: elle n’a aucun sens de l’orientation, tandis que moi, j’ai une petite boussole dans la tête. (rires)
Acceptes-tu que tes enfants
regardent des films en voiture?
Je suis totalement pour! Ça fait en sorte que les voyages se passent bien! (rires) Nous allons souvent à Québec pour visiter ma famille; dès que nous partons, ma conjointe et moi faisons jouer un film pour les enfants. C’est génial: ils ne nous demandent pas toutes les 15 minutes si nous arriverons bientôt! (rires)
Quel est le plus long trajet
que tu as fait en voiture?
Une année, nous sommes allés faire de la planche à voile à Cape Hatteras, en Caroline du Nord; depuis Québec, ça représente environ 20 heures de route. Nous l’avons fait «tout d’un bout», en nous arrêtant juste pour manger. Sinon, lorsque je travaillais
à la radio, au Nouveau-Brunswick, je faisais sept heures de route pour me rendre à Québec, souvent deux fois par semaine, parce que je m’ennuyais de ma famille et de mes proches. Mon pire voyage entre Moncton et Québec m’a pris 17 heures, parce
que j’ai été pris en pleine tempête
de neige. Chaque heure, je me disais que j’allais m’arrêter à un hôtel, mais j’avais trop hâte de voir les miens, d’autant plus que c’était le temps des fêtes. Je m’en veux encore aujourd’hui, car c’était très dangereux!
Quel est ton plus beau road trip entre copains?
Pendant six mois, j’ai habité dans l’Ouest canadien; je faisais beaucoup de ski pendant cette période. Je partais régulièrement avec des amis à différents centres de ski en Alberta. C’était merveilleux! Il n’y a rien que j’aime plus que rouler dans des
endroits que je ne connais pas, car
je suis très curieux de nature. Par
ailleurs, j’ai aussi longé la côte est
américaine jusqu’en Floride. J’ai
découvert tellement de belles
choses! Je referais ça demain matin! L’année dernière, ma blonde et
moi avons fait le tour de l’Italie en auto, en amoureux; je dirais que
c’est l’un des plus beaux voyages
que j’ai faits dans ma vie.
Quel périple rêves-tu
d’entreprendre en voiture?
Je rêve de faire le tour de l’Espagne. Mais le plus grand kick que j’aimerais m’offrir, c’est de longer la côte ouest américaine. Je me rendrais en avion à Vancouver ou à Seattle, et je descendrais ensuite en voiture jusqu’en Californie et peut-être même jusqu’au Mexique. Et c’est certain que, comme je suis
un grand amateur de bonnes bouteilles, je ne manquerais pas d’aller dans le coin de la fameuse route des vins californiens.
Amènes-tu tes enfants
au ciné-parc?
Oui. Nous y sommes allés l’année dernière, et ils nous demandent depuis des semaines d’y retourner, car ils ont adoré ça! C’est toujours drôle de les voir en pyjama dans la voiture, un gros sac de pop-corn entre les cuisses, prêts pour la soirée. Quand j’étais petit, j’allais souvent avec mes parents au Ciné-parc de la colline, à Beauport, qui n’existe plus aujourd’hui. J’en garde de merveilleux souvenirs!
Raconte-nous la première fois que tu as embrassé une fille
en voiture.
Avant que je parte pour l’école, ma mère m’embrassait en me disant: «Bonne journée, mon ange!» (rires) Sérieusement, ça a dû arriver quand j’avais 15 ou 16 ans, car j’avais des amis plus vieux qui avaient déjà des voitures à l’époque. Je dois avouer que je ne me rappelle pas qui c’était, mais elle devait être cute et ça s’était sûrement produit après un party d’amis! (rires)
Au volant de quelle auto ne te verrait-on jamais?
Dans une voiture jaune, peu importe le modèle. Je n’aime tout simplement pas ça. Si tu me donnais une Ferrari de cette couleur, j’aurais moins de plaisir à la conduire que si elle était noire ou rouge!





