Pierre Verville remporte un prix au FIPA
«Ma blonde me l'a annoncé»
Yves Boudreau / 7Jours 2009-01-27 21:21:52
Pierre Verville © Éric Myre
À sa plus grande surprise, Pierre Verville remporte le FIPA de la meilleure interprétation masculine.
«Je ne connaissais pas le FIPA (Festival international de programmes audiovisuels) et je ne savais même pas que la série Les Lavigueur, la vraie histoire était représentée à ce festival. Samedi dernier, je suis allé voir mon père et, en revenant à la maison, ma blonde m’a dit que j’avais gagné un gros prix. Puis, Sylvain Archambault, le réalisateur de la série, m’a téléphoné pour me confirmer que je venais de gagner ce prix et que la série avait reçu le FIPA d’argent dans la catégorie Feuilletons et séries.» Pierre Verville est content, mais il est surtout fier d’une chose: «Il ne faut pas oublier que Les Lavigueur est une série québécoise et que les gens qui ont voté et qui l’ont aimée ne connaissaient pas ce qui était arrivé aux Lavigueur, contrairement aux Québécois. Ça veut dire que c’est une bonne histoire.»
Et pourquoi pas en France?
On dit que ce prix tombe à point pour Les Lavigueur, puisque la France a un contrat d’option pour développer le projet chez eux: «Je ne suis pas très au courant de cette option, nous dit Pierre Verville. Est-ce qu’il s’agit d’une nouvelle version ou simplement d’une adaptation française? Je ne le sais pas. Mais si les Français ont besoin d’un comédien pour le rôle de Jean-Guy, je suis là; je peux très bien imiter l’accent français.» Est-ce que ce prix change bien des choses dans la vie de Pierre Verville? Selon l’humoriste et comédien, pas grand-chose: «Je ne sais pas ce que ça va changer. J’aimerais bien qu’on me propose des rôles de cette envergure. Quand on me l’a proposé, je n’ai même pas lu le scénario au complet, je savais qu’il était pour moi. J’ai toujours su que je pouvais jouer des rôles dramatiques; il suffisait que la chance se présente.»
Les Boys grâce à Louis Saïa Pierre Verville ne manque pas de travail et il est conscient que son premier métier est celui d’humoriste. «Je suis un humoriste, mais jai toujours su que je pouvais être comédien. J’aime bien jouer. Mon rôle de Gerry, dans Les Boys, c’est Louis Saïa qui me l’a proposé. Je le connais bien, il a déjà fait la mise en scène d’un de mes spectacles et il m’a dirigé dans une pièce de théâtre en 1987, Vagues de chaleur, qu’on avait présentée au Théâtre d’Aujourd’hui. Le rôle de Gerry tombait tellement bien pour moi. Je voulais faire oublier Jean-Guy Lavigueur le plus rapidement possible.» En plus de jouer dans Les Boys, Pierre Verville fait des capsules humoristiques à l’émission radiophonique matinale de Radio-Canada C’est bien meilleur le matin, il participe activement à l’émission Et Dieu créa Laflaque avec Serge Chapleau et, chaque samedi, on peut l’entendre à l’émission radiophonique humoristique À la semaine prochaine. «Il va falloir que je me trouve du temps pour aller voir les oiseaux au Jardin botanique», dit-il avec le sourire dans la voix.
Une pub avec sa fille
Pierre Verville est aussi un bon père de famille. On peut d’ailleurs le voir avec sa fille, Marianne, dans une pub de lait: «J’ai hésité longtemps avant d’accepter. Je sais que Marianne veut devenir comédienne, mais j’ai vraiment eu envie de ne pas lui en parler. J’ai jasé avec ma blonde et elle m’a convaincu d’au moins lui en glisser un mot. Marianne était tellement contente! Je pense que, si je ne lui en avais jamais parlé et qu’elle l’avait appris, elle m’en aurait voulu.»
Marianne a 14 ans (Pierre Verville a aussi un garçon de 17 ans, qui ne se destine pas à la vie d’artiste) et elle a encore le temps de développer son talent. Pour l’instant, le père savoure son FIPA et continue à travailler en espérant que son prix lui ouvre des portes pour interpréter un autre rôle dramatique.





