En tête à tête avec Sophie
Pénélope McQuade: entre le glamour et l'engagement
Sophie Montminy / 7Jours 2010-02-03 16:48:55
Pénélope McQuade © Alexandre Deslauriers
Entre les tapis rouges et le travail de porte-parole pour une fondation, entre les paillettes, le champagne et les causes humanitaires, entre les vêtements griffés et les pantoufles, la vie d'une personnalité publique est souvent prise dans un tourbillon de contradiction.
Pénélope McQuade a vu mille et une fois l'envers du décor. En tant que chroniqueuse culturelle à Salut Bonjour! ou en tant qu'animatrice à Star Système, les tapis rouges n'ont plus de secret pour elle. Par contre, l'animatrice a également participé à des projets plus poussés comme Les copines d'abord ou Passep'Art et elle s'est impliquée dernièrement dans la cause d'Haïti. Pénélope est-elle plus paillettes ou plus implication humanitaire? C'est la question que j'ai demandée à l'animatrice, lors de notre entrevue au petit café le Byblos à Montréal.
«Les gens m'associent souvent au côté glamour, mais je ne le suis pas tant que ça. C'est vrai que je suis relativement confortable dans cette situation, mais ce n'est pas quelque chose que je recherche. Quand j'ai commencé en tant que chroniqueuse culturelle, je trouvais ça très enivrant d'aller dans tous les 5 à 7 et couvrir les tapis rouges. Par contre, rapidement, j'ai laissé tomber ce côté, puisque ce n'est pas dans ma nature d'être à l'avant-plan et de faire la couverture des magazines.»
Entre deux gorgées de thé, Pénélope me raconte que lorsqu'elle était enfant, elle n'était pas celle qui réclamait de l'attention. Les jeunes la remarquaient à cause de son côté marginale, mais elle n'était pas celle qui se mettait à l'avant. L'animatrice avoue même être très timide.
«C'est un peu étrange de dire qu'on est timide, alors qu'on passe à la télévision. Par contre, on peut être timide et avoir un talent pour les communications, alors il faut concilier les deux.»
Le paraître
Même si le métier d'animatrice est souvent associé au paraître, Pénélope McQuade ne se sent pas à l'aise devant les photographes. «J'ai une formation en journalisme, alors depuis toujours, lorsque je me retrouve devant un micro ou sous un éclairage, j'ai besoin de dire quelque chose. Je déteste me faire prendre en photo et je refuse des demandes d'entrevue des magazines, parce que je ne veux pas faire les séances de photos. Je ne suis pas bonne devant les photographes, je n’ai rien à dire! Par contre, j'adore ça quand les autres le font, comme Geneviève Borne. Ça prend une capacité de jouer et moi je ne l'ai pas.»
Pénélope McQuade n'est tellement pas accrochée au glamour qu'elle avoue ne pas aimer magasiner. Même si elle apprécie la mode, elle trouve ça fastidieux de se trouver une robe pour sortir dans les événements. De plus, l'animatrice a compris rapidement que ces grands événements ressemblent à une pièce de théâtre.
«Lorsque j'ai couvert les Oscars pour Star Système, je me suis rendu compte que tout ça n'était qu'un jeu. Nicole Kidman joue un rôle devant les caméras. Aux Oscars, il barre une rue devant le Kodak Theater, ils installent le tapis rouge et derrière un grand rideau on retrouve tous les déchets des équipements techniques et c'est là que les vedettes débarquent de leurs voitures, pour faire leurs derniers ajustements avant de passer devant les photographes. Tout ça est un jeu.»
La déchirure
Pénélope McQuade est porte-parole du Grand Chemin qui aide les jeunes pris avec des problèmes de toxicomanies et d'alcool, elle représente également les Musées de Montréal, Montréal ville de verre et elle s'est impliquée dernièrement dans des spectacles pour Haïti. Bien que l'animatrice ne joue pas entre le glamour et l'implication sociale, elle avoue que le public aime la regarder d'une certaine façon et ne voit pas toutes les facette de sa personnalité.
«Quand on passe à la télévision, les gens prennent une photo de toi et sont incapables de te voir d'une autre façon. C'est comme si on était figée dans le temps, alors qu'on évolue et qu'il y a plusieurs facettes de ma personnalité que les gens ne connaissent pas. Oui, j'ai couvert Star Système et j'ai été chroniqueuse culturelle, mais j'ai également fait Les copines d'abord, une émission d'opinion et j'ai également fait des émissions d'affaires publiques. Il n'y a rien de glamour dans ça.»
«Ç'a été long avant que j'arrête de prouver à tout le monde que j'avais plusieurs facettes. Tout ça est épuisant! J'étais militante au secondaire et lorsque le désastre d'Haïti est arrivé, j'ai tout de suite appelé au CECI pour offrir mon aide. Pendant longtemps, je me suis dit que mon métier était futile, mais je me suis rendu compte que j'étais la courroie de transmission. Je suis le lien qui unit Brad Pitt aux gens à la maison, mais je suis aussi celle qui fait le lien entre le public et Jean Charest.»
À la fin de notre rencontre, Pénélope McQuade avoue qu'elle a trouvé le meilleur des deux mondes avec l'émission Salut Bonjour! week-end. D'un côté, elle continue à parler des strass et des paillettes des stars hollywoodiennes et de l'autre côté, elle parle d'actualité et met en valeur certaines causes qui méritent l'attention du public.
Et concernant son accident qui est survenu il y a 8 mois? «Justement, c'est une partie de moi très intime que je n'ai pas le goût de dévoiler. J'ai été très chanceuse, je vais mieux, c'est tout ce qui compte.»





