Animatrice de la série documentaire Les 7 péchés capitaux
Les péchés mignons de Geneviève Rochette
par Michèle Lemieux / 7Jours 2008-09-30 14:28:03
© Éric Myre
C’est à la barre de la série documentaire Les 7 péchés capitaux que nous retrouvons Geneviève Rochette. Avec une équipe chevronnée, elle fait le tour de la question, chaque émission étant consacrée à un des péchés. Afin de mieux connaître l’animatrice, nous l’avons questionnée pour savoir comment ces «péchés» s’articulent dans sa propre vie.
Geneviève, as-tu été élevée selon la tradition des péchés capitaux?
Oui, je l’ai été puisque, lorsque j’étais à l’école primaire, j’étudiais chez les religieuses italiennes, et que c’était très pieux. Par exemple, nous allions
à la messe, nous faisions une prière avant de manger, nous allions à confesse. J’ai donc connu ça, malgré le fait que je n’aie pas encore 40 ans. Mais c’est vrai que ma génération a été un peu épargnée. On en parle souvent comme d’un passé très lointain, ce qui n’est absolument pas le cas.
Dirais-tu que l’avantage d’avoir étudié chez les religieuses, c’est d’avoir reçu un enseignement rigoureux?
En fait, je n’ai pas du tout aimé l’école. Il y avait sans doute une rigueur, une
éducation très riche qui était transmise... Sur le plan de l’épanouissement de la personnalité, il y avait quelque chose d’assez castrant cependant.
Faisons un survol des péchés
capitaux. Comment l’orgueil
s’exprime-t-il dans ta vie?
L’orgueil, chez moi, c’est beaucoup lié à mes enfants. Je suis fière d’eux, mais, parfois, jusqu’à en être aveuglée. Il m’arrive de penser qu’ils sont vraiment les plus beaux et les plus fins de la terre... (sourire) J’ai une fille de 13 ans, Kim, et un fils de presque 4 ans, Victor.
La colère, ça fait aussi partie de
ta vie?
J’ai un côté très méditerranéen: je crie beaucoup, au grand dam de mes enfants et peut-être même de mes voisins. J’ai tendance à évacuer abondamment... (sourire) Je ne garde rien en dedans.
C’est particulièrement
déculpabilisant pour les mères
qui ont tendance à élever la voix...
En plus, mon chum est italien... On dit qu’on est le modèle de nos enfants, alors, chez nous, tout le monde a du tempérament.
L’avarice?
Ça, c’est ce qui me ressemble le moins. Mon chum le dirait: l’argent pour moi, comment dire... Je ne suis pas quelqu’un de matérialiste. C’est le péché qui me touche le moins. Je ne calcule pas. L’argent, ce n’est qu’un outil pour moi.
Et la paresse?
Ça, on pourrait en parler longtemps, car je suis assez paresseuse...
On a peine à le croire!
Je suis pourtant quelqu’un qui privilégie la loi du moindre effort. Parfois, ne rien faire, c’est ce qu’il y a de mieux dans une journée. Par contre, j’aime travailler, mais je suis capable d’apprécier les moments de repos.
La gourmandise, c’est quelque chose qui te touche?
Ah, ça par exemple, oui! Je suis très gourmande. J’aime bien manger. Tant qu’à le faire, aussi bien que ça soit bon. J’ai un chum qui cuisine super bien.
Quelle chance tu as!
(Sourire) C’est vrai. Il cuisine tous les jours. Lui, il aime ça! Nous mangeons toujours bien chez nous, alors manger, c’est un plaisir quotidien. La gourmandise, ça fait donc partie de ma vie.
L’envie? Il t’arrive d’être envieuse?
Je dirais que c’est quelque chose qui a tendance à se résorber avec le temps. Mon envie, elle est surtout liée à mon métier. Nous passons des auditions, nous convoitons des rôles et, finalement, nous ne les décrochons pas. Je vivais ça de manière très intense au début de ma carrière, mais, finalement, j’ai appris à relativiser les choses et à me sentir plus en paix avec ça. Alors l’envie, pour moi, c’est vraiment plus lié au métier qu’à autre chose. J’envie les rôles que je n’ai pas obtenus...
Et enfin, le dernier, mais non le moindre: la luxure?
La luxure! J’aime voyager, j’aime la bonne bouffe, j’aime prendre un verre. Je suis une sensuelle, quoi! Mais je suis fidèle quand même! Je suis une gourmande. Quand on aime le beau, ça peut devenir tordu. Moi, j’aime jouir de la vie.





