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Condamnée à payer 100 000 $ à son ex-productrice

Nathalie Simard pourra aller en appel

2009-06-09 12:31:46
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Nathalie Simard Nathalie Simard © Agence QMI

Nathalie Simard et son conjoint, Lévis Guay, pourront finalement en appeler d'un jugement rendu en mars qui les condamnait à verser 100 000 $ à la productrice de sa tournée qui a avorté après six spectacles, l'an dernier.

La Cour d'appel a rejeté, cet avant-midi, au palais de justice de Québec, une requête en rejet d'appel présentée par l'avocat d'Audrey Sergerie (qui, incidemment, est l'ex-conjointe de Lévis Guay), une Saguenéenne qui a produit la dernière tournée de la chanteuse. Me Yves Laperrière estimait que la demande d'appel des Productions Nathaliève (dont le couple Simard-Guay est actionnaire) était vexatoire et voué à l'échec.

L'issue des procédures en appel pourrait prendre encore un an, selon Me Laperrière. D'ici là, tous les avoirs de Nathalie Simard - estimés à «plus de 250 000 $», d'après l'avocat de cette dernière -resteront cependant «gelés» en vertu d'un bref de saisie autorisé par la Cour supérieure, le printemps dernier. Une mesure visant à garantir le versement du montant auquel la chanteuse a été condamnée, si jamais elle n'avait pas gain de cause devant la Cour d'appel.

«Victime d'un abus du système»

Son nouvel avocat, Me André Lavigne, a plaidé que la chanteuse était «victime d'un abus du système de justice» qu'il a attribué à la partie demanderesse. Il a répété que l'entente en vertu de laquelle ses clients avaient été condamnés à dédommager la productrice n'existait pas. «Il n'y a jamais eu d'entente, ni de transaction. C'était seulement un projet d'entente auquel ma cliente n'a pas consenti.»

La compagnie à numéros d'Audrey Sergerie avait intenté une poursuite de 2,3 millions de dollars contre Les Productions Nathaliève en invoquant des dépenses engagées dans la tournée «Il y avait un jardin», de Nathalie Simard, ainsi que des pertes de profits liées à l'interruption soudaine de cette tournée (de 60 spectacles prévus sur deux ans) après seulement six spectacles, au printemps 2008. Le couple était ensuite parti vivre en République Dominicaine. La demanderesse avait également porté plainte à la police en alléguant des gestes frauduleux de son ex-conjoint, allégations qui n'ont jamais conduit au dépôt d'accusations criminelles.

Les parties ont ensuite entrepris des pourparlers en vue d'en arriver à une entente hors cour qui devait sceller l'issue de la poursuite de 2,3 millions $, ainsi que l'abandon de la plainte en matière criminelle. Pour ce faire, l'avocat alors mandaté pour représenter les défendeurs aurait conclu un marché par lequel ces derniers octroyaient la somme de 100 000 $ à Audrey Sergerie.

Par contre, Nathalie Simard n'aurait jamais entériné l'entente. Au procès tenu à Saguenay, elle avait témoigné ne rien devoir à l'«ex» de son nouveau conjoint, niant qu'il ait même été question d'un règlement hors cour dans ce litige. «Dans ma vie, on a abusé de mon corps, on a abusé de mon esprit, de mon argent. C'est assez», avait-elle déclaré au juge Roger Banford.

Le magistrat a tout de même conclu qu'il y avait eu entente entre les parties, à la lumière des échanges et de la documentation produite par les avocats qui les représentaient à l'époque, démontrant une «volonté claire des parties de procéder à un règlement du litige» et il a condamné le couple à payer 100 000 $ à la productrice.

 
 
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