Séparée de sa fille lors du tournage d’Incendie
«J’ai été un peu déstabilisée» - Mélissa Désormeaux-Poulin
Jessica Paradis / 7Jours 2009-11-22 11:07:36
Mélissa Désormeaux-Poulin et sa fille, Léa © Éric Carrière
Il y a quelques mois, elle a par contre dû sortir du pays pour le tournage d’Incendies, une adaptation de la pièce de Wajdi Mouawad, réalisée par Denis Villeneuve.
Si Mélissa, qu’on a rencontrée lors de son passage au studio de la Place Alexis Nihon pour la collecte de fonds Souriez don, a trouvé l’expérience de tournage en Jordanie enrichissante, elle a eu beaucoup de difficulté à être séparée de la petite Léa et de son papa.
«C’était formidable, mais c’était la première fois que j’étais séparée de ma fille. Normalement, on l’emmène toujours quand on part en voyage. Là, j’ai été séparée d’elle comme ça, tout d’un coup. J’ai été un peu déstabilisée de ne pas être avec elle, avec mon chum et avec mon monde», nous a-t-elle confié.
Par contre, elle nous assure qu’elle a profité de son voyage pour faire des découvertes: «J’appréhendais mon séjour en Jordanie. J’imaginais qu’il fallait se voiler, mais ce n’est pas le cas. C’est ouvert aux visiteurs. C’est sûr que les femmes, là-bas, n’ont pas le même rang que nous, ici, et que la culture en général est bien différente de la nôtre, mais c’est tellement beau! De plus, Anaïs Barbeau-Lavalette avait des amis là-bas, et on a eu la chance de voyager un peu avec eux.»
Mélissa Désormeaux-Poulin nous a également mentionné s’être sentie évoluer lors de son périple de 14 jours, pendant lequel elle ne travaillait que la moitié du temps, aux côtés de Maxim Gaudette et de Rémy Girard: «Ça m’a changée un peu. Je me suis remise en question et j’ai pris conscience de certaines choses.»
Incendies
Le film, que Denis Villeneuve souhaite faire depuis quatre ans, relate l’histoire de deux jeunes Québécois d’origine libanaise qui, après la mort de leur mère, partent au Liban à la recherche de leurs racines. «J’incarne Jeanne, la jumelle de Simon, qui perd sa mère au début du film et qui va décider d’aller au Liban parce que sa mère est née et a habité là-bas. Le film commence donc au Québec, mais il se poursuit au Liban; en fait on a tourné en Jordanie pour éviter le contexte politique du Liban. Jeanne est une mathématicienne de tête qui n’aura pas le choix d’entrer dans son cœur pour comprendre ce qui est arrivé.»





