Vedettes

Un grand coeur en santé

Bruno Pelletier

Par Michèle Lemieux / 7Jours 2008-06-27 15:45:05
© Pascale M. Lévesque

À 45 ans, Bruno Pelletier peut se targuer d’être dans une forme exceptionnelle. En juillet prochain, il sillonnera les routes à vélo, d’Orlando, en Floride, à Mascouche, afin de venir en aide à une cause qui lui est chère. Le chanteur au grand cœur ne craint pas de s’engager et d’accorder de son temps bénévolement quand il s’agit des enfants malades, lui qui se dit reconnaissant de tout ce que la vie lui a donné.


Bruno, tu participeras à une longue expédition à vélo. De toute évidence, tu es en grande forme!
Pas tant que ça! (rires) Nous partirons de Walt Disney, à Orlando, pour nous rendre à Mascouche, à vélo. Nous serons répartis en quatre équipes, et chacune roulera 150 kilomètres par jour. J’en suis à ma quatrième expédition et, chaque fois, j’ai réussi à me rendre jusqu’à la fin. Cette année, je me sens moins prêt phy­siquement, car j’ai eu moins de temps pour m’entraîner. En vieillissant, c’est de plus en plus difficile de rester motivé mais, disons que, pour mon âge, je suis pas pire! (rires)


Concrètement, comment te prépares-tu?
Idéalement, j’essaie de faire de la bécane tous les jours et de parcourir entre 30 et 45 kilomètres. Cette année, le mauvais temps m’a empê­ché de m’entraîner comme je l’au­rais voulu. Les purs et durs, eux, s’entraînent quel que soit le temps qu’il fait, mais pas moi! Par contre, durant l’expédition, beau temps, mauvais temps, nous roulons.


Dirais-tu que, d’une manière générale, tu as un mode de vie sain?
Oui, mais avec quelques excès. Par exemple, j’aime le vin, mais je suis raisonnable, je fais attention. Cela dit, je ne suis aucun régime et je ne pèse pas mes carottes non plus! Je ne compte pas les calories, mais j’ai un bon régime de vie. Je ne me prive pas de manger un steak frites au bistrot.


Tu parlais précédemment de tes 45 ans. Sais-tu que tu fais toujours craquer les filles?
(Rires) Je le prends pour un compliment. Je l’accepte mieux qu’avant. À 25 ou 30 ans, j’avais tellement besoin de prouver que je pouvais faire mon métier sans que la séduction entre en ligne de compte que j’étais toujours mal à l’aise de me retrouver en lice à des concours. À 45 ans, ce que tu me dis me fait un petit velours. Comme je me vois vieillir, je trouve ça flatteur. Je prends quand même les choses avec un grain de sel. Ma blonde me trouve beau... mais c’est ma blonde! (sourire)


Si ta blonde te trouve beau, il n’y a aucune raison pour qu’elle soit la seule sur la planète à te voir ainsi.
Je sais qui je suis, je me connais et j’ai les pieds sur terre. Je suis amou­reux d’une femme avec laquelle je m’entends très bien. À ses yeux, je suis une belle personne. Le reste, c’est de l’extra. Auparavant, les compliments me gênaient. Je ne voulais pas qu’on puisse penser que je bâtissais ma carrière sur le fait d’avoir une belle gueule. Aujourd’hui, ce doit être parce que j’ai vieilli, mais je me dis qu’il vaut mieux accepter les compliments quand ils passent, car qui sait combien de temps encore ça durera!


Tu as la chance d’être amoureux et heureux au sein de ta relation.
Oui, et je me rends compte que je ressens beaucoup plus de stabilité quand je suis avec une femme que j’aime, quand tout va bien et que je ne me pose pas de questions. Il y a eu des moments de ma vie où j’étais tourmenté, où je ne me sentais pas bien. En général, chaque fois que je me suis senti bien, c’était souvent parce que j’étais dans une relation où je ne me posais pas de questions. En même temps, j’ai tendance à brasser les choses quand tout va trop bien. Je dois faire attention à ce trait de personnalité.


Tu aimes sortir de ta zone de confort.
Oui. Quand j’avais un band et que ça fonctionnait, par exemple, je cassais tout pour aller faire autre chose. Quand ça va bien, j’ai tendance à brasser le bateau. Par contre, en vieillissant, je comprends mieux les enjeux.


J’ai entendu dire que ta blonde est ballerine.
Oui. Je l’ai rencontrée alors qu’elle arrivait de Broadway. C’est une Québécoise qui a travaillé dans le monde entier. Après avoir dansé trois ans à Broadway, elle s’est blessée et elle est revenue à Montréal.


Sans le savoir, elle est rentrée pour te rencontrer.
Nous nous sommes rencontrés par un concours de circonstances. Nous étions tous deux en pause professionnelle. Un matin, dans un resto, nous nous sommes croisés sans glamour. De plus, nous étions loin d’être au sommet de notre forme. J’étais avec une amie quand Mélanie est entrée au resto. J’ai tout de suite remarqué ses yeux extraordinaires. Elle ne m’a pas reconnu, car elle travaillait à l’extérieur du Québec depuis des années. Nous avons commencé à parler et nous nous sommes rendu compte que nous étions dans le métier. Les choses ont démarré doucement comme ça. Il y a plus de deux ans maintenant. C’est une belle histoire.


Mélanie danse-t-elle toujours?
Elle compte retourner à l’université et entreprendre une nouvelle for- mation. Je comprends ce que ça représente pour elle. J’essaie de l’encourager le mieux possible. Nous sommes proches, complices. Je suis bien, et heureux avec elle. Et pour mon plus grand bonheur, elle fera aussi partie de l’expédition. Nous vivrons donc cette aventure ensemble.


Ton fils a maintenant 17 ans. Crois-tu que tu as fait du bon boulot avec lui?
J’espère, car à l’âge qu’il a, mon fils est maintenant un homme, et il prend ses propres décisions. Je ne peux qu’espérer lui avoir donné les outils nécessaires pour lui permettre de bâtir sa vie. Il faut laisser aller. Je me rends compte que je ne suis plus le parent qui impose, mais celui qui suggère... (sourire) Cela dit, je suis très fier ­­de lui.


***

Dracula sur le Vieux Continent
Bruno a confirmé que des négociations étaient en cours pour que Dracula soit monté en Europe, et même en Asie. Le chanteur prépare aussi un nouvel album standard et non de jazz, que nous devrions entendre dans le courant de l’année 2009, probablement au printemps. De plus, il est toujours en supplémentaire avec le GrosZorchestre. Pour plus de détails: www.brunopelletier.com


Objectif: 50 000$
Le rallye à vélo visant à amasser des fonds pour les fondations Pinocchios et Rêves d’Enfants se tiendra du 9 au 13 juillet prochain. Pour l’occasion, 32 cyclistes pédaleront d’Orlando à Mascouche. L’expé­dition, à laquelle participera Bruno Pelletier, est une initiative des policiers de Mascouche. Cette année, l’objectif est de recueillir 50 000 $.

«La vie est bonne pour moi, nous dit le chanteur. Malgré les deuils, les maladies et toutes les difficultés de la vie, qui touchent chacun d’entre nous, l’existence est belle. J’estime que la vie est généreuse envers moi, et je trouve essentiel de faire quelque chose en retour. Il n’est pas obligatoire que les artistes s’impliquent dans une cause mais, personnellement, je me sens redeva­ble.» Pour plus d’information sur la Fondation ­­­­­­Pinocchios: www.fondationpinocchios.com.
Pour la Fondation Rêves d’Enfants: www.childrenswish.ca

 
 
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